Cameline.

La Cameline, dans la cuisine médiévale est un condiment froid pour pâtés, rôtis ou poissons. Il était fait de pain grillé trempé dans du vin, égoutté, pressé et pilé avec des épices (gingembre, cannelle, girofle, poivre et muscade), puis dilué dans du vinaigre. Passé à l’étamine, il était conservé en pots. C’était donc une sauce prête à l’emploi.

Une variante, destinée aux poissons frits était appelée aulx camelins (pain, cannelle et gousses d’ail, pilé avec du vinaigre et le foie du poisson.

Cannelés Bordelais (Bordeaux – Aquitaine).

Le Cannelé Bordelais est un petit gâteau fait de farine, d’œufs, de sucre, de lait, de rhum. Il est cuit traditionnellement dans les moules à cannelés. Il offre un contraste entre le croustillant extérieur et le moelleux de sa pâte parfumée rhum et vanille.

Le cannelé dans ses origines aurait été un gâteau confectionné sur le port de Bordeaux en récoltant la farine restante que l’on trouvait dans les cales des navires marchands .

Puis en 1519, les Sœurs Annonciades en firent leur spécialité, mais la révolution les chassa de leur couvent avec le Cannelé .

Après la révolution, le Cannelé fut repris par bon nombre de pâtisseries bordelaises, et fut par vague tantôt à la mode, tantôt presque oublié . La clientèle essentiellement issue de la bourgeoisie jusqu’au début du siècle s’est peu à peu diversifiée, mais le cannelé garde toutefois un caractère noble dans toutes les pâtisseries de Bordeaux .

Chaleuth (Juif, Israël).

Le Chaleuth est un entremets sucré de la cuisine juive, il est fait d’un mélange de mie de pain, de pommes émincées, d’œufs et de sucre, agrémenté de rhum, de raisins secs et de cannelle. Il est cuit au four en cocotte huilée et servi tiède.

On le prépare également le Chaleuth en faisant cuire des pommes en tranches avec du sucre et de la cannelle, toujours en cocotte mais entre deux abaisses de pâte.

Le Chaleuth se consomme essentiellement du vendredi soir au samedi soir (pendant le shabbat, le pain ne doit être coupé et il est facile à rompre).

Canole (Haute-Vienne).

La Canole est un petit gâteau sec et doré, c’est la spécialité de Rochechouart en Haute-Vienne dont la création remonte à 137 pendant la guerre de Cent Ans.

Les habitants de la ville assiégée par les troupes anglaises furent délivrés par Du Guesclin et pillèrent le camp ennemi ; ils y trouvèrent du froment et des œufs avec lesquels ils préparèrent ces petits gâteaux auxquels ils donnèrent par dérision le nom du capitaine des troupes anglaises – Sir Robert Canolles (ou Knolles).

Chanfaïna (Antilles – Espagne).

La Chanfaïna est un plat de la cuisine des Antilles, il est fait de tranches de foie de mouton frites, rangées dans un plat en terre et recouvertes de quartiers de tomates frits, d’ail écrasé et de piment doux.

En Espagne, la chanfaïna (xanfaina) est une sauce typique de la Catalogne réalisée avec oignons, poivrons et divers légumes frais taillés en petits morceaux et cuits à l’huile d’olive avec de la menthe, du persil, du cumin et du poivre. Cette sauce accompagne les volailles, viandes blanches ou des escalopes de homard.

Capilotade.

La Capilotade est un ragoût de l’ancienne cuisine, préparé avec des restes de viande (volaille, bœuf ou veau) déjà cuits, que l’on remet à mijoter jusqu’à ce qu’ils s’effilochent.

Le mot vient de l’espagnol capirotada qui désignait une sauce brune à l’ail, aux œufs et aux fines herbes, avec laquelle l’on recouvrait la viande découpée en morceaux.

Dans le langage courant l’expression en capilotade signifie en menus morceaux, en bouillie, et elle s’utilise toujours en cuisine (pour la volaille).