Gâteau de goumeau (Franche-Comté).

On l’appelle, selon les régions, la galette au goumeau, la tarte au quemeau, le papet ou encore le tourché. Ce dessert traditionnel franc-comtois se déguste avec le café ou le thé. Il est, en Franche-Comté, un incontournable des « 4 heures » du dimanche après-midi.

Avec sa croûte briochée dorée et son large disque jaune bouton d’or, la galette au goumeau ne passe pas inaperçue sur les comptoirs des boulangeries franc-comtoises. Son nom viendrait du verbe franc-comtois goumer qui signifie humecter, imbiber. C’était au départ la tarte du pauvre, sans fruits, juste recouverte d’un mélange d’œufs de crème et de sucre.

Cette sorte de tarte au flan se retrouve donc sous plusieurs appellations et variantes. Il en existe plusieurs recettes, sur fond de pâte briochée mais aussi de pâte feuilletée ou de pâte à choux. Elle est parfois aromatisée à la vanille mais existe aussi à la fleur d’oranger. Dans les départements du Doubs et du Jura, elle apparaissait à l’occasion de la Pâques, ou lors de fêtes patronales. Elle permettait aussi de tirer les rois pour célébrer L’Épiphanie, le 5 janvier. Aujourd’hui, elle se consomme toute l’année.

Koumis – Koumys (Asie Centrale).

Le Koumis (koumys), est une boisson à base de lait fermenté de jument ou de chamelle, originaire d’Asie Centrale. Comprenant un faible dosage d’alcool, son goût très particulier est fort et fumé. Cette boisson peut se conserver jusqu’à deux semaines, son goût pouvant alors devenir beaucoup plus fort.

La tradition veut que, si l’on entre dans une yourte, l’habitant en offre un bol à ses invités.

Gâteau des Rois.

Le Gâteau des Rois est une pâtisserie traditionnelle de l‘Épiphanie. À cette occasion, un roi ou une reine est désigné par le hasard, grâce à un fève glissée dans le gâteau.

C’est à partir du Moyen Âge que le gâteau des Rois fut associé à la fête de l’Épiphanie. Sous la Révolution, sans succès, on tenta de le remplacer par un gâteau de l’Égalité ou de la Liberté.

De nos jours, il existe en France deux traditions pour le gâteau des Rois :

  • dans le Nord, à Lyon et dans la région parisienne, c’est une galette feuilletée, fourrée de frangipane
  • dans le Sud, c’est un gâteau brioché, souvent garni de fruits confits ou parfumé à l’eau-de-vie ou à la fleur d’oranger.

Quant à la fève, elle est remplacée par une figurine en porcelaine.

Cerisette.

La cerisette est une boisson fermentée à base de jus de cerise. Sans être une liqueur, comme le guignolet ou le marasquin, c’est une boisson rafraîchissante et légèrement alcoolisée.

La cerisette du Morvan est un bonbon fourré, spécialité de Cosne-sur-Loire (Nièvre).

Koulibiac – Coulibiac (Russie).

Le Koulibiac est un «  pâté en croûte  » farci de viande ou de poisson, de légumes, de riz et d’œufs durs. C’est une spécialité russe, connue en France depuis le XIXème siècle.

De tradition le Koulibiac était à base de chou et de semoule de sarrasin, sous une croûte de pâte levée, on y ajoutait des œufs durs, du poisson cuit et du vésiga (moelle de l’esturgeon), élément indispensable à un vrai koulibiac (coulibiac).

Le koulibiac est généralement cuit comme un pâté Pantin (sans moule), les moules traditionnels sont en terre cuite en forme de poisson.

Koulibiac de saumon

Gâtis (Rouergue).

Le Gâtis est une spécialité du Rouergue à base de pâte à pain, elle a été créée vers 1900 à Saint-Afrique par Léonie Cazes.

Aujourd’hui, le Gâtis est fait d’un boule en pâte à brioche au centre de laquelle on enfonce un mélange de Laguiole et de Roquefort ou Roquefort et Cantal, et que l’on recouvre d’une tranche de Laguiole ou de Cantal.

Les brioches reposent pour lever, puis sont dorées à l’œuf et cuites au four.

Kounafa (Orientale).

Le Kounafa est une pâtisserie orientale, faite de couches superposées de longs fils de pâte rissolés dans du beurre ou de l’huile de sésame, alternées avec des amandes et des noisettes pilées avec du sucre. La pâtisserie est arrosée après cuisson d’un sirop épais au citron et à l’eau de rose. de nombreuses variantes existent (Lakhana, Basma, Gouch).

On retrouve un gâteau analogue avec le Kadaif turc, associant de long vermicelles de pâte et des noix pilées, fortement imbibés de sirop épais.