Gigot brayaude (Auvergne).

Le mot « brayaude » fait référence au pays brayaud (petite contrée de buttes calcaires) dominant la Limagne de Riom (63) mais aussi à une culotte (ou large pantalon) héritée des gaulois, couvrant le corps de la ceinture aux genoux, appelée braye ou braie, qui se porta longtemps dans la région.
Lors des moissons ou des vendanges, ce plat (préparé par les femmes) cuisait dans le four du boulanger.

Le gigot est généralement piqué à l’ail est mis dans un plat graissé allant au four. Il est entouré de couches de pommes de terre et d’oignons émincés jusqu’à sa hauteur. Des tranches de lard fumé sont ajoutés entre chaque couche. Salé et poivré le tout est recouvert d’eau et enfourné à four chaud. A mie cuisson le gigot est retourné. Le gigot est servi dans le plat de cuisson.

Gimblette (Albi).

La Gimblette est une petite pâtisserie en forme de couronne, c’est une spécialité d’Albi, son nom viendrai de l’italien  » ciambella « ,  » échaudé « .

La pâte des Gimblettes ( farine, amandes, sucre, jaune d’œuf, levure, zeste d’orange ou citron, cédrat) n’est pas celle des échaudés mais la cuisson est identique (eau bouillante, puis égouttés et séchés et dorés au four).

Godaille (Bretagne).

La Godaille est une soupe de poissons (ressemblant à la cotriade), elle est servie en entrée et non en plat unique, elle est surtout réalisée sur le littoral méridional de la Bretagne de Lorient à Nantes.

Cette soupe simple des pêcheurs consiste à cuire dans un bouillon aromatisé des pommes de terre et des oignons avec des poissons, voire des crustacés et coquillages.

À l’origine, la Godaille désigne le rebut ou les chutes de poissons ou les poissons non présentables à la criée (trop petits ou abimés par les filets des pêcheurs. Le patron pêcheur laissait la godaille à ses marins au retour au port en plus des salaires.

Godiveau et Godiveau à la lyonnaise.

Le Godiveau est réalisé avec une farce fine de veau et de graisse. On façonne des quenelles avec cette farce, elles sont servies en entrée chaude ou utilisées dans la garniture de vol-au-vent.

Le mot godiveau serait une déformation de  » gogues de veau « . Il se prépare également avec de la chair de volaille ou de poisson (brochet). Cet appareil doit être lisse, moelleux mais ferme. La chair est pilée à froid avec la graisse, de la crème ou de la panade, des œufs et un assaisonnement.

Le Godiveau à la lyonnaise est confectionné avec de la chair de brochet et de la graisse de rognon dénervée et parée et de la panade frangipane, puis des blancs d’œuf. La farce est pilée et tamisée avant d’être façonnée et pochée.

Goyère (Nord, Pas de Calais, Valenciennes).

A l’origine, la goyère est une tarte au fromage blanc, aux œufs et à la cassonade (ou miel), parfumée à la fleur d’oranger.

De nos jours c’est une tarte au Maroilles (mélange de maroilles affiné et maroilles blanc, ou de maroilles et de fromage frais égoutté). Elle se déguste très chaude en entrée avec de la bière forte ou du vin rouge.

L’appellation goyère viendrai d’un certain pâtissier dénomé Gohier.

Gras double à la lyonnaise.

Le gras double est composé de morceaux de panse de bœuf (partie la plus grasse de l’estomac), échaudés et cuits à l’eau.

Le gras double à la lyonnaise est égoutté et détaillé en fines lamelles. Il est sauté vivement au beurre ou au saindoux, saler, poivrer. Ajouter des oignons émincés et sautés au beurre ou saindoux. Mélanger et cuire jusqu’à ce que le gras double soit bien rissolé. Le gras double est dressé et arrosé d’un filet de vinaigre passé dans la poêle et saupoudré de persil haché.

Gratin d’endives – chicons au jambon (Nord, Pas de Calais – Belgique).

Le gratin d’endives ou de chicons (au jambon) est un plat typique de la région Nord-Pas-de-Calais, des Pays-Bas et de la Belgique.

Ce sont des endives cuites (braisées) enroulées dans des tranches de jambon cuit.

Les endives sont mises dans un plat à gratin beurré et recouvertes de sauce béchamel et saupoudrées de fromage râpé. Le plat est gratiné à four chaud.