Le Topinambour.

Le Topinambour est une plante vivace très rustique, résistante au froid, de la famille des Astéracées. Il est cultivé comme légume pour ses tubercules.

Le nom topinambour vient de la francisation du nom d’une tribu du Brésil, les Topinamboux (tupinambas).

Ses tubercules ont une forme mamelonnée très irrégulière, arrondie ou ovale, amincie à la base. Les tubercules sont recouverts d’ »écailles » brunes rosées.

Sa consommation en tant que légume de rationnement souvent mal cuit et cuisiné sans matière grasse lors de la Seconde Guerre Mondiale à laissé de mauvais souvenirs. En effet, tout comme le rutabaga, il n’était pas réquisitionné comme la pomme de terre.

Il existe différents variétés de topinambours : PatateViolet de RennesSakhalinski rougeRouge du Limousin ou Fuseau.

Les topinambours se consomment cuits : en salade, frits, en purée, sautés, en garnitures composées; crus : en crudités (râpés ou émincés).

La saveur des topinambours se rapproche de celle du fond d’artichaut et du salsifis.

Autres noms : artichaut de Jérusalem, truffe du Canada, poire de terre, soleil vivace.

La viande des Grisons.

La viande des Grisons vient à l’origine du Canton des Grisons dans les Alpes Suisse, où elle était fabriquée comme provisions pour l’hiver.

Le séchage permet la conservation de la viande. La viande est réalisée à partir de boeuf séché.

La viande des Grisons est légère et facile à digérer.

Déjà dans les temps anciens, la viande des Grisons n’était pas seulement une nourriture calorique fortifiante qui aidait les paysans, les pâtres, les passeurs et les chasseurs dans leurs dures activités, mais c’était également une gourmandise et un point culminant lors des repas de fêtes de famille.

La viande des Grisons est un label de fabrication et une marque déposée (donc seule celle fabriquée dans le Canton des Grisons a le droit à l’appellation).

FABRICATION

Lors de la fabrication, la viande des Grisons perd environ la moitié de son poids initial.

Il faut trois douzaines de phases de fabrication pour obtenir la viande des Grisons.

Premières étapes :

  • ♦ Des morceaux maigres de la cuisse de boeuf auquels on ajoute du sel, des herbes des Alpes et un mélange d’épices (tenu secret), superposés par couches et conservés dans le récipient de 3 à 5 semaines à 0°C environ.
  • ♦ Chaque semaine, l’ordre des couches est changé afin de répartir le sel et l’assaisonnement. Lors de ces premières phases, une perte d’eau s’opère et la viande prend un aspect parallépipédique.

Phases suivantes :

  • ♦ La viande est enveloppé dans des filets, elle est séchée à l’air libre jusqu’à 17 semaines entre +9°C et +14°C (air pur des montagnes et des forêts grisonnes). Les morceaux sont régulièrement pressées des 2 côtés pour répartir l’humidité.
  • ♦ Le tout est accomplit comme naguère en grande partie par le travail manuel.

La manière traditionnelle est de couper la viande des Grisons (Bündnerfleisch) transversalement aux fibres en tranches très minces.

Cette viande s’accompagne de pain, poivre du moulin et d’un bon verre de vin rouge. Elle est aussi très appréciée avec les fondues et les raclettes, avec les fruits : pommes, poires ou comme le jambon cru avec le melon ou la figue.

Les amateurs suisses l’aiment découpée en petits cubes et ajoutée à la soupe à l’orge.

Quernons d’Ardoise d’Angers.

La rencontre complice entre un artisan chocolatier (René Maillot en 1966 à La Petite Marquise à Angers) et l’Anjou, qui voit naître l’ardoise, noble pierre qui revêt avec élégance les toitures depuis des siècles.

Fasciné par le travail des ardoisiers et l’inimitable bleu de cette roche, ce maître chocolatier angevin a créé une confiserie qui lui rend hommage.

Cet orfèvre gourmand a mis tout son talent dans le savoureux équilibre de ce chocolat bleu.

Imaginez la plus fine des nougatines, savante association d’amandes et de noisettes, caramélisées et recouvertes ensuite d’une couche de chocolat bleuté.

Les gourmands croquent à pleines dents ce petit carré. Les esthètes laissent d’abord fondre doucement la couche de chocolat et réjouissent ensuite leurs papilles de la tendre et croustillante nougatine.

Il y a toujours assez de Quernons d’Ardoise dans une boîte pour varier les plaisirs…

Dégustez-le comme il vous plaira : seul, ou bien avec une tasse de café.

Un Quernon d’Ardoise est toujours un moment de bonheur à partager !

Du bloc de schiste appelé  » Quernon « , le fendeur extrait les ardoises qui couvrent les maisons angevines.

Il est composé de nougatine caramélisée aux amandes et aux noisettes, enrobée d’un chocolat bleu, imitant dans sa forme et sa couleur le morceau d’ardoise.

Prosciutto di Parma (Jambon de Parme) DOP – Italie.

Le véritable Jambon de Parme, fin, savoureux, qu’il faut trancher léger comme un voile de mariée, comme un pétale qui fond sous le palais, dégageant ses saveurs de nature boisée et parfumée, son goût unique, sa saveur d’exception.

Tout est bon dans le cochon, mais le meilleur, c’est la cuisse, qui donnera le jambon. De belles cuisses de porcs de neuf mois au moins, pesant 150 kg minimum (porcs lourds). Les cuisses portent la double garantie d’un tatouage de naissance et d’un marquage à l’abattage.

De belles cuisses de porcs de races sélectionnées (Duroc et Large White). Pour mériter l’appellation Jambon de Parme, les porcs doivent être nés, élevés (nourris de petit lait de parmesan et de céréales 35%) et abattus dans une région comprenant les plus beaux terroirs du Nord et du Centre de l’Italie (de l’Ombrie à la Vénétie en passant par la Toscane).

C’est dans une aire précise de l’Emilie-Romagne (province de Parme), qu’a lieu l’élaboration entre les rivières Enza et Stirone (jusqu’à 900 mètres d’altitude).

Une préparation en 7 phases :

Le travail d’élaboration se fait en 7 étapes contrôlées et indispensables. Cette préparation ancestrale s’applique au cochon né et élevé en Italie, sain, reposé et à jeun depuis quinze heures.

  •  Isolement – refroidissement – rognage : 3 étapes qui préparent à la salaison. Après l’abattage, la cuisse est isolée de la mezzena (moitié de cochon abattu), la viande est refroidie à 0°C pendant 24 heures, le rognage permet de donner à la cuisse son bel aspect.
  • ◊ Salaison : les cuisses sont sélectionnées dans les établissements de salaison. Une bague mentionnant le mois et l’année du début de maturation est apposée sur chaque jambon. Les cuisses sont recouvertes de sel . Mis de 6 à 7 jours en « chambre de premier sel  » de + 1° + 4°C, les jambons sont ensuite re-frottés de sel et placés en  » chambre de 2ème sel « pour 15 à 18 jours selon le poids.
  • ◊ Repos : 3 mois pour absorber le sel en profondeur de + 1 à + 5°C. Les jambons respirent et le poids diminue (perte de 8 à 10%).
  • ◊ Lavage et séchage : lavés à l’eau tiède pour éliminer le sel, les jambons vont sécher à l’air pendant 4 mois dans les séchoirs, pourvus de hautes fenêtres ouvertes ou fermées selon l’humidité et la température extérieur et intérieure (perte de poids de 8 à 10%).
  • ◊ Graissage : au 7ème mois, la cavité autour de la noix (partie découverte) est couverte de saindoux (graisse de porc, sel, poivre et parfois farine de riz).
  • ◊ Affinage : les jambons sont placés en caves moins ventilées qui les conduiront à la pleine maturation. Les jambons vont se bonifiés (saveur et arôme), perte de poids de 5%.
  • ◊ Sondage et marquage : au 12ème mois, à l’aide de la spilatula (un os poreux de cheval, le tibia), un spécialiste au nez fin, flaire le jambon jusqu’au coeur. L’Appellation d’Origine Protégée (DOP) est délivrée. La couronne ducale à 5 pointes est marquée au fer rouge sur la couenne, elle garantie l’authenticité du Jambon de Parme.

A cette cure de beauté de 12 mois minimum (jambon de 7 à 9 kg) et de 12 à 30 mois (jambons de 9 kg et plus), la chair est moelleuse, salée exactement, les parfums concentrés.

Le Jambon de Parme bénéficie d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP) depuis 1996. Trois présentations sont proposées :

  • – avec os
  • – désossé
  • – prétranché-préemballé

L’Italie consomme 79% de la production de jambon de Parme.

Le Jambon de Parme se déguste à tous moments, avec des gressins, du melon, des figues…

Prosciutto (Jambon) di Carpegna (DOP) Italie.

Carpegna est un petit village sur les collines de Montefeltra dans la province de Pesaro-Urbino, région des Marches le long de la côte Adriatique.

La région de Carpegna a toujours été très boisée en chênes qui constituent la base de l’alimentation des porcs.

C’est un acte de 1407 qui exige que le marché de Montecerignane (proche de Carpegna) ait lieu chaque lundi et que seul dans ce village était autorisé la vente des viandes salées ce qui atteste de cette tradition qui consiste à saler les jambons et certaines autres viandes.

La préparation du jambon de Carpegna a maintenu son côté artisanal jusqu’au début des années 1970. Le Prosciutto di Carpegna bénéfie de l’AOC depuis 1990 et d’une AOP.

Après un affinage de 14 mois, le jambon à généralement un poids compris entre 8.5kg et 10.5kg (non inférieur à 8kg et non supérieur à 11kg).

A la coupe, il dévoile une couleur rose saumon parsemée de taches de gras solide de couleur blanc rosé. Songoût est délicat, doux et parfumé, il existe deux variantes :

  • – le San Leo – doux et harmonieusement parfumé
  • – la Ghianda – goût intense et parfumé avec des herbes aromatiques

Coupé à la main avec un couteau long et effilé en tranches assez épaisses, le Prosciutto di Carpegna offre le meilleur de lui même.

Il est à déguster soi, seul, ou avec du melon, des figues, du Parmigiano Reggiano, en désdans des soupes….

Un vin rouge Rosso Conero convient parfaitement à la dégustation.

Le Pouce Pied.

Le pouce-pied (Pollicipes pollicipes) est un animal que l’on pourrait aisément confondre avec un mollusque. En fait, c’est un crustacé.  On le redécouvre aujourd’hui, car il était surtout destiné à l’exportation chez nos voisins portugais et espagnols, chez qui il vaut une fortune. Sa rareté a obligé le législateur à contingenter et réglementer sa pêche.

Le pouce pied fait partie des crustacés vivant fixés. Il vit sur un substrat qui doit être dur et fixe. Le pouce-pied est composé d’un pédoncule cylindrique gris foncé. Couvert de petites plaques de calcaire. Il est surmonté d’un capitulum triangulaire (le bec) portant des plaques gris ou blanches réunies entre elles par une membrane vert-brun. Ce qui se mange c’est la chair que l’on trouve dans le pédoncule, et la préparation pour sa dégustation est très simple.

Préparation des Pouce-pied :

Bien souvent, les pouce-pied sont vendus en grappe, encore accrochés sur des morceaux de leur support. Il va falloir essayer de retirer délicatement ces petits bouts de rocher sans percer le pédoncule qui contient une eau de mer particulièrement iodée et parfumée qui donne tout son gout à la chair du pouce-pied.

Préparer le court bouillon salé avec les feuilles de laurier, le thym, l’ail et le piment d’Espelette. Portez à ébullition. Plongez les pouce-pied dans l’eau bouillante et quand le bouillon reprend, vous réduisez pour mettre à frémir pendant 3 minutes

On sert immédiatement et on déguste chaud. Pour cela on tient le pouce-pied par le haut et de l’autre main on tient le pédoncule.
Une légère rotation pour séparer le bec de la gaine et la chair de couleur gris violet apparait. Attention, car le jus contenu dans le pédoncule est sous pression et il se peut que ça gicle un peu.

Déguster avec du bon pain frais beurré arrosé  accompagné d’un vin blanc sec.

La Pomme du Limousin AOC.

Originaires de la Turquie et de l’Iran, les pommiers sont arrivés en France avec les Romains.

Ils se sont très bien adaptés au Limousin.

Jusqu’à la fin du 19ème siècle, l’alimentation des Limousins était basée sur 3 aliments : les pommes, la châtaigne et la pomme de terre.

Les pommes cultivées étaient alors des « Sainte-Germaine » (ou d’EstreReinette de Brive…).

C’est dans les années 1950 qu’arrive en Limousin la Pomme d’or. En effet la variété Golden arrive en provenance des Etats-Unis ou elle est implantée depuis plus d’un siècle.

L’association Pommes du Limousin fut créée en 1989 par André Michon en vue d’obtenir l’AOC qui arriva le 17 juin 2004.

Avant d’être une Golden, les pommes sont « du Limousin », ce qui explique le nom « AOC Pomme du Limousin« .

Le Limousin possède 3300 hectares de vergers pour un rendement de 35 à 45 tonnes/ha.

L’altitude idéale des vergers se situe entre 300 et 500 mètres.

L’aire de production concerne 100 communes réparties sur les 3 départements du Limousin (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne) ainsi que la frange orientale de la Dordogne..

La Pomme du Limousin est légèrement allongée et d’un calibre de 65 minimum.

Sa chair est blanche et ferme, sa texture croquante, juteuse et non farineuse.

www.pomme.limousin.org/

Le Porc Pie Noir du Pays Basque.

Le Porc Basque est aussi appelé Pie Noir. Il fait parti des 5 dernières races locales françaises avec le Gascon, le Blanc de l’Ouest, le Bayeux et le Limousin.

On le trouvait naguère sur l’ensemble du Pays Basque, dans une partie du Béarn et les Hautes-Pyrénées.

En 1981, frappée d’extinction, la race doit sa survie à quelques éleveurs de montagne.

Le Porc Basque se distingue par sa couleur noire et blanche. Il habite la montagne.

Il se nourrit d’herbes, de châtaignes, de glands, de pois et de fruits en saison.

Un complément en céréales (non OGM) leur est donné chaque jour.

De sa naissance (à l’extérieur sous des huttes de fougères) à 2 mois il reste avec sa mère (qui nourrit de 6 à 10 petits). Il est sevré à 2 mois, il pèse alors 20 kg.

De 2 à 14 mois : il est identifié, vacciné et tatoué. Il grandit en montagne par groupe de 40 porcs à l’hectare (même nourriture que lorsqu’il est petit).

Le Porc Basque est abattu entre 12 et 15 mois à 160 kg en moyenne.

Pour le jambon de porc (de 15 à 30 mois). Le jambon est affiné de 10 à 14 mois, il sèche au vent du Sud de la Vallée des Aldudes.

Pomme de terre Vitelotte ou All Blue.

La Vitelotte (du latin vectis) est une varièté de pomme de terre qui a une chair violette (famille des solanacées). C’est une pomme de terre oblong, cylindrique et tortueuse.

La Vitelotte est originaire de la Cordillère des Andes et du Pérou. Elle a été introduite en Europe en 1570 par les conquistadors.

En France elle se récolte de la fin de l’été jusqu’à fin mai. Sa chair violette a un léger goût de noisette et de châtaigne.

Par sa couleur, la Vitelotte est amusante à cuisiner, elle s’adapte aux salades, sautées à la poêle, en friture (chips, frites) et bien sûr en purée.

La Vitelotte contient des antioxydants capables de protéger le corps contre l’oxydation.

Pour garder sa couleur, privilégier la cuisson à la vapeur ou à l’eau.

La Pomme de Terre de Noirmoutier I.G.P (Indication Géographique Protégée).

Le 1er juillet 2020, la POMME DE TERRE DE NOIRMOUTIER vient officiellement de rejoindre la famille des produits sous indication géographique protégée (IGP), un gage de qualité et d’authenticité pour le consommateur.

Elle a un goût inimitable et une histoire unique. La célèbre pomme de terre de l’île de Noirmoutier a reçu mercredi le label d’Indication géographique protégée (IGP).  La Commission européenne récompense ainsi la « réputation » du tubercule, « construite sur plus de deux siècles d’histoire à travers l’attrait qu’elle a suscitée tant au niveau des consommateurs régionaux qu’étrangers« .

Plantée dans une terre sablonneuse, « la Noirmoutier » se distingue d’abord par son goût sucré. Elle est aussi la plus précoce des pommes de terre primeurs françaises. Des caractéristiques qui sont directement liées aux propriétés des sols de l’île, située au large de la Vendée, d’où l’attribution de ce précieux sésame.  »On est fier car on la plante et on la récole à la main« , explique Nicolas Garnier, exploitant agricole à Noirmoutier.

Il existe cinq variétés de la pomme de terre de Noirmoutier. La plus rare, la « bonnotte« , avait failli disparaître après-guerre au profit d’une variété plus rentable. Mais sa culture a été relancée dans le milieu des années 1990. Chaque année, une fête consacrée à la « bonnotte« , organisée fin avril-début mai, attire plusieurs milliers de personnes.