Papillote (Lyon).

Une papillote est un petit bonbon enveloppé dans un papier brillant aux extrémités frangées.

Les papillotes peuvent contenir des pâtes de fruits, des fondants, des chocolats, des nougats, des pralines.. En outre la papillote contient un message (devinette, blague ou citation amusante).

Le cosaque est une papillote enveloppée de deux papier de couleur différente, dont un doré, et elle contient un petit pétard.

Pétards pour papillotes

La légende veut que les papillotes soient nées à Lyon (dans le quartier des Terreaux) à la fin du xviiie siècle, quand le jeune commis d’un confiseur eut l’idée, pour charmer sa belle qui travaillait à l’étage au-dessus, d’envoyer ses petits mots d’amour enveloppés autour d’une confiserie.

La légende propose deux fins, l’une malheureuse et l’autre heureuse.

  • Selon la première, Monsieur Papillot, le patron du commis, l’aurait surpris puis renvoyé, mais ayant trouvé l’idée des plus intéressantes, aurait décidé de la mettre à profit : la papillote était née.
  • Selon la seconde, le commis épousa sa belle, qui n’était autre que la nièce de Sieur Papillot.

Paris-Brest.

Pâtisserie en forme de couronne faite de pâte à choux dorée et parsemée d’amandes effilées. Le Paris-Brest est fourré d’une crème mousseline pralinée.

Il fut créé en 1891 par un boulanger dont la boutique se trouvait sur le parcours de la course cycliste entre Paris et Brest. Cet artisan créa des éclairs circulaires évoquant une roue de vélo.

Pascade (Rouergue – Aveyron).

La Pascade (pascada en rouergat) est une omelette ou une crêpe très épaisse. C’est un plat de ménage du Rouergue, élaboré « sur le pouce », dans les fermes.

Dans la tradition, cette préparation est celle qui se mange juste après les Pâques, plus précisément le dimanche de Quasimodo. Faisant suite au carême , cette préparation à base d’œufs est privilégiée pour consommer l’importante production pondue durant celui-ci. Depuis longtemps, le terme, dans l’Aveyron, est employé toute l’année pour cette préparation, mais aussi parfois en remplacement du mot oūmeléto (« omelette »).

La recette de la pascade consiste en des œufs battus avec de la farine de froment. Le mélange est ensuite cuit comme une omelette non baveuse. La pascade se consomme nature ou salée et parfois sucrée.

Pascaline.

La Pascaline est une recette d’agneau autrefois réservée au jour de Pâques : collet d’agneau désossé garni des épaules et des gigots. Remplir de farce d’agneau, de jaunes Œuf dur, de mie de pain, de fines herbes et de quatre épices. L’agneau est bardé et rôti et servit entier (d’après Alexandre Dumas et Charles Monselet).

D’après Simon Arbellot et plus tard Prosper Montagné, il s’agit de têtes d’agneau farcies de foie, de lard et de fines herbes, poêlées au gras et dressées en rond avec des pieds d’agneau cuits au blanc, des ris d’agneau piqués, des croquettes de langue et de cervelle et des croûtons frits, le tout nappé d’une sauce veloutée, additionnée de champignons émincés.

Pastez, Gwasteik et Kothial (Bretagne).

Les Pastez (pastés), Gwasteil et Kothial sont des gâteaux bretons. Du pays léonard pour le Pastez et le Gwasteil et du pays vannetais pour le Kothial.

Le mot Pastez ou Pastechou évoque  pour les habitants du Nord-Finistère qui le connaisse une spécialité boulangère du Léon, spécialité réalisée pendant la période des Gras précédant le Carême pour les plus anciens mais spécialité de type brioche fabriquée en boulangerie toute l’année pour les plus jeunes.

Pastis landais (Sud-Ouest).

Le pastis landais est une pâtisserie parfumée parfois à l’eau de fleur d’oranger, à la vanille et au rhum, que l’on produit traditionnellement dans les Landes de Gascogne.

Lorsque ce dessert est en concurrence avec un autre gâteau également dénommé « pastis » , comme le pastis Gascon ou le pastis du Quecy, on le désigne par « pastis bourit » (pastís borit), c’est-à-dire : gâteau à pâte levée, fermentée.

Pâté de Pézenas (Languedoc).

Le pâté de Pézenas est un petit pâté en croûte rond, il est farci d’un hachis de viande de mouton (gigot de préférence) et de graisse de rognon de mouton, additionné de cassonade, de zeste de citron et d’écorce d’orange confite. Il se sert très chaud.

La recette de ce pâté languedocien est revendiquée par Béziers. Mais les pâtés de Pézenas semblent avoir une origine plus précise : Lord Clive, vice-roi et gouverneur des Indes, passa l’hiver 1766 à Pézenas, son cuisinier indien lui préparait des pâtés à la viande de mouton épicés et sucrés, que les pâtissiers de la ville diffusèrent ensuite dans toute la région.