La Grenade.

La grenade est le fruit du grenadier (punica granatum). C’est un fruit peu calorique mais riche en vitamines C et B, c’est également un excellent antioxydant.

La grenade est originaire d’Iran, elle a une forme ronde et fait partie de la famille des Lythracées. Sa peau ferme et brillante est de couleur rouge marron. A l’intérieur sont enfermées de petites graines roses et translucides à chair juteuse appelées arilles. La grenade a un diamètre de 10 cm environ, elle est divisée par de nombreuses parois qui contiennent environ 400 graines.

Les fruits du grenadier ne continuent pas à mûrir après la récolte, se sont des fruits non-climactériques.

Souvent considérée comme le fruit des Dieux, elle est perçue comme symbole de fertilité et de prospérité.

La grenade « fruit défendu du Paradis » est l’emblème de l’Arménie.

La fermentation donne le vin de grenade, équivalent aux vins de desserts sucrés. Dans la cuisine Arménienne les graines ou le jus sont utilisés avec les gibiers, viandes ou volailles. A utiliser aussi dans les salades, salades de fruits…..

Les Framboises.

La région Rhône-Alpes et la Corrèze sont les régions françaises les plus productrices de framboises.

La framboise est un fruit peu sucré (seulement 38 Kcal pour 100 gr).

C’est un fruit très fragile qui doit être manipulé avec beaucoup de précautions. Par contre, elle supporte assez bien la surgélation d’où ses nombreuses utilisations surgelées.

La framboise fait partie de la famille des ronces.

De couleur habituellement rouge, elle peut être également noir, jaune, orange, ambré ou blanc.

Elle est consommée nature (à la croque), avec de la crème, en tartes ou tartelettes, en entremets divers, en coulis, gelées, confitures, sorbets, desserts légers à l’assiette et bien sur en décoration.

La framboise est un fruit qui peut être vinifié (vin de framboises en Bourgogne et en Suisse). On trouve des vinaigres de framboises (fruits macérés) et des vinaigres à la framboise (framboises mélangées à du vinaigre).

Les Fraises de Nîmes (Indication Géographique Protégée).

L’obtention d’une I.G.P par les fraises de Nîmes a été publiée le 21 juin 2013 au Journal officiel de l’U.E.

La fraise de Nîmes est de variété Gariguette ou Ciflorette et se présente avec le pédoncule et le calice frais et verts.

La fraise de Nîmes est cultivée sur 28 communes du plateau de la Costière, dans le Gard. Les sols tout à fait particuliers de cette zone (pauvreté ou absence de calcaire, présence de galets), combinés à des conditions climatiques spécifiques (fraîcheur en hiver, printemps précoce et fort ensoleillement) et à une production sous abri favorisent la production des seules fraises françaises cultivées en pleine terre et disponibles sur les marchés début mars.

Ces caractéristiques leur donnent des qualités visuelles et gustatives appréciées.

Les « Fraises de Nîmes » se présentent sous la forme fraîche.

Le fruit est sain, non déformé, brillant et exempt de souillure, les fruits doivent respecter un taux de sucre minimum de : 7,0 % Brix et présenter une coloration minimale définie par un code couleur joint en annexe du cahier des charges.

Les fruits commercialisés sont lités (ordonnés) quel que soit le type de conditionnement utilisé (barquette, plateau), le calibre est homogène.


 

La Fraise Mara des bois.

La Fraise Mara des Bois est exceptionnelle par son parfum au goût de fraises des bois et sa productivité (1 kilo par pied).

De variété remontante, elle est présente sur les étals de mai aux premières gelées.

Elle a une couleur rouge pourpre, une chair ferme et une odeur persistante.

Elle se déguste nature, en tartes et tartelettes, en sorbets, glaces, confitures, desserts à l’assiette, sautée légèrement et déglacée au vinaigre…….

La Fraise Gariguette.

Les fraisiers actuellement cultivés appartiennent à une espèce apparue au 18ème siècle.

Fraises des bois

Avant l’on trouvait la fraise des bois.

La Gariguette

La Gariguette est une variété précoce, la plus vendue en France (20% de la production).

Citée en exemple comme une fraise qui a du goût, elle doit sa renommée à une femme: Georgette Risser (Centre INRA d’Avignon) qui créa cette nouveauté à la fin des années 70.

Depuis la Gariguette a été rejointe par d’autres variétés comme la Mara des Bois.

Consommation:

Entières (nature, à la crème, chantilly, au sucre, au vin rouge)

En tartes et tartelettes

En entremets (fraisiers)

En sorbets et glaces

En soupe (épicée, parfumée..)

En desserts à l’assiette….

A voir:

http://musee-fraise.net/

Figue longue noire de Caromb.

Le figuier est arrivé à Caromb via la Grèce et l’Italie.

La Figue longue noire de Caromb (petite ville du Vaucluse au Nord de Carpentras) se cueille en juillet puis en septembre.

Les autres noms de la figue longue noire de Caromb sont douqueira negra, perroquine.

La production est d’environ 50 tonnes par an (15 à Caromb et 20 à Sarrians).

Les premières sont longues 6 à 8 cm de longueur et 4 cm de largeur pour 70 grammes environ et violettes (couleur figue), les secondes sont plus modestes 3 à 3,5 cm de long sur 2 à 3 cm de large pour 40 grammes environ.

La Figue longue noire de Caromb se déguste fraîche mais aussi « cuisinée » avec foie gras, fruits de mer, poissons, viande blanche ou volaille. Elles se marie bien avec les fromages de chèvres ou de brebis.

En pâtisserie, on trouve des tartes, des biscuits, du pain de figue, des pâtes de fruits, du nougat à la figue, des berlingots, des confitures et des chutneys.

La fête de la figue de Caromb à lieu au mois de juillet (11 juillet 2010). A cette occasion, la Confrérie de la figue longue noire de Caromb est très active.

Ficodindia dell’Etna (DOP) Figue de Barbarie (AOP).

La figue de Barbarie  a été introduite en Sicile à la fin du XVII° siècle par les Espagnols. La plus utilisée est la figue de Barbarie provenant d’Amérique Tropicale, une plante capable de supporter de longues périodes de sécheresse et de se propager aisément dans les fentes des rochers.

C’est pour cette raison que la figue de Barbarie a été cultivée, car on s’en servait pour briser la lave des pentes fertiles du volcan, aujourd’hui elle caractérise le paysage du versant Nord.

La figue de Barbarie doit être consommée à l’état frais mais elle est également utilisée pour préparer des gâteaux (Mustazzola di ficudinnia), des conserves (DOP), la bavaroise de figue et même une liqueur (DOP).

La ficodindia dell’Etna bénéficie de l’AOP (DOP en Italien) depuis 2003. Sur les emballages doit apparaître l’Appellation « Ficodindia DOP » accompagnée de l’image du volcan Etna et de celle de deux pales portant quatre fruits.

La figue de Barbarie appartient à la famille des Cactacées « Opuntia ficus-indica« . Les espèces cultivées sur l’Etna sont :

  • – jaune dite « sulfarina » ou « nostrale« 
  • – rouge dite « sanguigna« 
  • – blanche dite « muscaredda » ou « sciannarina« .

La zone de production fait partie de la Province de Catane concernée par les effets des éruptions du volcan (150 à 750 mètres d’altitude). Elle appartient aux territoires des communes de : BronteAdranoBian CavillaSanta Maria di LicodiaRagalnaCamporotondoBelpasso et Paterno.

La Ficodindia dell’Etna est sur les marchés toute l’année.

La Figue de Barbarie.

La Figue de Barbarie ou poire cactus est un fruit unicolaire à nombreux grains dont le poids varie de 150 à 400 grammes.

Sa couleur est variable selon les variétés : jaunes, rouge, blanc. Sa forme change selon la maturité. Son nombre de grains et très élevé : 300 pour un fruit de 160 grammes.

Ce fruit est très populaire sur le pourtour méditerranéen (régions chaudes). En Italie (Sicile et Sardaigne) on l’appelle fico d’india.

Son goût est doux, différent d’après les couleurs, la figue de Barbarie se mange très fraîche, on peut en faire des jus ou des confitures.

La difficulté vient de la cueillette et de la découpe de la pelure (minuscules épines, très agressives et difficiles à enlever).

Il est de coutume de la manger avec du pain afin d’empêcher les grains de se rassembler (risques d’occlusion intestinale).

La Figue de Barbarie figure sur le drapeau du Mexique d’où elle est originaire.

Découpe de la Figue de Barbarie : voir photo suivante.

  • – couper les 2 extrémités,
  • – inciser la peau sur la longueur,
  • – tirer de chaque côté.

Clémentine sans pépins de Calabre (Clementine apireno di Calabria).

La Clémentine sans pépins de Calabre « Clementine apireno di Calabria » est un produit Italien (région de Calabre).

Sa couleur est orange foncé, son diamètre ne doit pas être inférieur à 16/18 mm, sa pulpe est juteuse et aromatique.

La Clémentine sans pépins de Calabre bénéficie d’une IGP.

Les fruits se distinguent des autres car ils sont tachetés et juteux avec un meilleur équilibre entre sucres et acides.

L’aire de production de ces clémentines comprend le territoire de la région de Calabre propre à la culture des clémentines ( une bonne partie des communes situées en bord de mer).

La méthode d’obtention doit respecter les techniques traditionnelles et respectueuses de l’environnement.

La Clémentine sans pépins de Calabre est commercialisée dans des emballages cachetés portant la mention « Clementine apireno di Calabria » suivie des termes Indication Géographique Protégée.

Citron de Menton – Nouvelle I.G.P française (décembre 2015).

Ça faisait longtemps que Menton militait pour. La Commission européenne vient d’approuver la demande d’enregistrement du « Citron de Menton » dans la liste des Indications Géographiques Protégées (I.G.P).

Le Citron de Menton est récolté dans cinq communes des Alpes-Maritimes (CastellarGorbioRoquebrune-Cap-Martin, Sainte-Agnès et Menton).

L’Indication Géographique Protégée permet de préserver des dénominations géographiques ainsi que de déterminer l’origine d’un produit, quand il tire une spécificité de cette origine.

Depuis l’apparition du citron dans l’agrumiculture locale dès 1341, à son essor aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à l’apparition des premiers textes législatifs réglementant le commerce du citron, le lien entre cet agrume et Menton n’a pas faibli au fil des siècles.

Le produit est cultivé sur des restanques situées entre mer et montagne, sur des sols caractéristiques appelés « grès de Menton ». La douceur du climat sous influence maritime et l’apparition de brumes lors de la saison chaude, limitent l’accumulation en sucres et favorisent le goût acidulé mais sans amertume du fruit.

Doté d’un calibre compris entre 53 et 90 mm, le « Citron de Menton » est aussi caractérisé par le parfum intense de son écorce, axé sur les arômes de citronnelle fraîche et de son jus à la saveur acidulée et sans amertume. Il est également reconnu pour sa couleur jaune clair à jaune verdâtre lorsqu’il est « primeur », jaune clair intense et lumineux à maturité optimale et jaune vif, presque fluorescent, en plein hiver.

Récolté à la main et en plusieurs passages, le « Citron de Menton » n’est pas ciré et ne subit aucun traitement chimique après la récolte.

Données chiffrées

– 150 à 200 tonnes de citrons selon les années
– Une vingtaine de producteurs