La Pomme du Limousin AOC.

Originaires de la Turquie et de l’Iran, les pommiers sont arrivés en France avec les Romains.

Ils se sont très bien adaptés au Limousin.

Jusqu’à la fin du 19ème siècle, l’alimentation des Limousins était basée sur 3 aliments : les pommes, la châtaigne et la pomme de terre.

Les pommes cultivées étaient alors des « Sainte-Germaine » (ou d’EstreReinette de Brive…).

C’est dans les années 1950 qu’arrive en Limousin la Pomme d’or. En effet la variété Golden arrive en provenance des Etats-Unis ou elle est implantée depuis plus d’un siècle.

L’association Pommes du Limousin fut créée en 1989 par André Michon en vue d’obtenir l’AOC qui arriva le 17 juin 2004.

Avant d’être une Golden, les pommes sont « du Limousin », ce qui explique le nom « AOC Pomme du Limousin« .

Le Limousin possède 3300 hectares de vergers pour un rendement de 35 à 45 tonnes/ha.

L’altitude idéale des vergers se situe entre 300 et 500 mètres.

L’aire de production concerne 100 communes réparties sur les 3 départements du Limousin (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne) ainsi que la frange orientale de la Dordogne..

La Pomme du Limousin est légèrement allongée et d’un calibre de 65 minimum.

Sa chair est blanche et ferme, sa texture croquante, juteuse et non farineuse.

www.pomme.limousin.org/

Le Porc Pie Noir du Pays Basque.

Le Porc Basque est aussi appelé Pie Noir. Il fait parti des 5 dernières races locales françaises avec le Gascon, le Blanc de l’Ouest, le Bayeux et le Limousin.

On le trouvait naguère sur l’ensemble du Pays Basque, dans une partie du Béarn et les Hautes-Pyrénées.

En 1981, frappée d’extinction, la race doit sa survie à quelques éleveurs de montagne.

Le Porc Basque se distingue par sa couleur noire et blanche. Il habite la montagne.

Il se nourrit d’herbes, de châtaignes, de glands, de pois et de fruits en saison.

Un complément en céréales (non OGM) leur est donné chaque jour.

De sa naissance (à l’extérieur sous des huttes de fougères) à 2 mois il reste avec sa mère (qui nourrit de 6 à 10 petits). Il est sevré à 2 mois, il pèse alors 20 kg.

De 2 à 14 mois : il est identifié, vacciné et tatoué. Il grandit en montagne par groupe de 40 porcs à l’hectare (même nourriture que lorsqu’il est petit).

Le Porc Basque est abattu entre 12 et 15 mois à 160 kg en moyenne.

Pour le jambon de porc (de 15 à 30 mois). Le jambon est affiné de 10 à 14 mois, il sèche au vent du Sud de la Vallée des Aldudes.

Pomme de terre Vitelotte ou All Blue.

La Vitelotte (du latin vectis) est une varièté de pomme de terre qui a une chair violette (famille des solanacées). C’est une pomme de terre oblong, cylindrique et tortueuse.

La Vitelotte est originaire de la Cordillère des Andes et du Pérou. Elle a été introduite en Europe en 1570 par les conquistadors.

En France elle se récolte de la fin de l’été jusqu’à fin mai. Sa chair violette a un léger goût de noisette et de châtaigne.

Par sa couleur, la Vitelotte est amusante à cuisiner, elle s’adapte aux salades, sautées à la poêle, en friture (chips, frites) et bien sûr en purée.

La Vitelotte contient des antioxydants capables de protéger le corps contre l’oxydation.

Pour garder sa couleur, privilégier la cuisson à la vapeur ou à l’eau.

La Pomme de Terre de Noirmoutier I.G.P (Indication Géographique Protégée).

Le 1er juillet 2020, la POMME DE TERRE DE NOIRMOUTIER vient officiellement de rejoindre la famille des produits sous indication géographique protégée (IGP), un gage de qualité et d’authenticité pour le consommateur.

Elle a un goût inimitable et une histoire unique. La célèbre pomme de terre de l’île de Noirmoutier a reçu mercredi le label d’Indication géographique protégée (IGP).  La Commission européenne récompense ainsi la « réputation » du tubercule, « construite sur plus de deux siècles d’histoire à travers l’attrait qu’elle a suscitée tant au niveau des consommateurs régionaux qu’étrangers« .

Plantée dans une terre sablonneuse, « la Noirmoutier » se distingue d’abord par son goût sucré. Elle est aussi la plus précoce des pommes de terre primeurs françaises. Des caractéristiques qui sont directement liées aux propriétés des sols de l’île, située au large de la Vendée, d’où l’attribution de ce précieux sésame.  »On est fier car on la plante et on la récole à la main« , explique Nicolas Garnier, exploitant agricole à Noirmoutier.

Il existe cinq variétés de la pomme de terre de Noirmoutier. La plus rare, la « bonnotte« , avait failli disparaître après-guerre au profit d’une variété plus rentable. Mais sa culture a été relancée dans le milieu des années 1990. Chaque année, une fête consacrée à la « bonnotte« , organisée fin avril-début mai, attire plusieurs milliers de personnes.

La Pomme de Terre de l’Île de Ré AOC.

La Pomme de Terre de l’Île de Ré a obtenu l’AOC en 1998.

La Pomme de Terre de l’Île de Ré aime les sols sablonneux et calcaires, le climat doux et ensoleillé et les vents marins de l’Île.

On la trouve à partir de fin mars sur nos marchés et elle repart aussi très vite dès fin juin.

Elle est ferme et fondante, subtilement sucrée et légère en amidon. Elle possède un goût iodé et de noisette.

Cuisinée simplement, cette pomme de terre est un régal.

Le Poireau de Créances.

Le poireau de Créances est d’une grande qualité justifiée par son IGP et son Label rouge (comme la carotte de Créances).

Nourrit des embruns marins et sols sableux de la Manche, le poireau fait partie de la cuisine familiale.

Légume d’hiver par excellence il bénéficie du climat doux de la Manche qui lui permet de rester en pleine terre et de développer la finesse de son goût (sucré avec notes de noix et de noisettes) et sa tendreté.

C’est un poireau de grande taille dont le blanc doit mesurer au moins 20 cm.

De nos jours le poireau est utilisé en gastronomie est non plus uniquement dans le très bon « poireau vinaigrette » et le potage « poireau pommes de terre », il se marie très bien avec les poissons, les coquilles Saint-Jacques, en garniture (pot-au-feu), flamiche, gratins….

Autres variètrés de poireaux :

Jaune gros du Poitou, Bleu de Solaize, Gros long du Midi, Géant Précoce, Genevilliers, Elboeuf, Monstrueux de Carantan, Malabar du Nord, Long de Mèzières, Liège……

Anecdotes :

  • * C’est à cause de sa couleur, ruban vert et croix émaillée blanche, que l’on surnomme « poireau » la décoration du Mérite Agricole créée en 1883.
  • * Faire le poireau ou poireauter : rester planter là à attendre.

Le Poivre Cubèbe (poivre à queue) – Indonésie (Java).

Le poivre cubèbe, piper cubeba, est un poivre très rare originaire d’Indonésie et plus précisément de l’île de Java.

Le poivre Cubèbe se distingue des autres poivres par son petit appendice semblable à une queue auquel il doit son surnom de « poivre à queue ». Après séchage, les baies prennent une teinte noire et deviennent rugueuses sous le doigt, comme striées.

Les baies de poivre cubèbe sont connues depuis longtemps par les chinois qui les utilisaient à des fins médicinales pour lutter contre les problèmes respiratoires.

Le poivre cubèbe a traversé le monde oriental avant d’arriver en Europe au Moyen-âge où il fut reconnu de nouveau pour ses vertus médicinales. Outre son action sur les voies respiratoires, le poivre cubèbe serait un stimulant de l’organisme et un antiseptique.

Il fut peu utilisé en cuisine en Europe et reste encore rare aujourd’hui, même si l’engouement récent pour les épices tend à mieux le faire connaître des amateurs de poivre et du grand public. Il a une saveur légèrement mentholée, citronnée et de camphre. Il dégage une grande fraîcheur lors de la dégustation.

Au Maroc par contre, il est d’usage courant puisqu’il est souvent introduit dans le mélange d’épices Ras-el-hanout.

Il est utilisé pour les poissons, volailles, plats de légumes et également en sorbets pour des accords mentholés.

Pistacchio verde di Bronte (pistache verte de Bronte) AOP (Sicile Italie).

La culture de la pistache verte de Bronte remonte entre les VIII° et IX° siècles (elle fût introduite en Sicile par les Arabes). Les terrains volcaniques et le climat méditerranéen subtropical confèrent au pistachier des qualités qui donnent un fruit unique en son genre, couleur verte intense, de forme allongée, de saveur aromatique et avec une haute teneur en acides gras mono insaturés.

Sa zone de production se situe entre 400 et 900 mètres sur 3 communes de la province de Catane en Sicile : BronteAdrano et Biancavilla, petites villes blotties au pied de l’Etna.

La dénomination AOP obtenu le 13 janvier 2010,  Pistacchio verde di Bronte est réalisée à partir de pistachiers de l’espèce Pistacia vera appelée également Bianca ou Nostrace. La pistache verte de Bronte est également appelée l’Or vert de Sicile.

La pistache verte est un ingrédient typique de la pâtisserie sicilienne comme la cassata.

A Bronte elle entre dans la composition de préparations comme le pesto de pistache, la glace  à la pistache, les biscuits pistaches, les nougats et la tourte Fedora.

Le Pissenlit de Montmagny.

Le pissenlit de Montmagny (commune du Val-d’Oise en Île-de-France) est réputé pour son cœur fourni ainsi que pour sa légère amertume.

En cuisine il faut attendre le 18ème siècle pour trouver sa présence dans les livres. Sa culture maraîchère devient importante au 19ème siècle ou il représente un tiers des salades vendues dans la capitale. Le pissenlit de Montmagny devient alors incontournable avec son cœur fourni, sa feuille dentelée verte et son amertume.

A Montmagny, l’urbanisation a chassé les maraîchers, dans les plaines de Cergy, on n’a jamais cessé de cultiver ce pissenlit local. « Le Montmagny est vraiment le pissenlit le plus facile à faire pousser.

Et pourtant, cette plante réclame beaucoup de temps, de savoir-faire et de patience. Semé d’abord à plat, en mai, le pissenlit est ensuite « butté » (entouré d’un petit monticule de terre). Ainsi protégé, il blanchit. C’est ce qui lui confère son caractère tendre, contrairement aux pissenlits que l’on cueille à l’état sauvage, et qui ne restent fondants qu’à l’état de très jeune pousse. En janvier, le pissenlit est récolté à la main. « Ensuite on enlève une à une les feuilles abîmées ».

Accompagner de lardons, croûtons, jambon,  oeufs pochés ou mollets, déglacés aux différents vinaigres, le pissenlit ce prête à de multiples recettes pour des salades d’hiver très appréciées des connaisseurs.

Le Pintadeau de la Drôme (IGP).

Le Pintadeau de la Drôme a obtenu l’IGP (Indication Géographique Protégée) le 11 mai 2010, c’est la seule IGP pintadeau en Europe. Son élevage remonte à la fin du 19° siècle.

Le Pintadeau de la Drôme présente un plumage gris, bleuâtre et des pattes foncées. L’élevage du pintadeau de la Drôme ne peut être réalisé que dans 256 communes de la Drôme, dont l’altitude moyenne est inférieure à 500 mètres. Le climat ensoleillé et venté, ainsi que la nature des sols filtrant l’eau, favorisent durant la journée la sortie des pintadeaux en volières. 

Treize pintadeaux au mètre carré (m²) avec accès à une volière dont la surface doit être le double de celle du bâtiment et une hauteur minimum de 2 mètres.

Ce mode d’élevage confère à la viande un caractère « sauvage » se traduisant par une intensité du goût plus prononcée et une texture plus ferme et fibreuse.

C’est une volaille à croissance lente, d’un poids moyen vif de 1,750 kg (+ ou – 450 grammes). Son alimentation est finie avec ajout de pépins de raisins à partir de la 10ème semaine. L’âge d’abattage se situe entre 87 et 100 jours. On compte 130 éleveurs pour 70 000 pintadeaux par semaine.