Cup.

Le Cup est une boisson alcoolisée, élaborée à base de fruits et de vin, elle est préparée dans une grande coupe (bowl), terme employé comme synonyme de Cup.

Les Cups furent en vogue dans les années 1950, dans les cocktails et les soirées dansantes. Ils sont toujours préparés en grande quantité dans des pichets ou de vastes coupes.

On fait macérer des fruits (agrumes pelés, cerises à l’eau-de-vie, poires, pêches, bananes.. dans un mélange de liqueurs, d’alcool et de vin (blanc, rouge ou mousseux) voire du cidre, de la bière ou du champagne. Les Cups sont servis frappés dans des verres ballons, des coupes ou des verres à jus de fruits.

Koumis – Koumys (Asie Centrale).

Le Koumis (koumys), est une boisson à base de lait fermenté de jument ou de chamelle, originaire d’Asie Centrale. Comprenant un faible dosage d’alcool, son goût très particulier est fort et fumé. Cette boisson peut se conserver jusqu’à deux semaines, son goût pouvant alors devenir beaucoup plus fort.

La tradition veut que, si l’on entre dans une yourte, l’habitant en offre un bol à ses invités.

Cerisette.

La cerisette est une boisson fermentée à base de jus de cerise. Sans être une liqueur, comme le guignolet ou le marasquin, c’est une boisson rafraîchissante et légèrement alcoolisée.

La cerisette du Morvan est un bonbon fourré, spécialité de Cosne-sur-Loire (Nièvre).

Bichof.

Le Bichof est une boisson ancienne, préparée avec du vin, du sucre, des agrumes (zestes orange et citron) et des épices (girofle, cannelle), que l’on servait chaude ou glacée.

Le Bichof a aujourd’hui été remplacé par la sangria et par des cocktails de fruits.

Cordial.

Le Cordial est une boisson alcoolisée, aromatique et souvent sucrée, à laquelle on attribue des vertus toniques et reconstituantes, susceptibles de remonter le cœur.

En France, le mot Cordial est tombé en désuétude et ne s’emploie plus que pour certaines préparations dites de ‘ ménage ‘ (eaux, crèmes, liqueurs), mais dans les pays anglo-saxons, il est utilisé comme synonyme de liqueur ou de brandy, pour désigner une eau-de-vie enrichie d’une saveur aromatique.

Brûlot.

Le Brûlot est une eau-de-vie que l’on fait flamber soit avant de la boire, soit après l’avoir versée dans une boisson, ou avant de l’ajouter à une préparation (omelette norvégienne).

Le brûlot désigne un morceau de sucre imbibé d’eau-de-vie, que l’on enflamme dans une cuillère posée sur une tasse avant de la faire tomber dans le café.

Le café-brûlot est une boisson typique de la Louisiane. Sa recette consiste à faire chauffer du rhum avec du sucre, de la cannelle, une orange piquée de girofle et du zeste de citron, quand le sucre est fondu, on verse sur le mélange du café brûlant et on sert le liquide filtré.

En Italie, on prépare une boisson en versant de l’anisette flambée sur les grains de café.

Kwas (Russie).

Le Kwas est un bière Russe de fabrication artisanale à base de moûts de seigle et d‘orge, ou de pain noir émietté, trempé et fermenté, aromatisés à la menthe ou aux baies de genièvre.

De couleur brune, peu alcoolisé, le kwas est à la fois aigre et douceâtre. Le kwas se boit nature et frais ou additionné d’eau-de-vie ou de thé. Il est aussi employé en cuisine dans des soupes.

Le kwas se vend l’été, à Moscou, à l’arrière de petits camions-citernes qui sillonnent les rues.

Bénédictine.

La Bénédictine est une liqueur de plantes, de couleur jaune ambré, tirant 43% de volume. Elle vient d’un très vieil élixir dont la recette est attribuée à un bénédictin italien, elle fut retrouvée en 1863 par Alexandre Le Grand qui mit au point la formule et la commercialisa. Il la baptisa Bénédictine en inscrivant sur la bouteille, la devise des bénédictins D.O.M. – Deo Optimo Maximo.

Le cycle de fabrication de la liqueur dure 3 ans. Il fait appel à cinq préparations, utilisant 27 plantes (dont l’hysope, la mélisse, l’angélique, la coriandre, le clou de girofle, la noix de muscade, le thé, la myrrthe. Celles-ci sont vieillies séparément puis mélangées, édulcorées avec sucre et miel et colorées au safran.

Chartreuse verte.

La Chartreuse est une liqueur de plantes, issue d’une très ancienne recette. Elle est toujours fabriquée à Voiron (Isère) dans le massif de la Grande-Chartreuse, par les moines de l’ordre des Chartreux.

La recette initiale proviendrait de chartreux établis à Vauvers, qui l’aurait envoyée en 1735 au prieur de la Grande-Chartreuse. Le frère apothicaire Jérôme Maubec l’aurait déchiffrée et en aurait tiré un élixir végétal utilisé comme médicament.

En 1789, les moines furent dispersés. Le hasard voulut que sous l’Empire, une copie parvînt au ministère de l’Intérieur. Ce document fut restitué au monastère. En 1835, les moines reprirent la fabrication de l’élixir et d’une liqueur verte.

Les Chartreux élaborent toujours un élixir végétal à 71°, une Chartreuse verte à 55° et une Chartreuse jaune, plus douce à 40°.

Lors de leur exil en Espagne (1903 – 1929), ils fabriquent leur liqueur à Tarragone et la vendirent sous ce nom.

La composition de la Chartreuse est un secret, on sait qu’elle contient des plantes qui lui conférent des vertus toniques (mélisse, hysope, feuilles d’angélique, écorce de cannelle, macis et safran).