Les Violettes de Toulouse.

Connu sous le nom de Violette de Toulouse, le bonbon à la violette est une friandise de couleur violacée, élaborée à partir de fleurs fraîches de violette cristallisées dans le sucre. Certaines sont à croquer, d’autres servent à décorer les desserts (gâteaux, glaces).

Après leur ramassage (d’octobre à mars), les fleurs de violette sont successivement équeutées et trempées dans un sirop, saupoudrées de sucre et séchées, étuvées (autour de +60 °C, durant 24 heures) pour les déshydrater. Une partie de ces fleurs déshydratées sera retrempée dans un sirop de sucre coloré et aromatisé, chauffé à plus de 100 °C. Égouttées et refroidies, les violettes seront, pour finir, séchées.

Dans le Sud de la France, l’art de confire les fleurs est aussi ancien que celui de confire les fruits. Au Moyen-Âge, la violette entrait dans la composition du « violat », une boisson thérapeutique rare. Les violettes cristallisées dans du sucre existaient, elles, avant la fin du XIXe siècle.

La violette toulousaine, à fleurs mauve pâle, très odorante, appartient au groupe des violettes de Parme (ou Napolitaine ou de Constantinople). Apparues en France dans les jardins dès 1755, il faudra attendre 1845 pour que leur production démarre, au nord de Toulouse (à Saint-Jory).

Cette culture, bien que demandant énormément de main d’œuvre, devient la spécialité des maraîchers toulousains, car s’inscrivant bien dans les rotations de cultures légumières et permettant un revenu d’appoint en période hivernale. Jusqu’en 1907, les bouquets étaient vendus par les producteurs (on en comptait 400) au coin des rues du centre ville, ou au marché aux Violettes des Jacobins, à des revendeurs qui les expédiaient en France et aux quatre coins du monde.

En 1908, une coopérative fut créée pour en contrôler la commercialisation. Les années 1950 marquent l’apogée de cette culture (600 producteurs). Suit un long déclin, lié à la dégénérescence et aux maladies de la violet te (multipliées par bouturage depuis de si nombreuses années), à la concurrence d’autres fleurs hivernales, à l’hésitation des jeunes à prendre le relais… sur fond de mitage urbain (nombre d’exploitations se verront expropriées pour permettre l’essor de l’agglomération et de ses axes routiers). Si bien qu’à la fermeture de la coopérative, en 1983, ne restaient que… 3 producteurs !

Depuis 1985, la culture de cette plante attachante a été relancée, bien qu’il faille encore faire appel majoritairement aux importations pour subvenir aux besoins des industries locales.

La violette, à l’arôme subtil et suave, transporte ses adorateurs vers des saveurs d’antan. Outre en confiserie (fleurs de violette cristallisées, pétales confits, berlingots, caramels, papillotes, nougats) et en bouquets de fleurs fraîches ou séchées, on l’apprête à toutes les sauces : dans les plats cuisinés, les gâteaux, les chocolats, les glaces, les confitures, le vinaigre, les sirops, les liqueurs (pour kir, cocktail), mais aussi les parfums ou les savons… à la joie des touristes qui éprouvent l’impression d’emporter l’un des symboles de la ville rose !

Les Moules de Bouchot – Spécialité Traditionnelle Garantie (STG).

Depuis le 7 mai 2013, la Moule de Bouchot est déclarée Spécialité Traditionnelle Garantie (STG) par l’Union Européenne. Cette reconnaissance devrait permettre de promouvoir encore plis ce produit français élevé en grande partie en Bretagne.

Elles sont le premier produit français à être enregistré S.T.G au niveau européen.

Réclamée par les producteurs français, cette reconnaissance va permettre de définir une norme de calibrage, de type d’élevage, une norme qui est applicable et contrôlable.

La Bretagne Nord est l’un des principaux sites français d’élevage des moules de bouchot, avec notamment celles de la baie du Mont-Saint-Michel qui ont obtenu en 2011 l’Appellation d’origine protégée (AOP).

Selon l’INAO, les caractéristiques des moules de bouchot sont notamment que « leur chair cuite est de couleur crème à jaune orangé, et exempte de tout crabe ou grains de sable. Elle est onctueuse et non farineuse ». « C’est un élevage spécifiquement français, et la production française est essentiellement en moules de bouchot », cette STG devrait éviter que certaines moules, provenant parfois de pays où il n’y a pas d’élevage de moules de bouchot, portent le nom de moules de bouchot lors de leur commercialisation, trompant ainsi le consommateur.

Selon l’Inao, en 2011, 41 000 tonnes de moules de bouchot ont été produites en France, sur le littoral de l’Atlantique et de la Manche. La STG est un des trois statuts dont dispose l’UE pour promouvoir les produits alimentaires, avec l’appellation d’origine protégée (AOP) et l’indication géographique protégée (IGP).

Shetland Lamb (agneau Ecosse : Îles Shetland).

Le mouton des Shetland est une race particulière, originaire des Îles Shetland. Les agneaux proviennent de brebis Shetland ou de brebis issues d’un croisement Shetland/Cheviot. Les animaux sont nés, élevés et abattus aux Shetland.

L’aire géographique : les Îles Shetland sont un groupe d’îles de l’Atlantique Nord au large de la côte nord de l’Ecosse.

Les animaux sont abattus avant l’âge de 12 mois et commercialisés sous forme de carcasse ou de morceaux. Le poids de la carcasse doit être de l’ordre de 7 à 14 kg pour les agneaux de race Shetland pure et de 20 kg au maximum pour les agneaux croisés. Le Shetland Lamb bénéficie depuis 1996 de l’AOP.

Après enregistrement du nom « Shetland Lamb« , chaque carcasse porte une indication de sa protection et d’une Appellation d’Origine Protégée.

La texture et la saveur du Shetland sont particulières et différentes des autres races produites dans d’autres régions du Royaume-Uni en raison des conditions topographiques, géologiques et climatiques caractéristiques des Îles Shetland.

La Truffe.

La truffe (Tuber) est un genre de champignon comestible de la famille des Tuberaceae.

La truffe se développe dans le sol (1 à 15 cm de profondeur) au pied d’arbres truffiers (chêne et noisetiers principalement). La truffe naît au printemps, grossit à partir de mi-août et arrive à maturité après plusieurs mois (200 à 290 jours) pour être « cavée » (ramassée) à l’aide de chiens, cochons ou mouches.

La truffe la plus recherchée est l’espèce tuber melanosporum dite « truffe noire« , « diamant noir » ou rabasse en occitan.

Il existe 6 variétés de truffes gastronomiques :

  • ¤ tuber melanosporum Vitt (noire du Périgord), reine des truffes, parfum très fort, de mi-novembre à fin mars,
  • ¤ tuber brumale Vitt (truffe musquée) odeur de rave, très poivrée,
  • ¤ tuber aestivum Vitt (truffe de Mayenque) odeur fine et légère de sous-bois,
  • ¤ tuber uncinatum Chatin (truffe de Bourgogne) très répandue dans toute l’Europe. Mi-septembre à fin janvier,
  • ¤ tuber mesentericum Vitt (truffe de Lorraine) odeur de réglisse, d’amande, goût amer,
  • ¤ tuber magnatum Pico (truffe blanche d’Alba en Italie).

La meilleure façon d’apprécier la truffe est de la goûter.

La gastronomie possède de très nombreuses recettes à base de truffes.

Les plus classiques et simples se réalisent avec les oeufs (omelettes ou oeufs brouillés) avec le foie gras, râpées finement en finition de plat sans oublier la célèbre « Soupe aux truffes noires » de Monsieur Paul Bocuse.

Truffes fraîches:

  • * bien les laver et brosser à l’eau froide,
  • * ne pas les faire tremper,
  • * ne pas les peler (ou alors garder les pelures pour des farces…).

Les marchés aux truffes :

Il existe en France, de nombreux marchés aux truffes, le plus important est le marché de Richerenches. Autres marchés ; Dieulefit, Crest, Taulignan, Suze-la-Rousse…)

Les Tellines.

Les Tellines (donax trunculus) sont de petits coquillages bivalves de 2 à 3 centimètres qui vivent en bordure de mer sous quelques centimètres de sable.

En méditerranée, les tellines sont récoltées à l’aide d’un telinier (chalut-râteau).

Les tellines doivent être dessablées avant préparation (12 à 24 heures dans de l’eau de mer ou de l’eau fortement salée).

Les tellines se développent uniquement dans des zones où il y a un apport d’eau douce tel des deltas ou exutoires (baie d’Audierne, de Douarnenez et Camargue par exemple).

La telline se reproduit à l’âge de un an à la taille de 1 cm de longueur. Sa couleur va du blanc au jaune, beige, rose, gris, violet…

Les tellines se dégustent soit crues ou cuites : avec des pâtes alimentaires (spaghetti), à la Camarguaise (huile d’olive, vin blanc Picpoul de Pinet dont le terroir est situé autour du Bassin de Thau, ail, persil)..

Autres noms :

  • – doucerons en Normandie,
  • – pignons en Vendées,
  • – lagagnons au Pays Basque,
  • – pied d’alouette, fleur de genêt, haricot de mer…

Tsakoniki Melintzana Leonidiou (aubergine) AOP (Grèce).

Les Tsakoniki Melintzana Leonidiou  sont des aubergines d’un type spécial produites exclusivement dans la région de la plaine de Leonidiou en Grèce.

La culture de ces aubergines est réalisée sur un sol sablonneux-argileux selon la technique de culture « plein champ« .

La récolte a lieu à partir des mois de mai-juin et dure jusqu’en novembre.

La production est très élevée. Le légume a une forme oblongue, sa couleur est pourpre avec des lignes blanches (15 à 22 cm de longueur). Son goût est doux.

La production de cette aubergine AOP se trouve dans la ville d’Arcadia dans la plaine de Leonidiou délimitée à l’est par la mer, au nord par les rochers Tsakoniki et au sud par les rochers du prophète Elie Mesochori. Ses origines sont liées à son importation d’Asie (XII° et XIII° siècles).

L’aubergine est conservée au frais et est utilisée comme ingrédient de base dans de nombreuses recettes et fait partie de droit du régime méditerranéen.

Il existe le Festival de l’Aubergine.

Le Taureau de Camargue AOC.

Le Taureau de Camargue est une AOC bouchère Française. Le Taureau de Camargue bénéficie de l’AOC depuis le 8 décembre 1996.

Seuls les races « camargue » (raço di biou) et « brava » et le croisement des 2 sont autorisés. La raço  di biou est une race bovine qui existe en Camargue depuis les temps les plus anciens. Sa viande est consommée depuis très longtemps.

Seules ont droits à l’AOC Taureau de Camargue les viandes fraîches de bovins mâles ou femelles nés, élevés, abattus et découpés dans l’aire géographique.

Les critères de sélection génétique doivent correspondre aux us et coutumes, liés à la vocation des jeux taurins, à l’exclusion de critères bouchers qui pourraient nuire à la combativité de l’animal et aux caractéristiques de la viande. chaque animal est identifié par une marque de feu.

La zone géographique comprend les Bouches-du-Rhône, le Gard et l’Hérault.

L’élevage se fait en liberté. Les animaux se nourrissent seuls dans la partie humide (inondable) du delta du Rhône entre avril et novembre (6 mois minimum). En hiver, les animaux sont déplacés en zone périphérique non inondable et un complément de fourrage et de céréales issus de l’aire d’appellation peut être donné si nécessaire. On compte un gros bovin pour 1,5 ha.

L’abattage et la découpe se font dans la zone de production.

Les génisses de moins de trente mois doivent avoir un poids carcasse supérieur à 85 kg.

La viande se caractérise par un taux faible de graisse et une couleur rouge soutenue. Elle est savoureuse et parfumée. Elle présente des caractéristiques voisines du gibier à poils.

Sont exclus de l’AOC les animaux qui se produisent en spectacles taurins (cocardiers et taureaux de corrida).

Les plats les plus connus à base de taureau sont la gardiane (accompagnée pourquoi pas d’un riz de Camargue) et les grillades (côtes..)

Soppressata di Calabria (DOP) Italie.

Les charcuteries de Calabre remontent à la Grèce antique.

La production de Soppressata di Calabria est le résultat de l’évolution de traditions et de coutumes locales qui requièrent l’utilisation de viandes provenant d’élevages locaux de porcs bien engraissés, typiques des lignées généalogiques italiennes, nourris d’aliments végétaux provenants de la zone concernée.

La Soppressata di Calabria est préparée à partir d’un mélange de morceaux de viande de porc hachée , de gras et d’arômes naturels. Les parties utilisées sont l’épaule et le jambon, alors que le gras provient de la partie antérieure du flanc. L’ensemble des ingrédients est pressé jusqu’à ce que le mélange prenne la forme d’un cylindre aux côtés plats, il fait ensuite l’objet d’un affinage de durée moyenne (environ 45 jours). L’ajout d’essences aromatiques naturelles (poivre noir, poivre rouge, piments, cumin) influence les qualités organoleptiques des viandes.

La Soppressata de Calabre a une forme cylindrique, une longueur de 15 cm et un diamètre de 6 cm. A la coupe, la viande a une consistance compacte, tendre, sa couleur varie du rouge naturel au rouge intense. Sa saveur est piquante (piccante) ou douce (dolce).

La zone de production, phases d’abattage et de préparation doivent avoir lieu sur le territoire de la Calabre, les porcs utilisés doivent être nés en Calabre, en Sicile, en Basilicate, dans les Pouilles ou en Campanie et être élevés en Calabre dès l’âge de quatre mois.

La Soppressata di Calabria bénéficie de l’AOP (DOP) depuis le 21 janvier 1998.

La Soppressata de Calabre peut être conservée pendant un an environ dans un endroit frais et sec où s’achevera le processus d’affinage après pendaison des viandes. La Soppressata peut aussi être conservée dans de l’huile ou la graisse et fermée dans un bocal en verre ou sous-vide en sachet.

La Soppressata est généralement servit en hors d’oeuvre, elle peut être aussi utilisée comme farce.

La Saucisse de Montbéliard I.G.P. (Indication Géoagraphique Protégée).

Depuis le 21 juin 2013, l’I.G.P. Saucisse de Montbéliard s’étend à l’ensemble des 27 pays européens.

La Saucisse de Montbéliard a traversé les frontières et les époques.

Souvent présentée par paire, la saucisse de Montbéliard s’identifie par sa forme courbe (diamètre de 25 mm minimum), par sa belle couleur ambrée et par sa peau fine très lisse.

Sa texture en bouche est ferme, moelleuse et juteuse, gros grain de hachage (6 mm minimum) et un arôme de fumé parfumé de poivre et cumin.

La saucisse de Montbéliard est fabriquée selon la tradition :

  • – porcs engraissés au petit-lait des fromages
  • – embossée en boyau naturel
  • – gros grain de hachage (autrefois hachée au boitchu, lourd couteau à 2 poignées
  • – épicée au cumin (jadis au carvi ou cumin des prés)
  • – fumée au bois de résineux (forêt de la région)