Victor BURTIN : Hôtel d’Europe et d’Angleterre à Macon (France).

Victor Burtin est né le 8 avril 1877 à Paray-le-Monial (Saône et Loire). A 14 ans il est apprenti chez Achille Poillot à l’Hôtel des Trois Pigeons où il passe 2 ans. Ensuite se sera  Paris avec différents restaurants.

On le retrouve en Allemagne, Hôtel Kaiserhof à Wiesbaden et au Savoy Hôtel de Berlin.

En 1900, il fait l’ouverture de l’Hôtel Régina à Paris, puis de l’Hôtel de Paris de Trouville, l’Elysée Palace…

Il repart à Berlin, Hôtel Bristol, restaurant du Reichstag. Il prend ensuite en charge jusqu’en 1914 les réceptions du Kaiser Guillaume II.

Après la guerre il est directeur de l’Hôtel de La Cloche à Dijon, puis en 1920 chef/propriétaire de l’Hôtel de la Poste à Saulieu (ou il forme Paul Mercier le futur chef de Fernand Point).

En 1926, il rachète un hôtel à Macon. Il le transforme en un formidable relais gastronomique, l’Hôtel d’Europe et d’Angleterre.

C’est donc normalement qu’il fait partie de la première promotion de 3 étoiles Michelin en 1933, le Guide Rouge lui les laissera jusqu’en 1937 soit pendant 5 ans.

Malgré le succès, Burtin se limite à 50 couverts par service.

Le 1er novembre 1939, à 59 ans, de retour du marché de la place aux herbes, il s’effondre dans la rue.

Son fils Henri qui l’avait rejoint en 1936 (il a fait ses classes chez Point) lui succède. Il dirigera l’Hôtel jusqu’à l’âge de 70 ans.

Spécialités : coq au vin, brochet à la crème, timbale de ris de veau, carré d’agneau rôti, filets de sole au Pouilly, buisson d’écrevisses, huîtres chaudes, épinards à la crème…

Eugénie BRAZIER et Gaston BRAZIER – La Mère Brazier (Lyon) France.

Eugénie Brazier est née le 12 juin 1895 dans l’Ain à Dompierre-sur-Veyle.

En 1921, à 26 ans, seule avec son fils Gaston (né en 1914), Eugénie Brazier ouvre un restaurant (de 15 places) au 12 rue Royale à Lyon.

Après des débuts difficiles, en 1925, Curnosky la place au premier rang de la gastronomie lyonnaise.

Le succès arrive, Hédouard Herriot (Maire de Lyon) y prend ses quartiers, le restaurant devient trop petit. Eugénie Brazier l’agrandit en ouvrant une 2ème salle, puis 2 salons au premier étage.

Avec le travail sa santé se détériore. En 1928 elle achète pour une bouchée de pain une baraque au Col de la Luère à 680 mètres d’altitude à 20 km de Lyon.

Ses clients la supplient de leur mijoter quelques plats. Après quelques travaux le restaurant du Col de La Luère va égaler celui de la rue Royale.

En 1932, le Guide Michelin note les 2 restaurants à 2 étoiles (le maximum à cette époque).

En 1933, pour la première promotion, La Mére Brazier obtient 2 fois 3 étoiles : rue Royale jusqu’un 1939 et au Col de la Luère jusqu’en 1938.

En 1946 elle s’installe définitivement au Col de La Luère (le restaurant a été reconstruit en pierres). Son fils Gaston Brazier reste quant à lui rue Royale. En 1951, au retour des 3 étoiles du Guide Michelin, la Mère Brazier retrouve les sommets jusqu’en 1959. Elle retrouve le sommet en 1963 jusqu’en 1967.

3 étoiles :

  • – rue Royale de 1933 à 1939
  • – Col de la Luère de 1933 à 1938 – de 1951 à 1959 – de 1963 à 1967.

soit 20 ans de 3 étoiles.

Spécialités : fonds d’artichauts au foie gras, quenelle en gratin, volaille de Bresse demi-deuil…

Ses principaux élèves : Paul Bocuse et Bernard Pacaud.

En 2001, une rue Eugénie Brazier a été inaugurée à Lyon (proche du restaurant).

En 2011, une place Eugénie Brazier a été inauguréé à Dompierre-sur-Veyle.

Jacotte Brazier, petite fille de la Mère, après avoir longtemps tenu le restaurant rue Royale, dirige maintenant l’Association des « Amis d’Eugénie Brazier » qui décerne chaque année prix littéraires aux auteures féminines et bourses aux jeunes cuisinières en formation sur la région lyonnaise.