* Superposer une couche de chou, une couche de fromage Cantal, une couche de crème fraîche, sel fin, poivre du moulin, noix de muscade, intercaler de jolis copeaux de jambon cru d’Auvergne entre les couches,
* Recommencer jusqu’à hauteur en finissant par une couche de crème,
♦ Mélanger 500 grammes de farine, 10 grammes de sel fin, 10 grammes de levure de boulanger, 30 grammes de beurre mou et 300 grammes de lait.
♦ Pétrir jusqu’à ce que la pâte ne colle plus.
♦ Débarrasser et laisser pousser 1 heure minimum à couvert dans un endroit assez chaud.
♦ Faire bouillir 1,5 litre d’eau avec 20 grammes de sel et 40 grammes de bicarbonate de sodium.
♦ Étaler la pâte et la couper en 10 morceaux égaux.
♦ Façonner la pâte en forme de baguette longues et fines. Réaliser les bretzels en croisant la pâte.
♦ Plonger les bretzels un à un dans l’eau bouillante, attendre qu’ils remontent et les sortir délicatement à l’aide d’une araignée et les égoutter sur papier absorbant.
♦ Poser les bretzels sur une plaque à pâtisserie avec feuille de papier sulfurisée.
♦ Dorer au jaune d’œuf et saupoudrer de gros sel.
♦ Enfourner à + 200°C pendant 15 minutes environ. Réserver sur grille.
Le Baeckeoffe (prononcer bèke-ofe) est un plat traditionnel Alsacien dont l’élaboration s’étend sur plus de 24 heures.
Le Baeckeoffe est un plat à base de viandes, de pommes de terre et de légumes mélangés, le tout est cuit longuement et lentement dans un plat spécial avec des épices et du vin.
Le mot Baeckeoffe (ou Baeckeofe) signifie « four du boulanger« . A l’origine il était plus un plat de ville, du dimanche car à la campagne il y avait moins de boulangers car chaque famille de paysans faisait son propre pain toutes les semaines ou quinzaine, ce qui permettait de réaliser la « tarte flambée » (article à venir).
Le samedi à (Strasbourg) , les ménagères préparaient le baeckeoffe, elles laissaient mariner les viandes puis avant d’aller à l’église le dimanche (les messes étaient plus longues en ces temps), elles déposaient la « terrine » chez le boulanger pour la cuisson (après la cuisson des pains à chaleur tombante du four).
D’autres récits affirment que ce plat était servit le lundi jour de lessive (marinade le dimanche et cuisson le lundi pendant la lessive).
Le Baeckeoffe est cuit dans un plat traditionnel en terre cuite peinte de Soufflenheim, ce plat ou « terrine » porte le nom de baeckeoffe.
La Tarte flambée ou Flammekueche ou Flamm-Küche est une spécialité alsacienne composée d’une très fine abaisse rectangulaire de pâte à pain recouverte de crème et/ou de fromage blanc et garnie de lardons et d’oignons puis cuite à four chaud.
Les 4 principales variètés de tartes flambées :
* normale : lardons et oignons,
* gratinée : lardons, oignons et gruyère,
* forestière : lardons, oignons, gruyère et champignons,
* la flambée aux pommes.
De nos jours nous trouvons toutes sortes de garnitures pour agrémenter la pâte et la crème.
La tarte flambée n’est pas « flambée » à l’alccol (sauf pour les sucrées) mais cuite à la flamme.
A l’inverse du Baeckeoffe (voir article sur ce site) d’origine plus urbaine, la tarte flambée remonte à l’habitude des paysans de cuire le pain tous les quinze jours ou trois semaines, on étalait la pâte restante et on ajoutait le fromage blanc, les lardons….. et on la cuisait à four chaud.
Chaque tarte flambée est ensuite présentée sur une plaque en bois.
Pour la dégustation, les tartes sont découpées et chaque convive la roule et la mange avec les doigts.
La tarte flambée n’est apparue dans les restaurant Strasbourgeois qu’à la fin des années 1960 (après la mode des pizzerias).
La Saucisse de Choux d’Arconsat a vu le jour entre 1850 et 1880 (époque de la grande vague des colporteurs d’Arconsat qui parcouraient le monde pour faire fortune). A cette époque l’un d’eux aurait rapporté cette recette de Grèce, celle-ci s’est modifiée à la mode Auvergnate pour devenir un plat traditionnel Arconsatois (capitale mondiale de la saucisse de choux) très apprécié dans toute la Montagne Thiernoise.
Elle fut par la suite préparée par les paysans dans toutes les fermes de la région chaque hiver, lors des rituelles « tueries du cochon« .
Elle est composée de gorge de porc et de chou de pays, elle se déguste fraîche ou après 5 à 6 jours de séchage (plus ou moins acide selon la durée et la fermentation du chou).
Jadis plat du pauvre, c’est aujourd’hui un plat recherché qui a acquis ses lettres de noblesse grâce à la « Confrérie de la Saucisse de Choux d’Arconsat » (voir article à venir dans la rubrique Confréries).
Recette 5 à 6 personnes :
♦ Hacher 1,200 kg de chou pommé (au cutter).
♦ Hacher 600 grammes de gorge de porc (grille moyenne).
♦ Mélanger intimement avec 40 grammes de sel fin et 5 grammes de poivre (farce homogène qui doit coller aux doigts).
♦ Embosser (engoguer) avec un poussoir dans les boyaux naturels (ne pas trop serrer, risque d’éclatement).
♦ Réserver au frais 1 jour.
♦ Pocher dans de l’eau frémissante pendant 30 minutes.
♦ Faire sauter ou dorer au four et servir avec des pommes vapeur ou du chou.
Pour ma part, un vin rouge d’Auvergne convient idéalement avec ce plat du terroir qui sera suivit d’un plateau de fromages auvergnats (Fourme d’Ambert, Saint-Nectaire, Cantal ou Salers, Gaperon….)
La Rissole de l’Aubrac est un chausson confectionné avec une pâte (sablée, brisée) et fourrée de pruneaux dénoyautés, réhydratés dans une infusion de thé fort. Les pruneaux sont égouttés et écrasés avec du sucre, un peu de rhum et d’eau de fleur d’oranger.
La pâte est abaissée et détaillée en ronds de 14 cm de Ø. Un côté est garni d’appareil aux pruneaux. La pâte est repliée en chausson, dorée et cuite au four à + 180°C pendant 30 minutes environ.
C’est une spécialité du Ségala, on s’en régalait jadis le lundi gras pendant « La Foire à la rissole ».
A servir avec une salade verte et un plat de charcuteries d’Auvergne.
Recette pour 6 personnes :
¤ Eplucher, laver et émincer 1,5 kg de pommes de terre (bintje).
¤ Ranger les pommes de terre dans un plat creux beurré en terre cuite. alterner les pommes de terre avec 6 gousses d’ail hachées, 250 grammes de lardons (assez gros), 150 grammes d’oignons émincés.
¤ Saler et poivrer.
¤ Recouvrir aux 3/4 avec de la crème fraîche liquide et du lait (2/3, 1/3) mélangés.
¤ Enfourner à +180°C pendant 2 heures (baisser le four à +160°C après 45 minutes).