Le Salsifis – Le Scorsonère.

Les salsifis appartiennent à la famille des Astéracées.

Le plus connu est le salsifis cultivés (tragopogon porrifolius) dont on cuisine les racines épluchées et cuites.

La grande majorité des salsifis consommés de nos jours sont en fait des Scorsonères au goût pratiquement identique. Leur racine est charnue, lisse et blanche une fois épluchée.

Préparations :

– Eplucher soigneusement (si possible avec des gants pour éviter de se tacher les mains),

– Laver à l’eau froide pour éliminer la terre,

– Réserver dans de l’eau froide citronnée,

– Cuire dans un blanc (eau + farine) ou à la vapeur,

– Sauter avec persillade, au gratin avec une sauce béchamel, à la crème, en garniture composée, en cocotte avec d’autres légumes « oubliés »…

Salame (saucisson) di Brianza (DOP) Italie.

Le Salame (saucisson) di Brianza est un produit originaire de Lombardie. Les traditions gastronomiques lombardes.

Les traditions gastronomiques Lombardes regorgent de références historiques sur le Salame Brianza.

Son origine va de pair avec l’expansion de l’élevage des porcs et aussi avec les conditions climatiques de la région. Le climat des zones de collines lombardes est idéal pour la conservation de la viande de porc à laquelle la région confère des propriétés organoleptiques particulières.

C’est un saucisson produit exclusivement à base de viande de porc. Sa forme est cylindrique et ses dimensions variables (voir tableau en italien, diamètre en mm et temps de maturation en semaines).

Diametro del salame fresco in mm.Tempi minimi di stagionatura in   settimane
fino a 403
da 41 a 504
da 51 a 605
da 61 a 706
da 71 a 808
da 81 a 9010
da 91 ed oltre15

Le Salame di Brianza bénéficie d’une AOP (DOP en italien) Appellation d’Origine Protégée.

Le Salame di Brianza a un parfum délicat et unique, une saveur douce, agréable et jamais acide.

Sa zone de production se compose des provinces de Lecco, Come, Brianza, Monza et Milan.

Riz pour risotti.

Riz Carnaroli

Le Carnaroli a été surnommé le « caviar des riz« .

La production de riz Carnaroli répond à des critères biologiques très rigoureux. Il est vielli de un à trois ans, ce qui lui permet de s’affiner, de concentrer ses vertus gustatives et de réagir parfaitement à la cuisson.

Il a la particularité de prendre le goût des aliments avec lesquels il cuit.

Il est cultivé dans la plaine du Po.

Utilisations: hors d’oeuvre, salades, risotti.

Riz Arborio

Le riz Arborio est né d’un croisement entre le « riz vialone » et le riz « Lady Wright ».

Il a un grain très grand, avec une structure qui lui permet d’absorber beaucoup de liquide de cuisson (noyau riche en amidon).

Utilisations : soupes, salades, risotti

Riz Vialone Nano

Le riz Vialone est introduit entre les XVI° et XVII° siècles dans la vaste étendue agricole du sud-est de Vérone (Grandi Valli Veronesi)..

C’est un croisement du riz vialone et du riz nano (nain).

De nos jours encore, la culture du Riz Vialone Nano se réalise sans ajout de substances chimiques.

Le riz Vialone Nano a une saveur unique. C’est le seul riz à posséder le Label Européen I.G.P.

Utilisations : salades, risotti, desserts

Riz noir Venere

Le riz noir est connu depuis des siècles en Orient.

C’est un riz très particulier, avec la couleur d’ébène du péricarpe due à des pigments naturels.

Le riz noir Venere est caractérisé par un arôme qui rappelle celui de pain qui vient d’être sorti du four.

A cause de son parfum, de ses caractéristiques nutritionnelles et de ses coûts de production, il était réservé dans la Chine ancienne aux familles nobles (il était connu sous le nom de « riz des empereurs« ).

C’est un riz complet qui demande une cuisson génèralement longue (une quarantaine de minutes).

En risotto, il s’accompagne très bien des parfums de légumes et de romarin.

Riz Baldo

Le Baldo est un riz qui émerge, il n’est pas encore très connu.

Il tient bien les cuissons.

Utilisations : salades, risotti

Riz San Andréa

Riz jeune, qui a connu sa diffusion à partir des années 70.

Grain grand et semi fuselé.

Utilisations : soupes, desserts, risotti avec légumes verts.

Rillettes de Tours (I.G.P).

Après 21 ans de bataille, les Rillettes de Tours obtiennent l’I.G.P (Indication Géographique Protégée).

Les rillettes de Tours sont une référence en Touraine. Elles  bénéficient déjà depuis 2009 d’une appellation INAO (Institut national de l’origine et de la qualité). Avec le label européen IGP, leur réputation dépasse désormais les frontières de l’Indre-et-Loire.

L’I.G.P garantit et protège des produits alimentaires spécifiques portant un nom géographique et liés à leur origine géographique. Il exige des artisans le respect d’un cahier des charges. La traçabilité très stricte du porc sera certainement le critère le plus contraignant à respecter pour les six charcutiers et trois salaisonniers fabricants de rillettes sur Tours. Elle nécessite de « suivre » le porc depuis son éleveur jusqu’à son arrivée en charcuterie. Pour bénéficier de l’appellation IGP, les producteurs devront s’y conformer dès le 5 décembre 2013.

Une recette qui a traversé les siècles.

Les spécialistes ont pu trouver des traces de fabrication de la rillette de Tours dès le Moyen-âge. La recette de la « confiture de cochon« , transmise oralement, a subi des adaptations au fil du temps. Une des principales évolutions est l’utilisation non plus de restes mais de véritables morceaux de viandes dans la fabrication des rillettes. Pour lui donner une texture moins grasse, les charcutiers ont privilégié l’utilisation des parties nobles du porc qui sont découpés en morceaux de 6 cm avant d’être cuits à découvert pendant de longues heures.

Aire géographique :

L’aire géographique retenue pour la fabrication et le conditionnement initial des «Rillettes de Tours» est délimitée en fonction des éléments suivants: -cette zone, centrée sur Tours, correspond à l’aire de diffusion de la recette des «Rillettes de Tours». Au-delà des limites de l’aire géographique, la recette des rillettes n’est plus la même. À cela s’ajoute la barrière naturelle que représente la forêt de Bercé, entre la Sarthe et l’Indre-et-Loire; – l’aire géographique ainsi définie se rapproche de l’ancienne province de Touraine. Cette aire est constituée du département de l’Indre et Loire (37) et des cantons limitrophes situés dans les départements limitrophes de l’Indre et Loire, à l’exception de ceux de la Sarthe (72).

Lien avec l’aire géographique :

Les paysans tourangeaux fabriquaient des rillettes dès le Moyen-âge. Il s’agissait, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, d’une production très localisée dans le monde rural tourangeau et dans certaines fermes du Maine. Au début du XIXe siècle, les artisans charcutiers locaux reprennent cette recette paysanne, l’adaptent à leur savoir-faire et la transmettent de génération en génération. En Touraine, les rillettes deviennent alors les «Rillettes de Tours». Le développement de nouveaux moyens de conservation, l’utilisation de la cuisson à découvert donnant un produit de texture assez sèche, vont permettre de réduire la part de graisse et d’augmenter la part de viande dans les rillettes, en faisant ainsi un produit plus noble. C’est ce savoir-faire typique de la ville de Tours et de la Touraine que les artisans vont développer. Il faut attendre 1865 pour que cette préparation apparaisse dans certains ouvrages de la profession.

Le Raisin noir AOC Muscat du Ventoux.

Le Raisin noir AOC Muscat du Ventoux a des grappes bien formées et homogènes (d’un poids de 250 grammes minimum). Elles doivent être recouvertes de leur fleur (ou pruine, léger dépôt blanchâtre sur les grains).

Le Raisin noir AOC Muscat du Ventoux bénéficie de l’AOC depuis 1997.

La grappe doit être lâche avec une coloration bleutée sans grains rouges, avec un indice de 18° brix au réfractomètre (169,3 grammes de sucres au litre). Les grappes doivent être ciselées (mauvais grains enlevés avec des ciseaux à ciseler).

Chaque emballage reçoit un habillage personnalisé AOC Muscat du Ventoux, le logo AOC et même apposé sur les grappes dans les plateaux.

Le Raisin noir AOC Muscat du Ventoux est cultivé dans une petite zone située entre le Mont-Ventoux et Avignon (coteaux d’altitude supérieurs à 200 mètres avec un ensoleillement exceptionnel.

L’aire d’appellation couvre 100 000 ha sur 56 communes. pour bénéficier de l’AOC, le Muscat du Ventoux doit provenir du cépage Muscat de Hambourg.

Le Raisin noir AOC Muscat du Ventoux réserve en bouche d’étonnantes sensations entre le sucré et l’acidulé, avec des arômes d’une grande richesse : violette, rose, cassis, framboise… et même cacao.

www.aoc-muscat-du-ventoux.com/

Ravioles du Dauphiné.

Les ravioles sont une spécialité régionale du Dauphiné.

Les ravioles du Dauphiné bénéficient d’un Label Rouge depuis 1998.

De nos jour, la raviole est reconnue comme un produit du terroir de très haute qualité et on la trouve sur les tables des plus grands chefs.

La raviole du Dauphiné est produite sur une zone géographique limitée, à cheval sur les départements de l’Isère et de la Drôme.

La raviole trouve ses origines dans la cuisine de l’antiquité romaine.

De rissole à cette époque, elle devient raviole au XIII° siècle en période de Carême (la viande est remplacée par des légumes : la rave dans la farce).

A la fin du XIX° siècle, à Romans, on remplace les raves par du fromage.

Peu à peu, la raviole évolue pour aboutir à la formule d’aujourd’hui : pâte de farine de blé tendre, oeuf et eau qui entoure la farce à base de Comté, fromage blanc et persil.

Au début du XX° siècle, se sont des « ravioleuses » professionnelles qui les fabriquent de fermes en fermes. Elles fabriquent des grosses de ravioles qu’elles disposent dans un panier (corbeille) spécial la « gavagne« .

La grosse est une unité qui remonte au Moyen-Age et représente 12 douzaines soit 144 unités. Trois plaques de 48 petites ravioles correspondent à la portion d’une personne.

Le XX° siècle marque le début de lexpansion de la raviole avec les premières machines à ravioles mises au point par Emile Truchet.

De nombreuses recettes existent :

  • ¤ Ravioles au Saint Marcellin, au Roquefort, au fromage de chèvre, au Gorgonzola, au Parmesan et aubergines, aux cèpes, aux escargots, au basilic, au foie gras, aux asperges, aux Saint-Jacques, au saumon, feuilleté de ravioles, gratin …

La Rhubarbe.

La rhubarbe (famille des polygonacées)  est originaire d’Asie (Sibérie), elle peut mesurer jusqu’à 1 mètre de hauteur.

Les Chinois et les Russes l’utilisent depuis 5 000 ans.

Seules les tiges, appelées pétioles sont comestibles, les feuilles (limbes) sont toxiques (acide oxalique). La rhubarbe est riche en fibres et en vitamines C et B.

Il existe plusieurs variétés selon la couleur :

  • – les rougeâtres : Canada Red et Macdonald,
  • – plus ou moins vertes : Victoria

En France, elle est récoltée d’avril à juillet (Picardie, Normandie et Alsace). En hiver, elle nous arrive des Pays-Bas.

La Grande-Bretagne en produit de nombreuses variétés depuis très longtemps.

A l’achat, choisir des pétioles épais, fermes et pleins, sans flétrissures ni tâches. En brisant la tige, la cassure doit être nette et la sève s’écoule.

Elle se marie très bien avec les fraises, fraises des bois, framboises et autres fruits rouges ainsi que la pomme.

Elle est également dégustée crue ou cuite comme légume.Cuite elle se consomme en compote, confiture, chutneys, crumble, tartes diverses (meringuée en Belgique), en sorbets divers.

La rhubarbe a une grande place dans la gastronomie britannique.

En Pologne elle est cuisinée avec des pommes de terre.

En Afghanistan avec des épinards et en Iran dans un ragoût d’agneau.

En Italie, elle entre dans la fabrication d’une liqueur très appréciée le Rabarbaro Zucca.

Le Sel de mer (sea salt) de Maldon (Angleterre).

La ville de Maldon se trouve dans le comté d’Essex (Est de l’Angleterre), estuaire de Blackwater.

Blackwater dérivé du mot « brackwater » (eau salée).

Le secret de sa fabrication remonterai à 2000 ans:

  • L’eau de mer est chauffée dans de grandes cuves pour la faire évaporer jusqu’au point de précipitation du sel.
  • Il est très blanc parce que le chauffage permet de faire monter l’écume en surface et elle est retirée.

Il est beau à voir (blancheur extrème, grains pyramidaux, paillettes) et très bon en goût. Plus iodé que le sel de Guérande. Il faut le goûter pour vraiment comprendre le plus gastronomique (merci Jean-Jacques).

Speck dell’Alto Adige – IGP (Italie).

Le Speck est un jambon cru légèrement fumé et assaisonné entre autres au genièvre. Il est originaire d’Italie (Haut-Adige) et d’Autriche (Tyrol).

Le Speck est obtenu de la cuisse non grasse et désossée du porc selon un procédé artisanal.

Les premiers récits historiques sur le Speck dell’Alto Adige remontent au début du XIV° siècle.

Le Speck est salé à la main 10 à 20 jours dans des cuves appelées « Surwanne« .

Le fumage est effectué à une température inférieure à + 20°C, puis le speck est accroché à des bâtons de bois de type résine (les Asen).

La maturation (séchage) est de 22 semaines minimum avec une aération suffisante.

Le marquage au feu avec la mention « Speck Alto Adige IGP » ou en allemand « Südtirol ggA » et alors fait.

Son poids est de 4,5 kg environ avec une teneur de sel de 2% maximum.

Le Speck se consomme à une température ambiante pour mieux apprécier sa saveur.

Moins fort que les jambons fumés du Nord de l’Europe et plus affirmé que ceux de méditerranée.

Dans la région de Bolzano, il est dégusté en fines tranches avec des pommes de terre et des oeufs , ou en tranches plus épaisses avec du fromage et des tomates servis sur un plateau de bois.

Le Tamarin.

Le tamarin est le fruit du tamarinier qui tire son nom de l’arabe tamar hindi qui signifie datte indienne.

C’est un fruit tropical qui provient de l’Inde qui est de nos jours consommé dans le monde entier. Il est formé de gousses (marron) qui rappelle un haricot, l’intérieur se compose d’une pulpe qui entoure des graines (gros pépins très durs). Sa saveur acidulée est agréable, on le consomme en jus, pâte de fruits et il est un élément classique de la cuisine indienne (massalas).

Utilisations :

  • – tel quel au Brésil,
  • – en infusions (roulés en boules) en Egypte,
  • – en chutneys avec d’autres fruits (mangue verte, menthe) à l’Île Maurice, ou en jus avec du sucre de canne roux ou blond (tamarinade),
  • – en sirops et rhum arrangé à la Réunion,
  • – en confiserie  salée, acide et épicée (tamarindo) au Mexique et Amérique latine
  • – en sirops, confitures et punchs aux Antilles françaises,
  • – plats et sauces piquantes en Thaïlande, Cambodge et Birmanie,
  • – en condiment avec le poisson (thiéboudienne) au Sénégal.