Ravioles du Dauphiné.

Les ravioles sont une spécialité régionale du Dauphiné.

Les ravioles du Dauphiné bénéficient d’un Label Rouge depuis 1998.

De nos jour, la raviole est reconnue comme un produit du terroir de très haute qualité et on la trouve sur les tables des plus grands chefs.

La raviole du Dauphiné est produite sur une zone géographique limitée, à cheval sur les départements de l’Isère et de la Drôme.

La raviole trouve ses origines dans la cuisine de l’antiquité romaine.

De rissole à cette époque, elle devient raviole au XIII° siècle en période de Carême (la viande est remplacée par des légumes : la rave dans la farce).

A la fin du XIX° siècle, à Romans, on remplace les raves par du fromage.

Peu à peu, la raviole évolue pour aboutir à la formule d’aujourd’hui : pâte de farine de blé tendre, oeuf et eau qui entoure la farce à base de Comté, fromage blanc et persil.

Au début du XX° siècle, se sont des « ravioleuses » professionnelles qui les fabriquent de fermes en fermes. Elles fabriquent des grosses de ravioles qu’elles disposent dans un panier (corbeille) spécial la « gavagne« .

La grosse est une unité qui remonte au Moyen-Age et représente 12 douzaines soit 144 unités. Trois plaques de 48 petites ravioles correspondent à la portion d’une personne.

Le XX° siècle marque le début de lexpansion de la raviole avec les premières machines à ravioles mises au point par Emile Truchet.

De nombreuses recettes existent :

  • ¤ Ravioles au Saint Marcellin, au Roquefort, au fromage de chèvre, au Gorgonzola, au Parmesan et aubergines, aux cèpes, aux escargots, au basilic, au foie gras, aux asperges, aux Saint-Jacques, au saumon, feuilleté de ravioles, gratin …

La Rhubarbe.

La rhubarbe (famille des polygonacées)  est originaire d’Asie (Sibérie), elle peut mesurer jusqu’à 1 mètre de hauteur.

Les Chinois et les Russes l’utilisent depuis 5 000 ans.

Seules les tiges, appelées pétioles sont comestibles, les feuilles (limbes) sont toxiques (acide oxalique). La rhubarbe est riche en fibres et en vitamines C et B.

Il existe plusieurs variétés selon la couleur :

  • – les rougeâtres : Canada Red et Macdonald,
  • – plus ou moins vertes : Victoria

En France, elle est récoltée d’avril à juillet (Picardie, Normandie et Alsace). En hiver, elle nous arrive des Pays-Bas.

La Grande-Bretagne en produit de nombreuses variétés depuis très longtemps.

A l’achat, choisir des pétioles épaisfermes et pleins, sans flétrissures ni tâches. En brisant la tige, la cassure doit être nette et la sève s’écoule.

Elle se marie très bien avec les fraises, fraises des bois, framboises et autres fruits rouges ainsi que la pomme.

Elle est également dégustée crue ou cuite comme légume.Cuite elle se consomme en compote, confiture, chutneys, crumble, tartes diverses (meringuée en Belgique), en sorbets divers.

La rhubarbe a une grande place dans la gastronomie britannique.

En Pologne elle est cuisinée avec des pommes de terre.

En Afghanistan avec des épinards et en Iran dans un ragoût d’agneau.

En Italie, elle entre dans la fabrication d’une liqueur très appréciée le Rabarbaro Zucca.

Le Sel de mer (sea salt) de Maldon (Angleterre).

La ville de Maldon se trouve dans le comté d’Essex (Est de l’Angleterre), estuaire de Blackwater.

Blackwater dérivé du mot « brackwater » (eau salée).

Le secret de sa fabrication remonterai à 2000 ans:

  • L’eau de mer est chauffée dans de grandes cuves pour la faire évaporer jusqu’au point de précipitation du sel.
  • Il est très blanc parce que le chauffage permet de faire monter l’écume en surface et elle est retirée.

Il est beau à voir (blancheur extrème, grains pyramidaux, paillettes) et très bon en goût. Plus iodé que le sel de Guérande. Il faut le goûter pour vraiment comprendre le plus gastronomique (merci Jean-Jacques).

Speck dell’Alto Adige – IGP (Italie).

Le Speck est un jambon cru légèrement fumé et assaisonné entre autres au genièvre. Il est originaire d’Italie (Haut-Adige) et d’Autriche (Tyrol).

Le Speck est obtenu de la cuisse non grasse et désossée du porc selon un procédé artisanal.

Les premiers récits historiques sur le Speck dell’Alto Adige remontent au début du XIV° siècle.

Le Speck est salé à la main 10 à 20 jours dans des cuves appelées « Surwanne« .

Le fumage est effectué à une température inférieure à + 20°C, puis le speck est accroché à des bâtons de bois de type résine (les Asen).

La maturation (séchage) est de 22 semaines minimum avec une aération suffisante.

Le marquage au feu avec la mention « Speck Alto Adige IGP » ou en allemand « Südtirol ggA » et alors fait.

Son poids est de 4,5 kg environ avec une teneur de sel de 2% maximum.

Le Speck se consomme à une température ambiante pour mieux apprécier sa saveur.

Moins fort que les jambons fumés du Nord de l’Europe et plus affirmé que ceux de méditerranée.

Dans la région de Bolzano, il est dégusté en fines tranches avec des pommes de terre et des oeufs , ou en tranches plus épaisses avec du fromage et des tomates servis sur un plateau de bois.

Le Tamarin.

Le tamarin est le fruit du tamarinier qui tire son nom de l’arabe tamar hindi qui signifie datte indienne.

C’est un fruit tropical qui provient de l’Inde qui est de nos jours consommé dans le monde entier. Il est formé de gousses (marron) qui rappelle un haricot, l’intérieur se compose d’une pulpe qui entoure des graines (gros pépins très durs). Sa saveur acidulée est agréable, on le consomme en jus, pâte de fruits et il est un élément classique de la cuisine indienne (massalas).

Utilisations :

  • – tel quel au Brésil,
  • – en infusions (roulés en boules) en Egypte,
  • – en chutneys avec d’autres fruits (mangue verte, menthe) à l’Île Maurice, ou en jus avec du sucre de canne roux ou blond (tamarinade),
  • – en sirops et rhum arrangé à la Réunion,
  • – en confiserie  salée, acide et épicée (tamarindo) au Mexique et Amérique latine
  • – en sirops, confitures et punchs aux Antilles françaises,
  • – plats et sauces piquantes en Thaïlande, Cambodge et Birmanie,
  • – en condiment avec le poisson (thiéboudienne) au Sénégal.

Le Rouget-Barbet.

Le rouget-barbet fait partie de la famille des Mullidés, c’est un poisson demi-gras.

Il vit sur les fonds rocheux ou sableux. Sa taille va de 23 à 33 cm (40 cm maximum).

Le rouget-barbet est pêché du printemps à l’automne à l’aide de chaluts de fonds (en Bretagne à l’aide de filets maillants dits « filets à rougets« ).

On distingue deux types de rouget-barbet en France :

  • ♦ le rouget-barbet de roche (ou surmulet) le meilleur.
  • ♦ le rouget-barbet de vase.

Le rouget-barbet possède une longue paire de barbillons mentonniers et une tête fine (à l’opposé du rouget grondin), il a 2 nageoires dorsales séparées. Sa couleur va du rose à l’orangé parfois rougeâtre.

Le rouget-barbet de vase a le front plus busqué que le rouget de roche, il possède 3 écailles au dessous de l’oeil et la première nageoire dorsale incolore, le rouget de roche a 2 écailles et la 1ère nageoire dorsale striée de brun et jaune.

Le rouget-barbet est commercialisé frais, entier et souvent vidé, c’est un poisson fragile. Les petits rougets-barbet ne se vident pas, les plus gros peuvent se fileter. De nos jours, on trouve des filets de rougets surgelés de bonne qualité si l’on respecte le mode de décongélation.

Préparations :

– griller, filets avec ratatouille froide ou chaude, à l’huile d’olive, au pistou, sur tarte feuilletée et légumes provençaux, dans la bouillabaisse, en soupe de poissons…

– le foie du rouget-barbet est apprécier par certains simplement tartiné sur un très bon pain grillé.

Les ris de veau.

Les ris de veau et d’agneau sont des abats blancs, formés par une glande « le thymus », située à l’entrée de la poitrine, devant la trachée.

Le ris disparaît à l’âge adulte. Le ris se compose d’une partie allongée, la gorge et d’une partie ronde et arrondie la noix. Pour le veau, le ris sert à digérer le lait.

Le ris de veau est le « roi » noble des produits tripiers. Il faut le choisir d’un blanc nacré.

Le ris de veau se conserve mal, le consommer rapidement.

Faire dégorger les ris de veau dans de l’eau fraîche (limoner) pour ôter les tâches de sang.

Blanchir les ris de veau quelques minutes et les refroidir dans de l’eau avec des glaçons pour les raffermir.

Enlever les membranes qui l’entourent et le réserver sur un linge sous presse.

Le ris de veau est très riche en vitamine C.

Les ris de veau peuvent être sautés, braisés, grillés, apprêtés en gratin, brochettes, escalopes, feuilletés, beignets…

Le Topinambour.

Le Topinambour est une plante vivace très rustique, résistante au froid, de la famille des Astéracées. Il est cultivé comme légume pour ses tubercules.

Le nom topinambour vient de la francisation du nom d’une tribu du Brésil, les Topinamboux (tupinambas).

Ses tubercules ont une forme mamelonnée très irrégulière, arrondie ou ovale, amincie à la base. Les tubercules sont recouverts d’ »écailles » brunes rosées.

Sa consommation en tant que légume de rationnement souvent mal cuit et cuisiné sans matière grasse lors de la Seconde Guerre Mondiale à laissé de mauvais souvenirs. En effet, tout comme le rutabaga, il n’était pas réquisitionné comme la pomme de terre.

Il existe différents variétés de topinambours : PatateViolet de RennesSakhalinski rougeRouge du Limousin ou Fuseau.

Les topinambours se consomment cuits : en salade, frits, en purée, sautés, en garnitures composées; crus : en crudités (râpés ou émincés).

La saveur des topinambours se rapproche de celle du fond d’artichaut et du salsifis.

Autres noms : artichaut de Jérusalem, truffe du Canada, poire de terre, soleil vivace.

La viande des Grisons.

La viande des Grisons vient à l’origine du Canton des Grisons dans les Alpes Suisse, où elle était fabriquée comme provisions pour l’hiver.

Le séchage permet la conservation de la viande. La viande est réalisée à partir de boeuf séché.

La viande des Grisons est légère et facile à digérer.

Déjà dans les temps anciens, la viande des Grisons n’était pas seulement une nourriture calorique fortifiante qui aidait les paysans, les pâtres, les passeurs et les chasseurs dans leurs dures activités, mais c’était également une gourmandise et un point culminant lors des repas de fêtes de famille.

La viande des Grisons est un label de fabrication et une marque déposée (donc seule celle fabriquée dans le Canton des Grisons a le droit à l’appellation).

FABRICATION

Lors de la fabrication, la viande des Grisons perd environ la moitié de son poids initial.

Il faut trois douzaines de phases de fabrication pour obtenir la viande des Grisons.

Premières étapes :

  • ♦ Des morceaux maigres de la cuisse de boeuf auquels on ajoute du sel, des herbes des Alpes et un mélange d’épices (tenu secret), superposés par couches et conservés dans le récipient de 3 à 5 semaines à 0°C environ.
  • ♦ Chaque semaine, l’ordre des couches est changé afin de répartir le sel et l’assaisonnement. Lors de ces premières phases, une perte d’eau s’opère et la viande prend un aspect parallépipédique.

Phases suivantes :

  • ♦ La viande est enveloppé dans des filets, elle est séchée à l’air libre jusqu’à 17 semaines entre +9°C et +14°C (air pur des montagnes et des forêts grisonnes). Les morceaux sont régulièrement pressées des 2 côtés pour répartir l’humidité.
  • ♦ Le tout est accomplit comme naguère en grande partie par le travail manuel.

La manière traditionnelle est de couper la viande des Grisons (Bündnerfleisch) transversalement aux fibres en tranches très minces.

Cette viande s’accompagne de pain, poivre du moulin et d’un bon verre de vin rouge. Elle est aussi très appréciée avec les fondues et les raclettes, avec les fruits : pommes, poires ou comme le jambon cru avec le melon ou la figue.

Les amateurs suisses l’aiment découpée en petits cubes et ajoutée à la soupe à l’orge.

Quernons d’Ardoise d’Angers.

La rencontre complice entre un artisan chocolatier (René Maillot en 1966 à La Petite Marquise à Angers) et l’Anjou, qui voit naître l’ardoise, noble pierre qui revêt avec élégance les toitures depuis des siècles.

Fasciné par le travail des ardoisiers et l’inimitable bleu de cette roche, ce maître chocolatier angevin a créé une confiserie qui lui rend hommage.

Cet orfèvre gourmand a mis tout son talent dans le savoureux équilibre de ce chocolat bleu.

Imaginez la plus fine des nougatines, savante association d’amandes et de noisettes, caramélisées et recouvertes ensuite d’une couche de chocolat bleuté.

Les gourmands croquent à pleines dents ce petit carré. Les esthètes laissent d’abord fondre doucement la couche de chocolat et réjouissent ensuite leurs papilles de la tendre et croustillante nougatine.

Il y a toujours assez de Quernons d’Ardoise dans une boîte pour varier les plaisirs…

Dégustez-le comme il vous plaira : seul, ou bien avec une tasse de café.

Un Quernon d’Ardoise est toujours un moment de bonheur à partager !

Du bloc de schiste appelé  » Quernon « , le fendeur extrait les ardoises qui couvrent les maisons angevines.

Il est composé de nougatine caramélisée aux amandes et aux noisettes, enrobée d’un chocolat bleu, imitant dans sa forme et sa couleur le morceau d’ardoise.