◊ Dégorger 800 grammes de coques à l’eau froide. Changer l’eau plusieurs fois.
◊ Écosser, blanchir 600 grammes de fèves. Les dérober (ôter la peau). Réserver.
◊ Épépiner, monder 1 poivron rouge. Le tailler en dés de 5 mm. Suer à l’huile d’olive (croquants). Réserver.
◊ Raffermir 4 dos de cabillaud au gros sel. Cabillaud recouvert de gros sel pendant 20 minutes.
◊ Ouvrir les coques façon marinière. Décoquiller. Filtrer la cuisson. Réduire de moitié.
◊ Rincer rapidement mais soigneusement le cabillaud. Éponger. Poivrer, huile d’olive et jus de citron.
◊ Snacker les dos de cabillaud dans une poêle avec papier cuisson (cuisson nacrée).
◊ Ajouter du lait entier à la cuisson des coques. Chauffer.
◊ Chauffer le poivron, ajouter les fèves et les coques.
◊ Émulsionner la cuisson au mixeur plongeant.
◊ Dresser sur assiettes chaudes : cabillaud recouvert de garniture, ajouter 2 coques entières, un filet de jus de citron. Finir avec l’écume de la cuisson.
Accompagner d’un verre de vin blanc Chablis (avec modération).
♦ Cuire 80 grammes de haricots Tarbais (trempés la veille) avec oignon et carotte. Garder légèrement fermes.
♦ Détailler 6 morceaux de cabillaud de 160 grammes avec la peau. Les mettre au gros sel pendant 1 heure au frais.
♦ Confectionner un pistou : piler au mortier du basilic, 1 gousse d’ail. Ajouter de l’huile d’olive. Assaisonner.
♦ Couper quelques copeaux de jambon de San Daniele.
♦ Tailler 80 grammes de courgettes en dés, 1/2 poivron jaune en dés, 40 grammes d’oignons, 1 grosse tomate mondée épépinée en dés.
♦ Réaliser le « minestrone » : suer l’oignon à l’huile d’olive, ajouter le poivron, ajouter les courgettes. Mouiller avec du bouillon de légumes. Cuire croquants et ajouter les haricots Tarbais. Vérifier l’assaisonnement. Réserver au chaud.
♦ Rincer et éponger les cabillaud.
♦ Cuire côté peau pour colorer et enfourner à +180°C (cuisson nacrée).
♦ Dresser le « minestrone » en assiettes creuses chaudes, ajouter du pistou. Poser le cabillaud rôti et finir pistou sur le cabillaud et copeaux de jambon de San Daniele.
◊ Détailler 4 pavés de cabillaud de 150 grammes pièces.
◊ Recouvrir les pavés de gros sel pour 12 minutes.
◊ Rincer les pavés rapidement et les éponger sur papier absorbant. Réserver au frais.
◊ Confectionner la sauce « vierge » : ajouter 120 grammes de sauce tomate maison, 100 grammes d’huile d’olive, 50 grammes de tomate séchée en gros dés, 1 citron en segments coupés en morceaux et 40 grammes de câpres. Vérifier l’assaisonnement. Réserver au frais.
◊ Confectionner le riz pilaf : suer l’oignon ciselé à l’huile d’olive. Nacrer les riz long (120 grammes).
◊ Ajouter du safran en pistils et mouiller avec un bouillon de légumes (1 et 1/2 le volume de riz). Porter à ébullition.
◊ Enfourner à + 180°C pendant 17 minutes à couvert.
◊ Égrainer le riz. Vérifier l’assaisonnement.
◊ Sauter les pavés de cabillaud en gardant une cuisson nacrée.
◊ Dresser sur assiettes chaudes : sauce vierge, pavé de cabillaud, riz pilaf. Finir avec 2 grosses câpres et 1 fleur de bourrache.
Accompagner d’un verre de vin blanc Chablis (avec modération).
◊ Confectionner un coulis de tomate épicé : monder, épépiner et concasser 500 grammes de tomates. Faire suer 50 grammes d’oignon nouveau à l’huile d’olive, ajouter les tomate, thym frais, 2 gousses d’ail hachées, sel et poivre. Cuire 25 minutes. Ajouter du basilic en fin de cuisson.
◊ Mixer la tomate et l’épicer avec 2 petits piments italiens. Vérifier l’assaisonnement. Réserver au chaud.
◊ Tailler finement à la mandoline 2 petites courgettes jaunes dans la longueur. Les mariner sel fin, poivre blanc, jus de citron et huile d’olive. Réserver au frais.
◊ Détailler 4 pavés de cabillaud. Les mettre au gros sel pendant 8 minutes. Laver et rincer à l’eau froide. Éponger soigneusement.
◊ Tailler en grosse brunoise 3 courgettes jaunes.
◊ Sauter vivement la brunoise de courgettes à l’huile d’olive (légumes croquants). Assaisonner.
◊ Snacker les pavés de cabillaud sur les deux faces (cuisson nacrée).
◊ Dresser sur assiettes chaudes : socle de courgettes sautées, pavés de cabillaud, coulis de tomate et courgettes marinées autour. Finir avec feuille de basilic et filet d’huile d’olive.
Accompagner d’un verre de vin blanc Chevergny Val de Loire (avec modération).
♦ La Veille : faire tremper 250 grammes de haricots cocos à l’eau froide (réserver au frais 12 heures).
♦ Le jour même :
♦ Piquer 1 petit oignon avec 2 clous de girofle. Éplucher 1 carotte jaune.
♦ Mettre les haricots cocos en cuisson : départ eau froide non salée, à frémissements : écumer et ajouter l’oignon et la carotte. saler en fin de cuisson.
♦ Tailler 2 dos de cabillaud de 180 grammes chacun. Les mettre au gros sel pendant 6 minutes. Rincer soigneusement et éponger. Mariner huile d’olive et réserver au frais.
♦Tremper 40 grammes de trompettes des morts. Les hacher grossièrement et les cuire.
♦ Monder 2 belles tomates. Épépiner et tailler en gros dés. Éplucher et hacher 1 gousse d’ail.
♦ Égoutter partiellement les haricots cocos. Récupérer la carotte jaune et la tailler en morceaux.
♦ Suer au beurre et huile d’olive 40 grammes d’échalote ciselée. Ajouter les trompettes de la mort, ajouter les dés de tomate et la carotte jaune.
♦ Ajouter les cocos et un peu de cuisson. Porter à ébullition. Vérifier l’assaisonnement.
♦ Tailler 100 grammes de jambon de Bayonne en julienne.
♦ Sauter les dos de cabillaud à l’huile d’olive (cuisson nacrée).
♦ Dresser en assiettes creuses chaudes : haricots cocos – julienne de jambon de Bayonne et ciboulette ciselée. Finir avec le cabillaud et un filet d’huile d’olive.
Déguster avec un verre de Gaillac blanc (avec modération).
Les anchois Cetara font partie de la tradition culinaire de Campanie , la colatura est produite dans le petit village côtier de Cetara en Côte Amalfitaine. Sa production bénéficie du Label de qualité italien « Prodotto agroalimentare tradizionale » .
La colatura di alici est une sauce de couleur ambre liquide transparente qui est produit par une maturation classique d’anchois dans une solution de sel et d’eau (très similaire du garum des romains).
Les anchois utilisés sont pêchés – selon la technique de senne coulissante (avec l’utilisation de lamparo) – exclusivement dans le golfe de Salerne durant une période allant du mois de mars jusqu’au 22 juillet. Durant cette période, en raison des conditions particulières des eaux du golfe et de la phase du cycle de vie des poissons, les anchois ont une faible teneur en matières grasses et sont particulièrement adaptés au processus de salage.
Les anchois, fraîchement pêchés sont étêtés et éviscérés, puis gardés 24 heures dans des récipients emplis de sel marin. Ensuite, ils sont rangés tête-bêche en alternant les couches de sel et d’anchois dans de petits fûts de chêne ou de châtaigniers, ditterzigno (un tiers du baril) et recouverts par un disque de bois (appelé tompagno) sur lequel sont posés des poids généralement des galets de plage. Sous l’effet de la pression et de la maturation des poissons, un liquide coule en superficie qui, dans le cas de préparation d’anchois salés est éliminé, tandis que dans la production de la colatura il en constitue l’élément de base.
Recueilli progressivement, le liquide est conservé dans de gros récipients de verre et soumis à un procédé naturel de conservation avec exposition à la lumière direct du soleil qui, par évaporation de l’eau en augmente la concentration. Après quatre ou cinq mois, généralement entre la fin d’octobre et le début de novembre, l’ensemble du liquide recueilli est à nouveau versé dans les fûts avec les anchois, et lentement coulé (d’où le terme colatura) entre les couches de poisson, de façon d’en recueillir le meilleur des caractéristiques organoleptiques. Il est enfin filtré à travers des toiles de lin, et prêt à la consommation pour le début de décembre.
La colature d’anchois est un condiment particulier qui peut être utilisé à la place du sel pour assaisonner les légumes frais ou bouillis (brocolis, pomme de terre, etc) et quelques plats de poissons. À Cetara, pour le dîner de Noël, il est d’usage d’en assaisonner les spaghetti ou les linguine : véritable tradition, elle rappelle chaque année aux cetaresi leur attachement à la mer.