Le Bigorneau.

Le nom,  bigorneau, vient du latin bicornis qui signifie « petite enclume ». Le coquillage a été baptisé ainsi en raison de sa forme lorsqu’il étire ses deux cornes. Elle  rappelle celle de la bigorne, une enclume à deux  cornes dont les orfèvres se servent pour marteler le métal.

Il existe 2 variétés de Bigorneaux :

  • – les français – petits, noirs et fondants en bouche,
  • – les portugais – de couleur gris foncé, plus gros.

La pêche se pratique à marée basse, à pieds, de septembre à décembre.

La pêche du bigorneau s’apparente plutôt à une cueillette.  Le coquillage vit en colonies importantes dans les secteurs rocheux recouverts de varech et sur les plages de galets et de pierres.
Pour le pêcher, il suffit de se baisser, de retourner les pierres ou de soulever les algues pour en trouver. Choisir les plus gros coquillages, les petits ayant peu d’intérêt.

Le bigorneau se nourrit d’algues et aime l’eau fraîche, il mesure entre 1 et 3 cm.

La pêche représente 30 000 tonnes par an entre Bretagne et Normandie. Le reste est importé d’Irlande.

Bien laver les bigorneaux à l’eau froide (voir les dégorger plusieurs heures). Pour la cuisson, les couvrir d’eau salée (30 grammes au litre) salinité de l’eau de mer. Ajouter selon votre goût : poivre, thym, laurier…. Mettre sur le feu et à ébullition éteindre le feu, couvrir et laisser 5 à 6 minutes ainsi. Egoutter et déguster tiède sur un bon pain beurré (1/2 sel de préférence).

Autres noms donnés au bigorneau : Bigorne, brelin, gajin, pilo noir, poulot, vignette, vignot, brigot, f’nis, falis, farin et même berlingot à Pleneuf et limas-doux à Quimperlé.

Anguille fumée de la Haute Vallée de la Somme.

L’anguille possède un cycle de vie étonnant :

En Picardie, elle se développe notamment dans les étangs le long du fleuve Somme surtout au printemps et en été. En hiver, elle se protège du froid dans la vase. Une dizaine d’années plus tard, elle cesse de se nourrir et traverse l’océan atlantique en direction de la mer des Sargasses au large des Antilles, où elle va se reproduire. Les nouvelles larves se laissent alors porter par les courants marins vers les côtes européennes, où devenues de petites civelles, elles colonisent à l’intérieur des terres.

En picard, l’anguille que l’on pêche entre Béthencourt et Bray-sur-Somme se dit “ cacheux ”. Neuf anguillères subsistent encore en vallée de la Haute-Somme.

Traditionnellement, l’anguille est fumée au feu de bois, ce qui lui donne son goût si savoureux.

L’anguille fumée est une tradition qui existe depuis des siècles en Somme. Une fois pêchée, l’anguille peut être fumée ou mangée fraîche : en matelote ou au vert le plus souvent. Elle peut aussi être fumée.

Pour la fumaison, on allume un feu, on suspend les anguilles dans le fumoir et l’on dépose de la sciure de hêtre sur les braises. Pourquoi la sciure de hêtre ? Parce que c’est celle qui donne le meilleur résultat au niveau du goût et de la coloration. La chair est légèrement grasse, moelleuse et subtilement salée. Elle fond dans la bouche.

Pour utiliser de l’anguille fumée, la tronçonner, ôter la peau, dégraisser légèrement si nécessaire.

Utilisations : assiette nordique de poissons fumée, canapés d’anguille fumée et raifort, soupes d’anguille fumée en croûte, salade d’anguille fumée pommes de terre et radis noir, pressé de foie gras et d’anguille fumée chantilly de raifort

La Cigale de mer.

La cigale de mer est un crustacé (décapode) proche du homard, de la langouste et de l’écrevisse.

Produit de la mer assez rare (500 kg  par an pour la France et une consommation nationale de 4 à 6 tonnes), la cigale de mer se vend chère chez les grossistes (60 à 70 € le kilo).

On distingue deux sortes de cigales de mer :

  • ◊ la petite cigale de mer ou cigalon (10 à 15 cm de longueur)
  • ◊ la grande cigale de mer (45 cm) capture et vente interdites depuis 1992.

La cigale de mer possède 2 palettes en avant de la tête pour  » fouiller  » le sable pour sa nourriture. Elle prend également la couleur des fonds de mer où elle vit.

C’est un crustacés à chair fine et au parfum subtil, elle se cuisine comme le homard ou la langouste, le plus souvent grillée ou en garniture de pâtes alimentaires.

Elle doit son nom français au  » bruit  » qu’elle émet et qui ressemble à celui de la cigale méridionale.

Autres noms : chambris (Marseille), macietta (Nice), tiané (Tahiti), slipper oi fiat lobster ou squillfish (Anglais).

La première photo montre de grandes cigales, par contre pour la dernière
Il s’agit de squilles, appelées zigali en Tunisie, glera en Algérie, et galeres à Marseille, ce sont les canocchie des vénitiens .
Les petites cigales ressemblent aux grandes, les squilles pas du tout, c’est un prédateur parfaitement surprenant, à la vitesse de frappe sans égale.
L’eau bout autour de ses pattes lorsqu’elle attaque…

L’Alose.

L’alose est un poisson migrateur de la famille des clupeidae. Elle vit en mer et remonte les fleuves au printemps pour pondre.

La grande alose ou alose vraie se pêche dans le Rhône, la Garonne, la Loire et l’Adour. Elle peut mesurer jusqu’à 60 cm. L’alose feinte ou alosa agone est un peu plus petite. Elle remonte peu les fleuves et se pêche surtout dans les estuaires et en mer. Une variété, fixée en eau douce, vit dans les lacs italiens. Elle est très appréciée des riverains.

Les aloses possèdent un corps fusiforme et argenté, une nageoire dorsale courte et une nageoire caudale échancrée. leur corps est orné de taches noires, un peu plus nombreuses pour l’alose feinte que pour l’alose vraie.

La phase de reproduction est appelée « bull » ce qui signifie bouillonnement, ébullition. Elle correspond à la venue en surface du mâle et de la femelle flanc contre flanc tournant en rond.

L’alose est en général commercialisée au printemps. Les écailles bien adhérentes, une chair ferme et élastique, un œil vif, clair et bombé sont des critères de fraîcheur.

L’alose à une chair fine, un peu grasse et s’altérant rapidement. Elle possède de nombreuses arêtes.

L’alose se mange grillée sur sarments de vigne à Bordeaux, dans le Gard et le Vaucluse elle est préparée à l’étouffée. A Nantes elle est cuisinée à l’oseille (mais aussi frite en darnes ou farcie entière).

L’alose peut être également apprêtée en soupes, pocher au court-bouillon ou braisée au four, en matelote (vin rouge ce qui permet de faire « fondre » les nombreuses arêtes).

L’Ail des Ours.

Plante à fleurs blanches des sous-bois frais et ombragés.

Lorsque l’on froisse les feuilles, il se dégage une odeur caractéristique et puissante d’ail, mais aussi une saveur délicate et une note légèrement sucrée agréable et piquante.

Utilisations des feuilles:

  • crues dans les salades,
  • dans les omelettes ou oeufs brouillés,
  • dans les soupes, potages,
  • hachées avec la viande (essayez avec l’agneau, le veau ou la volaille à chair blanche),
  • ou comme mon ami Didier en pesto ( mixées avec pignons de pin torréfiés, de l’huile d’olive de qualité, finir avec un peu de parmesan râpé au dernier moment, assaisonner à votre goût) pour accompagner les pâtes comme un pesto au basilic.

Blue Ocean (fleurs comestibles).

Blue Ocean est une fleur comestible et décorative qui provient de la même plante qui produit les feuilles Oyster Leaves (voir article).

Elles viennent des plages de l’Europe du Nord-Ouest.

La couleur de ces fleurs varie du rose au bleu lavande lorsqu’elles arrivent à maturité.

Elles ont une saveur légèrement sucrée en première instance puis iodée rappelant l’huître.

Elles conviennent parfaitement aux plats de poissons, fruits de mer et crustacés.

La Bourrache.

La Bourrache est une plante annuelle de la famille des Boraginacées, elle mesure de 15 à 60 cm de haut et est couverte de poils  blanchâtres raides voir piquants.

Elle est cultivée dans les jardins (semée début avril) et cohabite bien avec les fraises.

La bourrache contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques.

Les fleurs et les jeunes feuilles se consomment en général à l’état frais.

Les fleurs très décoratives (en étoiles bleues) servent à agrémenter les desserts et autres plats (poissons). Le goût des fleurs rappelle les huîtres et celui des feuilles le concombre.

Autres utilisations :

  • – en ajout aux salades, soupes (Allemagne), desserts, les fleurs parfument les boissons, on peut également les confire.

Ciboulette thai.

La ciboulette Thai est utilisée dans la cuisine asiatique. Ses feuilles fraîches sont ciselées crues pour agrémenter les crudités, les salades, elles  sont ajoutées en finition de préparations ou sauces.

Cuites elles entrent dans les omelettes, sauces. elles sont cuisinées comme les cives ou cébettes.

Entières avec les bulbes elles peuvent être juste cuites et accompagner des plats de cuisine plus modernes.

La Citronnelle.

La citronnelle est une plante cultivée pour ses tiges et ses feuilles aux qualités aromatiques au goût de citron.

Elle contient en effet du citronellol.

C’est une plante herbacée à longues feuilles dressées à bords coupants. Ses tiges sont creuses et bulbeuses à la base.

Les tiges fraîches sont utilisées ciselées pour aromatiser les marinades, salades, entrées, poissons. C’est un ingrédient de la cuisine traditionnelle du Sud-Est Asiatique (Thaïlande, Inde, Viêt Nam, Indonésie..).

On ne consomme que la partie la plus tendre de ce  » jonc aromatique  » soit 6 à 7 cm à partir de la base.

Au Maroc elle peut être utilisée pour parfumer le thé vert à la menthe. Ses feuilles (séchées) sont utilisées dans les cuisines Malaisienne, Chinoise et Indonésienne pour des marinades de viandes, poissons grillés, crustacés et mollusques.

Les barmans s’en servent pour élaborer et créer des cocktails modernes.

La citronnelle se marie avec le gingembre, la noix de coco, l’ail, le piment et l’échalote..

Autres noms utilisés : citronnelle de l’Inde, de Madagascar, de Java, herbe citron, verveine des Indes, jonc odorant.

La Coriandre.

La coriandre est une plante herbacée de la famille des Apiacés.

Les feuilles, fruits et racines sont utilisés en cuisine (en Asie, Amérique latine et dans la cuisine méditerranéenne).

Les feuilles ont une forme dentelée ( elles rappellent le cerfeuil). Le goût et frais et très particulier.

Les feuilles entrent dans la composition du curry vert.

Les fruits de la coriandre ressemblent à des graines. Ils sont utilisés séchés cornichons au vinaigre, légumes à la grecque…)

Les racines sont utilisées dans la cuisine asiatique (Thaïlande).