Les Grenouilles.

Dans les grenouilles, seules les cuisses sont consommées.

En Europe, la France est le plus gros consommateur de cuisses de grenouilles, elle en importe de 3000 à 4000 tonnes par an.

Alexandre Dumas (dans le Grand Dictionnaire de Cuisine) relève qu’au 16ème siècle, les grenouilles étaient servies sur les meilleures tables.

Pour les Anglais, les Français sont par excellence des « mangeurs de grenouilles » (Frog-eaters), ils nous surnomment d’ailleurs plus ou moins amicalement frogs ou froggys.

De nos jours, nous consommons surtout les grenouilles à la provençale (sautées au beurre avec ail et persil).

Mais les grenouilles sont excellentes  en soupes et potages, en cassolettes, en gratins, à la crème, mariées avec la volaille, désosser crues ou cuites pour confectionner des garnitures, des farces….

Choisir de préférence des grenouilles fraîches aux surgelées.

Le Grenier Médocain.

Le Grenier Médocain est fabriqué à partir de panse de porc.

A l’origine, le Grenier Médocain entrait dans le casse-croûte des ouvriers. Il était également presant sur les tables lors des vendanges.

De nos jours, il est servi en entrée, froid et finement tranché, il entre dans la composition de l’assiette médocaine avec du boudin et des grattons.

Comme tout produit du terroir il se suffit à lui même même si un produit de qualité peut se marier avec (genre foie gras).

Pourquoi ce nom ?

  • ◊ Le Médoc avec ses champs de blé et ses moulins à farine était considéré comme le « grenier de Bordeaux« .

FABRICATION

Bien nettoyer l’estomac (la panse) de porc, la dégraisser, la racler, l’inciser et la passer au vinaigre.

La panse est soigneusement rincée et fortement blanchie, puis assaisonnée au sel, poivre concassée, ail, Cognac et épices Rabelais (mélange d’épices indigènes, africaines et asiatiques).

Roulée et cousue (pour éviter l’éclatementà la cuisson), la panse est pochée 3 heures environ dans un court-bouillon corsé avec des couennes.

Certains rajoutent avant de la rouler un farci de tripes, langue, joues et oreilles de porc. Il prend alors le nom de Bonnet Médocain.

Pour la petite histoire, le Général De Gaulle en raffolait et s’en faisait servir à l’Elysée.

La Grenade.

La grenade est le fruit du grenadier (punica granatum). C’est un fruit peu calorique mais riche en vitamines C et B, c’est également un excellent antioxydant.

La grenade est originaire d’Iran, elle a une forme ronde et fait partie de la famille des Lythracées. Sa peau ferme et brillante est de couleur rouge marron. A l’intérieur sont enfermées de petites graines roses et translucides à chair juteuse appelées arilles. La grenade a un diamètre de 10 cm environ, elle est divisée par de nombreuses parois qui contiennent environ 400 graines.

Les fruits du grenadier ne continuent pas à mûrir après la récolte, se sont des fruits non-climactériques.

Souvent considérée comme le fruit des Dieux, elle est perçue comme symbole de fertilité et de prospérité.

La grenade « fruit défendu du Paradis » est l’emblème de l’Arménie.

La fermentation donne le vin de grenade, équivalent aux vins de desserts sucrés. Dans la cuisine Arménienne les graines ou le jus sont utilisés avec les gibiers, viandes ou volailles. A utiliser aussi dans les salades, salades de fruits…..

Le Galanga.

Le Galanga du latin Alpina galanga (famille des Zingibéracéeses) est une plante herbacée vivace et rhizomateuse.

Il existe 2 catégories de Galanga :

  • * le grand Galanga appelé gingembre du Laos ou gingembre Thai
  • * le petit Galanga (alpina officincum) qui est plus aromatique utilisé en légumes mais rare.

Utilisation du Galanga :

Cuisine Thai

Marinades

Currys

Soupes, bouillons, potages

Salades …

Les Framboises.

La région Rhône-Alpes et la Corrèze sont les régions françaises les plus productrices de framboises.

La framboise est un fruit peu sucré (seulement 38 Kcal pour 100 gr).

C’est un fruit très fragile qui doit être manipulé avec beaucoup de précautions. Par contre, elle supporte assez bien la surgélation d’où ses nombreuses utilisations surgelées.

La framboise fait partie de la famille des ronces.

De couleur habituellement rouge, elle peut être également noir, jaune, orange, ambré ou blanc.

Elle est consommée nature (à la croque), avec de la crème, en tartes ou tartelettes, en entremets divers, en coulis, gelées, confitures, sorbets, desserts légers à l’assiette et bien sur en décoration.

La framboise est un fruit qui peut être vinifié (vin de framboises en Bourgogne et en Suisse). On trouve des vinaigres de framboises (fruits macérés) et des vinaigres à la framboise (framboises mélangées à du vinaigre).

Le Galabé – Un sucre volcanique.

Le Galabé avait disparu de la fabrication, il était autrefois considéré comme une confiserie et fabriqué au feu bois, de manière artisanale.

Le Galabé est un sucre complet originaire de l’Île de la Réunion. Naturel, non raffiné et issu de la première pression de la canne à sucre, il est le fruit d’une préparation artisanale du jus de canne qui suit les principes d’une méthode de fabrication traditionnelle.

Le Galabé est conçu sans additif, sans colorant et sans conservateur, il offre un apport nutritionnel riche en minéraux et oligo-éléments. Ce sucre de canne brut mordoré et cireux, développe un bouquet aromatique complexe. Sa texture mielleuse et sa longueur en bouche complètent ses caractéristiques gustatives originales.

Le Galabé se présent en lingots, avec une robe couleur caramel aux reflets dorés, une texture dense, mielleuse et presque crayeuse, et un arôme très prononcé.

Selon, le chef pâtissier Philippe Conticini : « C’est un sucre extrêmement goûteux, avec une forte complexité aromatique autour de parfums de réglisse, de vanille, une légère acidité, et une touche florale. En plus d’avoir le vrai goût du sucre brut, il est légèrement épicé, comme relevé.

À l’origine, le Galabé se fabriquait au feu de bois dans les arrières cours des exploitations agricoles selon un savoir faire qu’il aura fallu plusieurs mois à réinventer, en utilisant des archives de famille et des discussions avec les « anciens ». Disparu depuis plusieurs décennies, le Galabé était autrefois consommé comme une confiserie. Depuis l’automne 2014, la société Payet et Rivière, fondée par Alexis Rivière, a relancé la fabrication du Galabé et le commercialise auprès des grands chefs.

La canne à sucre est cultivée sur ce terroir volcanique et tropical depuis le 19° siècle. Ce sucre brut, ne contient aucun additif et est obtenu uniquement par des procédés mécaniques ;

D’abord, les cannes à sucre sont coupées à la main, ce qui permet de sélectionner les meilleures. Puis, à l’aide d’un petit moulin, elles sont pressées pour en extraire le jus qui est ensuite filtré mécaniquement. L’étape de cuisson est la plus longue, plusieurs heures sont en effet nécessaires. Sous l’effet de la chaleur, les impuretés remontent. Une fois cuit, le sucre subit une série de manipulations. Le passage de l’état liquide à l’état solide (prise en masse) se fait très vite, entre 2 et 3 minutes. Enfin, le sucre est moulé, conditionné et prêt à l’emploi. »

Les Fraises de Nîmes (Indication Géographique Protégée).

L’obtention d’une I.G.P par les fraises de Nîmes a été publiée le 21 juin 2013 au Journal officiel de l’U.E.

La fraise de Nîmes est de variété Gariguette ou Ciflorette et se présente avec le pédoncule et le calice frais et verts.

La fraise de Nîmes est cultivée sur 28 communes du plateau de la Costière, dans le Gard. Les sols tout à fait particuliers de cette zone (pauvreté ou absence de calcaire, présence de galets), combinés à des conditions climatiques spécifiques (fraîcheur en hiver, printemps précoce et fort ensoleillement) et à une production sous abri favorisent la production des seules fraises françaises cultivées en pleine terre et disponibles sur les marchés début mars.

Ces caractéristiques leur donnent des qualités visuelles et gustatives appréciées.

Les « Fraises de Nîmes » se présentent sous la forme fraîche.

Le fruit est sain, non déformé, brillant et exempt de souillure, les fruits doivent respecter un taux de sucre minimum de : 7,0 % Brix et présenter une coloration minimale définie par un code couleur joint en annexe du cahier des charges.

Les fruits commercialisés sont lités (ordonnés) quel que soit le type de conditionnement utilisé (barquette, plateau), le calibre est homogène.


 

Les Forestines de Bourges.

La forestine de Bourges est un bonbon en forme de petit rectangle allongé, mince et renflé, de diverses couleurs nacrées, fourré d’un intérieur moelleux (mélange de chocolat, de noisettes et d’amandes), enrobé d’une coque de sucre satiné et croustillant.

Vertes, roses ou blanches, ces forestines sont vendues dans des boîtes métalliques ou en carton “à l’ancienne”.

Leur technique de fabrication requiert un savoir-faire accompli. Le sucre en fusion doit être versé à un moment précis sur une table de métal huilé, puis refroidi sous un courant d’eau. La pâte, devenue malléable, sera longuement battue, afin d’emprisonner des myriades de bulles d’air microscopiques. Etalée, elle viendra se refermer sur un coussin de praliné. L’ensemble sera ensuite étiré en un long boudin qui sera coupé en mini portions.

Georges FORESTI, confiseur réputé installé à Bourges, invente en 1878 ce bonbon fourré, croquant et moelleux à la fois. Il le baptise « Forestines« .

En 1896, Georges FOREST confie à son successeur Georges TAVERNIER le secret de fabrication des forestines.

Vous pouvez encore en acheter dans « La maison des Forestines » à Bourges, boutique créée en 1884, surmontée d’un étonnant plafond en faïences de Gien.

La Fraise Mara des bois.

La Fraise Mara des Bois est exceptionnelle par son parfum au goût de fraises des bois et sa productivité (1 kilo par pied).

De variété remontante, elle est présente sur les étals de mai aux premières gelées.

Elle a une couleur rouge pourpre, une chair ferme et une odeur persistante.

Elle se déguste nature, en tartes et tartelettes, en sorbets, glaces, confitures, desserts à l’assiette, sautée légèrement et déglacée au vinaigre…….

Le Foin de Crau AOC.

La Plaine de la Crau se situe dans le Sud de la France (Bouches-du-Rhône). Elle forme un triangle de 52 000 ha entre Arles, Salon de Provence et Fos sur Mer.

Cette région a un climat méditerranéen. Sur les 52 000 ha de la Crau, 12 000 ha sont des prairies grâce à l’irrigation des terres.

Le Foin de Crau est le premier aliment pour animaux à possèder une AOC (décret du 31 mai 1997) avec une première récolte AOC en 1998.

Les garanties du foin de Crau AOC sont :

  • ¤ la ficelle rouge et blanche pour l’emballage du foin
  • ¤ le bon d’accompagnement obtenu à la livraison

Le foin est pressé généralement en bottes de 30 kg, mais on le trouve aussi en bottes de 200 à 400 kg.

La clientèle se compose : écuries de courses, élevages bovins, ovins et caprins (principalement pour la fabrication de fromages d’appellation).

Le Foin de crau AOC est un aliment :

  • – naturel,
  • – appétent,
  • – nourrissant,
  • – équilibré,
  • – vitaminé.

Chaque coupe possède une flore caractéristique et convient à l’alimentation de certains types d’élevage.

Les 3 coupes adaptées à chaque élevage :

1ère coupe (récolte en mai) :

  • * riche en graminées elle est réservée à la nourriture des chevaux et à l’engraissement des bovins.

2ème coupe (récolte en juillet) :

  • * elle convient parfaitement aux vaches et aux brebis, elle accroit leur performance laitière tout en maintenant leur état corporel.

3ème coupe (récolte en septembre) :

  • * riche en légumineuses et d’aspect feuillée, elle donne d’excellents résultats sur les ovins et les caprins en augmentant la production de lait.

Le foin de Crau AOC est très riche en matières minérales, riche en calcium et sodium, il a une bonne teneur en magnésium et soufre, il est pauvre en cellulose brute (meilleure digestibilité).

La production du Foin de Crau :

  • • la coupe
  • • le fanage
  • • l’andainage (mise en ligne du foin)
  • • l’emballage.