Nougat de Montélimar – Histoire.

Le nougat de Montélimar est une spécialité de confiserie, produit dans la région de Montélimar en Drôme Provençale.

Les premières recettes de nougat blanc viennent du Moyen-Orient (livres arabes du Xº siècle). Le nougat de Provence, a fortiori celui de Montélimar sont les héritiers des nougats arabe, catalan et italien. Le mot nogat apparaît en 1595 dans un livre de pharmacie et en 1607 dans un livre de diététique.  Il y est précisé que nogats et torrons sont confectionnés exclusivement en Provence et en Languedoc. Le nougat s’appellera nogat jusqu’au début du XIXº siècle. Le nougat est attesté à Montélimar depuis 1701. La tradition des 13 desserts de Noël en Provence est attestée depuis le XVIIº siècle  et le nougat y est présent avant la fin du XVIIº siècle.

Le nougat de Montélimar est composé d’amandes, de miel, de sucre et de blanc d’œuf battus en neige. Ces derniers vont aérer la pâte et lui donner la couleur blanchâtre traditionnelle au nougat.

Depuis un décret du 12 mars 1996, le nougat de Montélimar doit contenir au moins 30% d’amandes ou 28% d’amandes et 2% de pistaches, d’une part, et 25% de miel par rapport aux matières sucrantes totales, d’autre part, auxquels s’ajoutent du pain azyme, de l’albumine d’œuf (le blanc d’œuf), et de l’arôme vanille. Traditionnellement il est aromatisé uniquement à la vanille. La part minimale de miel est donc approximativement de 20 à 21% de miel par rapport à la matière totale, en pratique cette part de miel peut aller de 35% à 66% de la matière totale.

Sans le logo IGP (UE), un « Nougat de Montélimar – Tendre – Recette traditionnelle du nougat de Montélimar », peut donc être fabriqué partout dans le monde, et ce peu importe qu’il soit vendu en supermarché à Paris ou sur un marché communal au cœur rural de la Provence. Il faut bien sûr que la recette ci-dessus soit respectée, sinon il s’agit de fraude.

Le nougat de Montélimar doit sa notoriété à Emile LOUBET, né à Marsanne, devenu maire de Montélimar puis sénateur et enfin Président de la République en 1899. Il offrait du nougat de Montélimar à ses visiteurs étrangers et a été caricaturé pour cela.

En même temps, maire de Montélimar et président de la République française de 1899 à 1906., il entreprit une grande campagne de promotion du nougat. Il offrit des nougats à toutes les personnes couronnées en France ainsi qu’aux présidents étrangers se rendant à l’Élysée. La notoriété du nougat de Montélimar devint ainsi internationale. Les mots nougat et Montélimar devinrent quasi indissociables.

L’expansion de sa notoriété est encore et surtout due à sa situation géographique, sur la nationale 7.

En 1968, l’autoroute A7  est créée et les nougatiers réagissent directement en s’installant tous sur l’aire d’autoroute de Montélimar.

Quelque douze nougatiers sont encore en activité sur Montélimar. La production annuelle est d’environ 4 500 tonnes, et l’industrie du nougat emploie autour de 300 personnes.

Voir recette à suivre (Confiserie).

Courge doubeurre ou Butternut.

La courge Doubeurre (ou Butternut en anglais) est une variété de courge musquée de la famille des Cucurbitacées.

Son nom français « doubeurre » rappelle le goût délicieux de cette courge ainsi que son velouté.

La doubeurre se plante après les dernières gelées (elle craint le gel), c’est une variété coureuse.

On la récolte de septembre à décembre.

La peau de la courge doubeurre est robuste. Sa chair est tendre fine et fondante de couleur jaune à jaune orangé.

La courge Butternut se cuisine comme la pomme de terre de nombreuses façons. Sa recette la plus courante est la soupe et tous ses dérivés.

On la cuisine également en gratins divers, en cakes et gâteaux, aux épices, en soufflés, tartes….

L’AOP logo Européen.

Depuis le 1er mai 2009 l’AOP (Appellation d’Origine Protégée) est obligatoire sur les emballages des produits et remplace le logo franco-français de l’AOC.

En juillet 1992, la Communauté Européenne avait décidé d’harmoniser les systèmes de protection nationaux en instituant un système unique de protection et de valorisation des produits agro-alimentaires. 

C’est en juillet 2008, que les choses sont devenues plus lisibles avec la création de ce nouveau logo (rouge et jaune) qui identifie les AOP en les distinguant des IGP (Indication Géographique Protégée) identifiées elles par le logo bleu et jaune.

France :

  • ~ Appellation d’origine Protégée (AOP)

Italie :

  • ~ Denominazione di Origine Protetta (DOP)

Allemagne :

  • ~ Geschützte Ursprungsbezeichnung (g.U)

Espagne :

  • ~ Denominaciòn de Origen Calificada (DOCa)

Portugal :

  • ~ Denominaçáo de Origem Protegida (DOP)

Grèce : ?

Autriche : 

  • ~  Geschützte Ursprungsbezeichnung (g.U)

Belgique :

  • ~ Appellation d’Origine Protégée (AOP)

Danemark :

  • ~ Beskyttet Oprindelsesbetegnelse (BOB)

Finlande :

  • ~ Suojatti Alkuperänimitys (SAN)

Irlande :

  • ~ Protected Designation of Origin (PDO)

Pays-Bas :

  • ~ Beschermde Oorsprongsbenaming (BOB)

Royaume-Uni :

  • ~ Protected Designation of Origin (PDO)

Suède :

  • ~ Skyddad Ursprungsbeteckning (SUB)

L’Angélique de Niort.

Étroitement liée à la ville de Niort, l’Angélique confite est une confiserie réalisée à partir de la tige de cette plante éponyme, surnommée « l’herbe des anges ». Le produit fini se présente sous la forme de bâtons cannelés d’un vert translucide, longs d’une trentaine de centimètres et creux à l’intérieur. Leur texture fibreuse et fondante se compose à 30 % d’angélique contre 70 % de sucre, de glucose et d’eau. Pour le givrage, on utilise du sucre cristal.

L’angélique, une plante ombellifère originaire de Scandinavie, pouvant atteindre deux mètres de haut et donner 2 récoltes par été, possède des propriétés aromatiques, toniques, stimulantes, digestives et antispasmodiques. Ce sont à ces vertus médicinales, ainsi qu’à de supposés effets anti-pesteux, que l’on doit l’introduction de l’herbe des Anges en Europe occidentale, par les moines, au Moyen Âge. Des anges l’auraient apportée aux hommes en cadeau de Dieu pour soulager leurs misères physiques et éloigner le mauvais sort. C’est, d’ailleurs, lors d’une épidémie de peste en 1602 que cette plante aurait protégé les Niortais.

Ce sont les religieuses de Niort qui, au XVIIIe siècle, ont eu l’heureuse initiative de produire l’angélique confite. Le procédé s’effectue par étapes : les tiges, conservées dans la saumure après récolte, sont dessalées à l’eau froide une douzaine d’heures. Elles sont ensuite ébouillantées puis épluchées, débarrassées de leurs grosses fibres et disposées à la verticale dans des bacs contenant un sirop de sucre et d’eau. Le confisage des tiges dure une semaine, on y alterne trempage (cuisson) et égouttage. Le sirop, dont les dosages sont gardés secrets par les artisans-confiseurs, est régulièrement complété en sucre, afin que les tiges en absorbent le maximum. Après un dernier égouttage prolongé, les tiges d’angéliques sont  débitées en bâtonnets (100 grammes) et enveloppées dans du papier cellophane.

L’angélique confite reste essentiellement réservée à la pâtisserie : gâteau à l’angélique, confiture à l’angélique, chocolats à l’angélique, sujets moulés en pâte d’angélique. On peut cependant l’accommoder dans des plats salés (poissons, viandes…) et dans des desserts.

A Niort, l’angélique a sa confrérie, la confrérie de l’Angélique du Marais Poitevin, et son association, l’association de Promotion de l’Angélique Niort-Marais Poitevin. 

www.angelique-maraispoitevin.fr

Sucre d’orge (Cauterets, Evian, Plombières, Moret, Tours, Vichy..).

Bonbon de sucre cuit très ancien, fait, à l’origine, d’un mélange de sirop de sucre chaud et d’unedécoction d’orge, qui le colorait.

C’est de nos jours un bonbon de sucre cuit sans orge et diversement parfumé, formé au pilulier en bâton rond ou découpé à la presse.

Le sucre d’orge de Tours est parfumé à la pomme ou à la cerise, celui de Moret de couleur ambrée en forme de cœur marqué d’une croix par les religieuses du couvent de Moret-sur-Loing en Seine-et-Marne.

La bergamote de Nancy, le granit des Vosges et la pastille au miel de Saint-Benoît-sur-Loire sont également en sucre d’orge.

Le Turbot.

Le turbot est un poisson plat gaucher, il repose sur sa face droite (blanche). Sa face supérieure (grise) est recouverte de tubercules osseux (écailles transformées) ce qui le distingue de la barbue.

Un turbot pèse en moyenne 6 kg (jusqu’à 25 kg) pour une taille de  50 cm à 1 mètre, sa durée de vie peut aller jusqu’à 25 ans. Le petit turbot  est appelé turbotin.

La chair du turbot est blanche et savoureuse (ne pas trop le cuire). Le fumet de poisson fait avec les arêtes et idéal pour la confection des sauces poissons.

Depuis les années 1980, on produit du turbot d’élevage. Le turbot Label Rouge est élevé dans l’Ouest de la France (Vendée, Charente-Maritime et Bretagne).

La production annuelle française représente de 600 à 800 tonnes et provient essentiellement de la Manche, du golfe de Gascogne et à moindre mesure de Méditerranée.

Le turbot est également pêché sur des petits bateaux à la palangre le long des côtes bretonnes (au large de l’ïle d’Ouessant).

La taille légale de capture (maille) du turbot est de 30 cm en Manche, Atlantique et Mer du Nord.

Le turbot doit être habillé (ébarber, vider et laver), il peut être poché ou braisé entier, « désosser » et farci de farce mousseline, tronçonner (voir article) ou fileter pour tailler des filets après avoir ôter la teau, escalopes et ensuite cuit de différentes façons : poché, poché à court-mouillement, vapeur, braiser…

Le Sandre.

Le sandre (sandre doré européen) est un poisson carnassier vivant en eau douce ou saumâtre. Sa taille peut dépasser le mètre pour un poids maximum de 15 kg. Son nom vient de l’allemand zahn qui signifie  » dent  » en référence à ses canines proéminentes.

Ses particularités sont une tête assez longue et fine avec une gueule bien fendue avec ses 2 paires de canines très développées, son corps est allongé, ses écailles sont petites. Sa couleur varie selon son milieu de vie, en général son dos est gris verdâtre strié de marbrures verticales plus foncées, ses flancs sont clairs (gris argentés) et le ventre blanc.

Son oeil très performant en fait le plus efficace des prédateurs chassant en eau trouble. Contrairement au brochet, il mange de petits poissons gueule large mais gosier étroit) ablettes, goujons, petits gardons et écrevisses.

Certains le croient originaire uniquement du bassin du Danube ou du lac Balaton en Hongrie; en réalité son aire de répartition d’origine (avant les introductions humaines) s’étendait de Elbe en Allemagne jusqu’au pied des monts de l’Oural. Il était très fréquent dans la plupart des cours d’eau et lacs d’Europe Centrale et de Russie occidentale, jusqu’à la mer Baltique au nord et la mer Caspienne et la mer Noire au sud. Tous les grands bassins fluviaux en contenaient : Dniepr, Volga, Vistule.

En France, le sandre se pêche principalement dans le Doubs et dans la Saône ainsi que dans les lacs et étangs où il a été introduit. Sa taille minimale de prise et de 50 cm.

Au point de vue gastronomique, le sandre est très prisé par les cuisiniers pour la finesse de sa chair blanche et ferme, de nombreuses préparations sont réalisées avec sa chair désarêtée : quenelles, mousses et mousselines, dos de sandre, escalopes, filets : au vin jaune, en matelote, aux écrevisses…

Le Pleurote (champignon).

Le pleurote est un champignon basidiomycète à pied excentré comme le souligne son étymologie grecque : pleura = côté et otos = oreille. En général le pleurote pousse au printemps (mars à mai) et à l’automne sur les bois morts ou les troncs de feuillus (chêne ou charme).

On distingue trois espèces de pleurotes :

  • ◊ le pleurote corne d’abondance avec une saveur de noisette.
  • ◊ le pleurote en forme d’huître ou en coquille. Excellentes qualités gustatives.
  • ◊ le pleurote du Panicaut. Tendre et savoureux.

Le pleurote de l’olivier en forme d’entonnoir aux bordures enroulées et de couleur orangé cuivré est quant à lui toxique.

Le pleurote est un aliment léger (peu de calorie) si on le cuisine sans trop de matière grasse. Il convient très bien aux viandes blanches, volailles, poissons… et en accord avec d’autres champignons sauvages.

L’Oursin.

L’oursin à la coquille (test) hérissée de pointes mobiles. IL est recherché pour sa saveur iodée et fine avec un arrière-goût d’orange.

Sa partie commestible consiste en un certain nombre de langues orangées ou jaune corail, ces langues sont les glandes sexuelles de l’oursin.

Les oursins s’achètent de septembre à avril.

On trouve différentes variétés :

  • ¤ oursins violets bretons (Douarnenez),
  • ¤ oursins verts de Bretagne de qualité extra, les plus chers du marché,
  • ¤ oursins de Méditerranée violets.

L’oursin frais a des piquants durs, fermes et bien dressés. L’orifice de la bouche doit être fermé hermétiquement.

L’oursin doit être consommé rapidement car il ne résiste pas longtemps hors de son milieu naturel.

L’oursin se consomme cru, nature ou arrosé d’un jus de citron. Il s’accomode aussi avec des oeufs brouillés et en préparations modernes, en finition de sauces…

L’oursin est le principal ingrédient de l’oursinade (sauce épaisse provençale ou soupe aux oursins), l’oursinade est également une grande dégustation d’oursins.