Patranque (Auvergne).

La patranque ou patrenque est une spécialité culinaire rurale traditionnelle du Cantal, en Auvergne, à base de pain et de tome fraîche.

Cette spécialité ne doit pas être confondue avec la truffade cantalienne ou avec l’aligot et le retortillat de l’Aubrac, proches parents à base de pommes de terre et de tome fraîche de Cantal ou de Salers apparus à la suite de la généralisation du tubercule au XIXe siècle.

Le pain de seigle ou froment est en général rassis et est trempé dans du lait ou du bouillon avec le fromage.

Après égouttage, la préparation est travaillée dans une poêle avec du beurre et de la tome fraîche. Des oignons, de l’ail et une persillade peuvent être ajoutés.

Palmarès du Championnat du monde de Pâté-croûte 2021.

La 12ème édition du Championnat du Monde de Pâté-Croûte s’est déroulée le 29 novembre à l’Abbaye Paul Bocuse de Lyon. Lors de cette finale, 13 candidats, issus de différentes épreuves de sélection, en France et au Japon, se sont affrontés devant un jury présidé par Davy TISSOT (MOF et lauréat du Bocuse d’Or 2021 en septembre dernier).

Kohei Fukuda

Vainqueur de l’épreuve de la sélection Asie, Kohei FUKUDA de Takara Shokuhin Kogyo Bütz Delicatessen à Tokyo a remporté le titre de Champion du Monde de Pâté-Croûte lors de la Finale avec un pâté-croûte traditionnel à base de : Canard challandais, Foie-gras, Pintade, Langue de bœuf, Gorge de porc, Foie de volaille, Porto rouge, Cognac, Pistache, Consommé de canard au vin rouge.

Palmarès du Championnat du Monde de Pâté Croûte 2021 :

  • 1er Prix Chapoutier : Kohei FUKUFA – Takara Shokuhin Kogyo Bütz Delicatessen – Tokyo.
  • 2ème Prix 6ème Sens : Damien RAYMOND – So Good Traiteur – Divonnes les Bains (01).
  • 3ème Prix Anahome : Yoichi NAKAAKI – A table – Tokyo.
  • Prix Mumm de la Confrérie du Pâté-Croute : Olivier NICOLLAU – Restaurant Arraditz – Lescar (64).
  • Prix Moreteau de l’Elégance : Gregory FAYE, Hôtel Place d’Armes – Montréal.
  • Prix Rougié Richelieu : Ange LELIEVRE – Four Seasons George V – Paris.
  • 4ème ex-aequo :
  • Julian FISTOS – Restaurant La Côte d’Or Relais Bernard Loiseau à Saulieu.
  • Emeline AUBRY – L’Atelier Emeline Aubry à Paris.
  • Olivier HORVILLE – Maison Verot à Ivry sur Seine.
  • Frédéric LE GUEN-GEOFFREY – Fédération Nationale de Travaux Public (Michel Sarran) Paris.
  • Alexis TROLLIER – Boucherie Trollier à Lyon.
  • Thierry LARRALDE – La Cantine du Troquet Dupleix à Paris.
  • Jérémie CRAUSER – Charcuterie Crauser & Bello à Lyon.

Podium 2021

Paupiette.

La paupiette est une préparation réalisée avec une fine tranche de viande (escalope de veau), garnie de farce puis enroulée.

Elle peut être bardée puis pour finir ficelée ou maintenue avec des bâtonnets en bois.

Elle est braisée à court mouillement (parfois poêlée).

Par analogie, on confectionne des paupiettes de chou, de volaille ou de poissons.

Autre nom : oiseau sans tête (en Belgique).

Poutine (Canada – Québec).

La poutine (mixture étrange) est un plat de la cuisine québécoise composé, dans sa forme classique, de trois éléments : des frites, du fromage en grains (cheddar) et de la sauce brune.

La poutine tire son origine du Centre-du-Québec à la fin des années 1950.

Plat longtemps ridiculisé et utilisé pour représenter de manière caricaturale, voire péjorative, la société québécoise, la poutine est maintenant en vogue, et même célébrée, à l’extérieur des frontières du Québec.

La poutine est en quelque sorte le plat traditionnel national du Québec. Très prisé en hiver par grand froid, il a le mérite de bien caler les estomacs.

Pétafine (Dauphiné – Drôme et Isère).

La pétafine est une spécialité du Dauphiné, faite de petits fromages fermiers de chèvre ou mi-chèvre. Ils sont bien égouttés, mais non secs, pétris avec un levain (fromages secs trempés dans du lait chaud), puis additionnés d’huile, de fine champagne ou de marc et d’un peu d’anisette, salés et poivrés.

La pétafine doit macérer dans un pot au moins un mois, sa puissance de goût augmente avec le temps.

Croustillant au gorgonzola et pignons de pin, mâche aux pignons torréfiés et clémentine de Corse confite.

Recette pour 6 personnes :

  • Torréfier 120 grammes de pignons de pin (poêle chaude, légère coloration des pignons. Réserver.
  • Couper 6 morceaux de 35 grammes de gorgonzola. Réserver.
  • Partager en deux 3 feuilles de brick. Les beurrer au pinceau sur les 2 faces.
  • Placer au centre des feuilles, le fromage et 10 grammes de pignons. Replier en forme de bonbon.
  • Préchauffer le four à +220°C.
  • Laver et égoutter de la mâche.
  • Enfourner les croustillants (coloration modérée).
  • Assaisonner la mâche selon le goût.
  • Dresser sur assiettes : croustillant, bouquet de mâche parsemée de pignons torréfiés, clémentines de Corse confite (voir article).

Déguster en fin de repas ou en petite entrée.

Poulpe grillé, gingembre frais et pesto genovese.

Recette pour 6 personnes :

  • Rincer 3 tentacules de poulpe à l’eau froide. Les cuire dans un court-bouillon pendant 1 heure. Laisser refroidir dans la cuisson.
  • Parer légèrement et couper les tentacules en 2 dans la longueur.
  • Éplucher et émincer finement 80 grammes de gingembre frais.
  • Faire mariner les tentacules avec le gingembre émincé et de l’huile d’olive et du pesto genovese (voir article).
  • Griller le poulpe en le retournant régulièrement.
  • Dresser en verrines porcelaine blanche (genre tajine), finir avec un peu de pesto.

Déguster en amuse-bouche.

Pet-de-nonne.

Le pet-de-nonne est un beignet de pâte à choux de la taille d’une noix, cuit dans un bain de friture pas trop chaude. Il donne une boulette légère et très gonflée d’où son nom.

Les pets-de-nonne (également appelés beignets venteux) se servent bien dorés, chauds et saupoudrés de sucre et éventuellement avec une sauce aux fruits.

Ils peuvent être aussi fourrés de crème ou de confiture après cuisson.

Les pets de nonne, saupoudrés de sucre et de cannelle, sont notamment une spécialité de Baume-les-Dames, en Franche-Comté.

Plus largement, les pets-de-nonne sont traditionnellement consommés dans l’est de la France, en Belgique et en Allemagne, particulièrement en période de carnaval.

Pétéram (Luchon – Haute-Garonne).

Le pétéram est une spécialité ancestrale du pays de Luchon, c’est une potée de tripes qui comporte pieds, ventre et fraise de mouton ou/et de veau, des morceaux de porc et des légumes cuits dans un vin blanc sec et elle est relevé d’un verre d’Armagnac.

Ce mets de tripes des Pyrénées se compose outre celles-ci, de panse, de fraise et de pieds d’agneau, sinon de veau, ou du mélange des deux, ainsi que de jambon cru, d’un jarret de porc, de lard ou de ventrèche. Pour les légumes, il lui faut des oignons, carottes, aulx, tomates et pommes de terre. Le tout doit être mouillé de vin blanc de Gaillac ou de tout autre vin blanc sec et d’un  verre d’Armagnac. L’assaisonnement nécessite sel, poivre, piment d’Espelette, branche de céleri, bouquet de thym, feuilles de laurier et bouquet garni.

Magret fumé mariné et pruneau d’Agen.

Recette pour 15 pièces :

  • Tailler finement 15 tranches de magret fumé en laissant une partie de la graisse.
  • Faire mariner les les tranches avec un peu d’Armagnac.
  • Réserver au frais.
  • Dénoyauter 15 pruneaux d’Agen.
  • Préchauffer le four à +200°C.
  • Enrober les pruneaux avec les tranches de magret fumé.
  • Enfourner à four chaud pendant 5 à 6 minutes.
  • Dresser 3 pruneaux par personne en verrines bambou.

Déguster en amuse-bouche.