Pompe à l’huile (Provence).

La pompe à l’huile (en langue d’oc, poumpo à l’òli ou pompa a l’òli) est un dessert provençal à base de farine de blé, de levain , d’huile d’olive, de sucre et d’eau de fleur d’oranger.

C’est un dessert provençal et méridional traditionnel, confectionné notamment à l’occasion du gros souper, le repas du réveillon de Noël.

À l’origine du nom et de la recette, dans les moulins à huile d’olive de Provence, à la fin du processus, de la farine de blé permettait de pomper l’huile résiduelle.

La pompe à l’huile fait partie des treize desserts. 

Pont-Neuf (Paris).

Se dit de pommes de terre frites, taillées en bâtonnets de 1 cm de section sur 7 cm de long. Les pommes Pont-Neuf servent de garniture aux petites pièces de boeuf grillées.

Le Pont-Neuf est également une petite pâtisserie faite d’une tartelette en pâte feuilletée ou en pâte brisée, garnie d’un mélange de pâte à choux et de crème pâtissière au rhum ou additionnée de macarons pilés. Le dessus est garni de deux bandes de pâte en croisillon.

La crème Pont-Neuf additionnée de raisins macérés au rhum, garnit les chaussons napolitains. Cette appellation concerne également une variété de talmouse ornée de croisillons.

Porché (Dol-de-Bretagne).

Le Porché est une spécialité bretonne, originaire de Dol-de-Bretagne, à base de pieds de porc, d’os et de couenne, agrémentés de condiments divers et surtout d’oseille, que l’on faisant cuire la nuit dans le four du boulanger.

Dans une terrine on alterne des couches d’os garnis d’un peu de viande, de couenne, d’oreilles et de pieds de porc, que l’on couvre d’eau assaisonnée.
La cuisson au four se prolonge entre 8 et 10 h, à chaleur douce.

Potage Crécy.

Le potage de Crécy, potage Crécy, potage à la Crécy, purée à la Crécy ou crème à la Crécy est une soupe ayant la carotte pour principal ingrédient. Elle peut être préparée à base de crème ou de bouillon. Elle peut être servie chaude ou froide, et plusieurs recettes existent.

La soupe de carottes a été décrite comme un plat « classique » de la cuisine française. La soupe était consommée par le roi Edouard VII chaque année le 26 août pour commémorer la Bataille de Crécy de 1346.

Pot-au-feu (France).

Plat typiquement français qui fournit à la fois un potage (le bouillon de cuisson), de la viande pochée (surtout du boeuf) et des légumes.

Les variantes du pot-au-feu sont aussi nombreuses que celles de la potée, du potage ou de la poule au pot, plats qui sont tous préparés dans un grand pot, où les différents ingrédients cuisent longuement ensemble dans de l’eau additionnée d’aromates.

Pour un bon pot-au-feu, il plusieurs viandes de textures et de goûts différents, morceaux maigres (macreuse, bavette, griffe), morceaux plus gras (plat de côtes, poitrine, tendron, flanchet) et morceaux gélatineux (jumeau, gîte, queue), d’épaisses tranches de jarret fournissent l’os à moelle.

Les restes de viandes du pot-au-feu sont employés froids ou chauds (salade de boeuf, miroton, boulettes, croquettes, tomates farcies, hachis parmentier..

Potée (toutes régions de France).

Préparation cuite à l’origine dans un pot de terre, d’où son nom.

Le mot potée désigne plus particulièrement un mélange de viandes et charcuteries (ou domine le porc) et d’un assortiment légumes d’hiver, mais surtout le chou et les pommes de terre, cuits dans un bouillon et servis en plat unique.

La potée est un plat très ancien et populaire dans toutes les campagnes françaises, parfois dénommée sous d’autres appellations (hochepot, garbure, oille..) et dont on trouve l’équivalent dans pratiquement tous les pays du monde. Chaque région possède sa recette (potées Albigeoise, alsacienne, arlésienne, auvergnate, berrichonne, bourguignonne, bretonne, champenoise, franc-comtoise, lorraine, morvandelle).

Potjevleesch (Dunkerque).

Le potjevleesch est une spécialité flamande des environs de Dunkerque. Ce nom signifie viande en petit pot, c’est à dire en terrine

C’est une terrine réalisée avec trois viandes (veau, lapin et lard), auxquelles on ajoute parfois des pieds de veau. Les viandes sont froides et prises dans de la gelée vinaigrée.

Le potjevleesch est généralement servi avec des frites (ce qui fait fondre la gelée), ou de manière traditionnelle avec des pommes dunkerquoises (pommes épluchées coupées en deux, ou en quatre, mi-cuites à l’eau puis terminées en friture).

Pounti ou Pountari (Auvergne – Rouergue).

Le pounti ou picoussel est un mets ancien du Rouergue et de la Haute-Auvergne faisant partie des usages culinaires actuels de l’Aveyron et du Cantal.

Ce mets, par sa composition, est l’exemple parfait du plat paysan unique qui mêle le sucré/salé et qui se transporte facilement pour être servi comme panier repas à  prendre loin de chez soi.

C’est un pâté composé de farine de froment (ou de seigle ) mélangée à des oeufs et du lait, de feuilles de blette, de lard et de pruneaux. Le pounti est cuit dans un moule graissé au saindoux. Il se mange habituellement froid ou légèrement poêlé en tranches, accompagné d’une salade. Il peut lui-même servir d’accompagnement à une volaille.

Poularde demi-deuil (Lyon).

La poularde demi-deuil est une spécialité lyonnaise héritée de la Mère FILLOUX (1865-1925).

C’est une volaille truffée (lames de truffe sous la peau) et pochée dans un consommé de volaille. Elle est servie avec des légumes pochés.

La Mère Brazier servait la poularde demi-deuil et la poularde en vessie, la sauce de la première (cuite deux heures) était une sauce poulette dans laquelle elle versait un verre de cognac elle était liée hors du feu avec un jaune d’œuf.

Paul Bocuse cuisait sa poularde demi-deuil en vessie.