Gâtis (Rouergue).

Le Gâtis est une spécialité du Rouergue à base de pâte à pain, elle a été créée vers 1900 à Saint-Afrique par Léonie Cazes.

Aujourd’hui, le Gâtis est fait d’un boule en pâte à brioche au centre de laquelle on enfonce un mélange de Laguiole et de Roquefort ou Roquefort et Cantal, et que l’on recouvre d’une tranche de Laguiole ou de Cantal.

Les brioches reposent pour lever, puis sont dorées à l’œuf et cuites au four.

Gaudes (Bourgogne).

Les gaudes sont une bouillie de maïs et d’eau salée (voire de lait). La farine de maïs torréfiée délayée dans l’eau cuit longuement sur le coin du feu. La soupe épaisse à la belle couleur ocre se déguste généralement avec du bon lait frais versé sur la galette chaude. Consistant certes mais délicieux ! Cette pratique culinaire a valu aux bressans le surnom de « ventres jaunes ». A moins que ce ne soit pour leur tendance à se promener leurs Louis d’or cousus sur la ceinture. A chacun sa version.

Gaudes comtoises (Franche-Comté).

Les Gaudes (nom toujours employé au pluriel), sont une spécialité culinaire à base de farine de maïs grillé, mélangée à du lait. On en fait une bouillie, qu’on appelle Gaudes.

Le maïs, ingrédient de base des Gaudes, était déjà cultivé en Amérique Centrale il y a 7 000 ans. Les Aztèques et les Mayas adoraient ça.
En 1493, Christophe Colomb en ramena avec lui en Espagne. Il fut ensuite introduit à Venise en 1530, mais comme personne ne connaissait son origine, il prit le nom de « maïs de Turquie ». Puis il traversa l’Italie du Nord et les Alpes et la mouture des grains de maïs prît le nom de Polenta.
Le maïs moulu donne une farine odorante au goût de noisette qu’on appela Gaudes. Le nom fut ensuite attribué par extension à cette bouillie franc-comtoise

Gaufrettes.

Les gaufrettes sont de petits biscuits très secs et légers (souvent fabrication industrielle). Ils sont faits d’une pâte semblable aux gaufres (un peu moins liquide). Les gaufrettes sont vendues sèches, pliées en éventail, roulés en cigarette, ou fourrées.

Les cornets à glace sont confectionnés en pâte à gaufrette.

Cette appellation désigne également une taille de pommes de terre frites.

Génoise.

La génoise est une pâtisserie légère qui tient son nom de la ville de Gènes (Italie).

La pâte à génoise est réalisée avec des œufs entiers émulsionnés à chaud avec du sucre et additionnés ensuite à froid de farine et beurre fondu (la pâte à génoise peut être parfumée, chocolatée…).

À la différence des biscuits ou les œufs sont séparés (jaunes et blancs) avant d’être montés, pour la génoise les œufs sont montés entiers.

La génoise sert de base à de nombreux gâteaux fourrés (moka, ambassadeur, forêt noire..).

Gibassier (Provence).

Le Gibassier (gibessié)) est un gâteau de fête provençal préparé pour Noël ou l’Épiphanie. C’est une grosse brioche en couronne, parfumée à l’anis, au zeste de citron ou d’orange (voire à la fleur d’oranger).

D’origine très ancienne, le Gibassier doit son nom (du provençal gibo bosses) aux boursouflures inégales qui se forment à sa surface. Il est également connu sous le nom de pompe à l’huile.

Gibelotte.

Une Gibelotte est un ragoût de lapin, réalisé avec des lardons, des petits oignons et un bouquet garni, ce ragoût est mouillé de fond et de vin blanc ou rouge. En fin de cuisson on ajoute des champignons et à la fin le foie du lapin pilé.

Le mot gibelotte dérive de l’ancien français  » gibelet  » (plat d’oiseaux), que l’on préparait de cette façon.

Au Québec, la gibelotte est un ragoût de très nombreux légumes et poissons.

Gigorit – Gigourit (Charentes Poitou).

Le Gigorit est une spécialité des Charentes et du Poitou dont il existe plusieurs variantes, mais toujours à base d’abats de porc cuits en ragoût au vin rouge.

Cette daube d’abats de porc, cuite au sang et au vin, à laquelle on peut rajouter de la volaille, des couennes, de l’oignon et des épices, porte aussi, en Poitou, le nom de  » tantouillet ou tantouillé « .