Oreiller de la Belle Aurore (Lyon).

L’Oreiller de la Belle Aurore est un pâté en croûte carré. Il est dédié à la mère de Anthelme Brillat-Savarin, Claudine-Aurore Récamier.

L’oreiller est fait de deux farces :

  • une de veau et de porc,
  • l’autre de foie de volaille, de perdreau, de truffes et de champignons,

auxquelles sont ajoutés des filets de noix de veau marinés, des aiguillettes de perdreau rouge et de canard, un râble de lièvre, des blancs de poulet et des ris de veau.

Oreillettes (Languedoc – Montpellier).

Les oreillettes sont des beignets de pâte, ils sont originaires du Languedoc et traditionnels à l’époque du carnaval.

Elles sont réalisées avec une pâte sucrée et découpées en rectangles fendus au centre (une extrémité est parfois inséré dans l’entaille). Puis elles sont frites (croustillantes) dans un bain de friture. Les oreillettes de Montpellier sont parfumées au rhum et zestes d’orange ou de citron.

Hélène DARROZE – restaurant H. Darroze at Connaugth à Londres (Angleterre).

En 2008, le légendaire Connaught Hôtel, logé dans le prestigieux quartier de Mayfair, recherche un chef français pour diriger ses fourneaux et renouer avec la tradition d’une cuisine française, et se tourne alors vers Hélène Darroze qui relève le défi et prend la responsabilité des cuisines du mythique hôtel. Nait ainsi « Hélène Darroze at the Connaught », qui est couronné d’une première étoile au guide Michelin dès 2009, quelques mois après son ouverture puis d’une deuxième en 2011.

Fidèle à sa philosophie, Hélène Darroze réalise au sein du restaurant une cuisine qui fait la part belle aux produits, qu’ils soient de ses Landes natales ou du Pays Basque, régions où elle a grandi, ou des îles Britanniques. Cette cuisine, inspirée par ses racines, mais aussi ses voyages, ses rencontres et bien sûr son lien fort avec le Royaume Uni, est remarquablement exécutée par le chef Marco ZAMPESE assisté d’une équipe de 15 personnes et mise en scène par Mirko BENZO et ses collaborateurs dans la prestigieuse salle de restaurant aux boiseries classées du Connaught, récemment rénovée par Pierre Yovanovitch.

Marco Zampeze et Mirko Benzo entourent Hélène Darroze

Des menus personnalisés à la salle à manger astucieusement conçue, Hélène Darroze au Connaught est une expression élégante de l’artisanat. Dans ce restaurant trois étoiles Michelin, chaque plat est issu de produits de saison issus des agriculteurs, des fabricants et des producteurs soigneusement choisis par Hélène Darroze. Et chaque menu est le reflet des goûts personnels, car les chefs transforment les ingrédients sélectionnés en œuvres originales d’art culinaire.

Spécialités :

  • Pigeon du Périgord à la betterave et orange sanguine – Crabe en coquille – Ravioles aux cèpes de Bordeaux au jambon basque – Saint-Jacques XXL rôties dans leur coquille, cappuccino de parmesan et truffe blanche d’Alba – Venaison de chevreuil, côte et filet aux légumes et fruits d’automne, sauce Grand Veneur, émulsion de stilton – Chipirons sautés au confit de tomate et chorizo à la basquaise – Bar poché au kombu – Huîtres en tartare au caviar d’Aquitaine, velouté aux cocos du Béarn – Praliné aux noix, chocolat crémeux, écume de citron et gingembre – Chocolat à la marsan – Vacherin glacé aux fruits exotiques, fruits de la passion, citron, parfait gingembre, fine meringue et gelée malibu.

Franck GIOVANNINI – restaurant Hôtel de Ville à Crissier (Suisse).

Franck GIOVANNINI est un chef suisse né le16 avril 1974 à Tramelan (Jura bernois).

Franck Giovannini fait son apprentissage à l’Auberge de la Couronne (Apple) avec le chef Claude Joseph. En 1993, il travaille au Canada au Dean Ross Catering à Victoria et ensuite avec le chef Gray Kunz à l’Hôtel St Régis à New-York.

Premier retour en Suisse se fait en 1995 où il est recruté par Frédy Girardet à l’Hôtel de Ville à Crissier pendant 4 ans.

Nouveau retour à Crissier (après 1 an aux États-Unis), comme second de Benoît Violier avec Philippe Rochat comme chef. En 2012, Franck Giovannini de vient le chef de Benoît Violier.

En 2016, après le décès de Benoît Violier, il devient chef des cuisines et garde les 3 étoiles étoiles Michelin après Frédy Girardet, Philippe Rochat et Benoît Violier.

Franck Giovannini a été 2 fois candidat Suisse au Bocuse d’Or : Bocuse de Bronze en 2007 et Prix Poisson en 2011. Il est le Président de l’Académie Suisse du Bocuse d’Or.

Livres :

  • 5 Saisons chez vous (Edition Favre)
  • Partage avec Frédy Girardet et Edgard Bovier

Spécialités :

  • Turban de langoustine et topinambours croustillants, nage corsée au Diolinoir de la côte – Noix de Saint-Jacques caramélisées au géant d’Italie, panais et câprons au Dézaley – Agneau de lait des Hautes-Alpes frotté à la moutarde de Syrha, ravioles gourmandes d’épaule aux aromates – Cardons de Crissier parfumés au diamant noir de Provence, pousses d’épinards et bouillon lacté au Verdelho – Œufs en surprise à l’or blanc du Piémont, pousses d’épinards et éclats de céleri – Coque givrée de mangue sicilienne et fruits de la passion, chair de coco flambée au vieux rhum – Bouchées givrées de chocolat pura origine et agrumes soigneusement acidulés – Fines tartelettes de poire Williams valaisiennes, crème glacée coco et huile de pistache.

Orloff (selle de veau).

Orloff est le nom d’une recette traditionnelle de la selle de veau braisée, tranchée, fourrée de purée de champignons et d’oignons, avec des lames de truffe, puis reconstituée, nappée de sauce Maintenon, poudrée de parmesan et glacée au four.

Ce plat fut sans doute mis au point par Urbain Dubois, qui, dans la première moitié du XIXème siècle, resta au service du prince Orloff pendant plus de vingt ans.

La garniture Orloff pour grosses pièces boucherie comprend du céleri braisé (ou darioles foncées de branches de céleri braisé et garnies de purée de céleri), des tomates, des pommes château et des laitues braisées.

Restaurant Sketch à Londres (Angleterre) – Pierre GAGNAIRE et Johannes NUDING.

Sketch : Une étonnante demeure citadine du 18e s. pleine de couleurs, d’énergie et de vitalité abrite le restaurant londonien de Pierre Gagnaire qui offre une cuisine française sophistiquée, ambitieuse et magnifiquement présentée. Pour ce restaurant du quartier de Mayfair, Pierre Gagnaire a adapté sa cuisine trois étoiles au style londonien.

Né en décembre 2002 de l’association de deux visionnaires, le restaurateur Mourad Mazouz et le chef français Pierre Gagnaire, Sketch se décline aujourd’hui en quatre lieux dans un même édifice : the Lecture room, the Gallery, the Glade et the Parlour. Des espaces sur lesquels ont travaillé de nombreux designers.

Christophe Gasper et Johannes Nuding

Pierre Gagnaire qui signe une carte renouvelée chaque saison et exécutée avec un soin d’orfèvre le tyrolien formé en  France, Johannès Nuding (pâtisseries par Christophe Gasper).

Sketch à obtenu sa première étoile en 2005, suivi d’une 2ème en 2012.

La consécration est arrivée en 2019 avec les 3 étoiles.

Spécialités :

  • Carpaccio de veau façon vitello tonnato straciatella et tomates – Bouillon d’algues et gingembre – Sping asperges à l’ail sauvage et œuf croustillant – Turbot sauvage cuit sur l’os et ses crustacés – Pied de porc farci de truffe et foie gras, boudin et pommes – Filet de porc mariné à la sauge et macis, poireaux grillés, moutarde et oreilles – Gambero rosso fumée à cru, riz noir vénéré en risotto et parmesan – Mille feuille vanille rhubarbe, mousse et gelée de framboise.

Juan AMADOR – restaurant Amador à Vienne (Autriche).

Juan AMADOR (Juan de la Cruz Amador Perez) est né le 10 décembre 1968 à Strüpfelbach (proche de Stuttgart).

De 1985 à 1988, le fils de parents catalan et andalou a effectué un apprentissage de cuisinier au Gasthof Lamm de Weinstadt, suivi de périodes à l’Alter Wirt de Munich-Grünwald et au Schlosshotel Bühlerhöhe en Forêt-Noire. Juan Amador a obtenu sa première étoile Michelin en tant que chef de cuisine au restaurant PETERSILIE à Lüdenscheid en 1993, alors qu’il n’avait que 25 ans, et figure depuis lors sans interruption dans le Guide Michelin. En 2004, le restaurateur a ouvert son premier restaurant à l’âge de 35 ans, l’AMADOR à Langen près de Francfort, qui a reçu 3 étoiles pour la première fois en 2007. 

Voir article : Juan AMADOR au restaurant Amador à Mannheim (Allemagne), 3 étoiles en 2008 jusqu’en 2015.

Le chef Juan Amador a su se hisser au sommet de la scène culinaire mondiale : il s’est vu décerner trois étoiles Michelin – pour la troisième fois de sa carrière pour son restaurant actuel à Vienne, et ce en seulement trois ans.

L’Amador a ouvert ses portes en 2016 à vingt minutes du centre-ville de Vienne, et offre à ses clients une escapade luxueuse et relaxante pour un déjeuner ou un dîner à la campagne.

Construit dans l’impressionnante cave à vin du vigneron viennois Hajszan Neumann, il propose 30 couverts et une « table Krug » exclusive. Pour la première fois, un restaurant autrichien s’est vu décerner trois étoiles Michelin.

Juan Amador, le chef germano-espagnol aux deux étoiles Michelin, en a fait le restaurant gastronomique le plus avant-gardiste de Vienne. Il y exécute une cuisine très personnelle, technique et multiculturelle. Les produits locaux ont la part belle, mais l’Asie et la Méditerranée servent également les expérimentations du chef.

Spécialités :

  • Tomates marinées, aigre-doux – Focaccia au pancetto ibérique oreiller remplis de Cabrales – Beurre blanc glacé, caviar, lait aux noisettes et pain malt – Oyster raviolo algues, soja, sésame et yuzu – Cou d’agneau Müritz, fumée et rhubarbe – Gaspacho andalou, langoustine, fraises et menthe – Tartare de bœuf de Hesse, soubise gelée, betterave et moutarde pommery – Asperges virtuelles, carabines, cresson et carvi – Mar y muntanya, pétoncles, foie gras, thon et bœuf tea – Turbot parfumé de siam, cocos, curry vert et langue de canard – Morue noire, poivron, ris de veau et pimenton – Pigeon Mieral, aciculteur mariné, chanterelles et nougat grillé au charbon de bois – My black forest, cœur de guanaja, jambon mariné, cerise et noir forest – Blanc manger, amandes et groseilles.

Oublie.

Oublie en cornet

Une Oublie est un petit gâteau plat ou roulé en cornet, très apprécié au Moyen-Âge (mais surement plus ancien).

Les oublies, furent peut être les premiers gâteaux de l’histoire de la cuisine sont les anciennes gaufres. Faites le plus souvent avec une pâte à gaufres un peu épaisse, elles étaient cuites dans des fers plats et ronds finement sculptés.

Collection André Breton

Les oublies étaient fabriquées par les oubloyers (ou oublieux), dont la corporation avait été créée en 1270. Ceux-ci vendaient leurs gâteaux en pleine rue. Ils emboîtaient ces pâtisseries les unes dans les autres et les vendaient par cinq, ce qui formait une main d’oublies.

Au XVIème siècle, la majorité des pâtissiers parisiens étaient installés dans la Cité, rue des Oubloyers. De jour comme de nuit, les apprentis partaient chargés de leur corbeilles en criant “ Voilà le plaisir, mesdames ! ”, ce qui valut aux oublies le nom populaire de “ plaisirs ”. Les derniers marchands d’oublies ambulants ont disparus entre les deux guerres.

Recette : 250 grammes de farine, 150 grammes de sucre, 2 œufs, de la fleur d’oranger. Mélange homogène, ajouter 7 dl de lait, 65 grammes de beurre fondu et le zeste d’un citron râpé. Cuire à feu vif dans le fer à oublies (chauffé et graissé). Détacher l’oublie, laisser plate ou rouler en cornet.

Oublie plate