Bougras (Périgord).

Le Bougras est une soupe de légumes du Périgord, elle est préparée avec l’eau de cuisson du boudin traditionnellement à l’époque du carnaval.

Le Bougras comprend du chou vert frisé, l’eau des boudins pochés, des navets, des carottes, des poireaux, du céleri et des oignons, un bouquet garni et des pommes de terre en rondelles paisses. Avant la fin de la cuisson, une partie des légumes est égouttée et rissolée dans la graisse d’oie (ou saindoux), saupoudrée de farine et on ajoute une louche de bouillon (la fricassée).

La fricassée est versée dans la soupe et on finit la cuisson. La soupière est tapissée de tranches de pain de campagne rassis et on ajoute le bougras bouillant.

Bouillabaisse (Marseille).

La Bouillabaisse est un plat de poissons bouillis et aromatisés, il est typique de la cuisine provençale et en particulier de Marseille.

Le mot est masculin en provençal (bouiabaisso), c’est la contraction de deux verbes,  » bouillir  » et  » abaisser « . Ce qui signifie que la bouillabaisse, ce bouillon de soleil (Escudier), cette soupe d’or (Curnonsky) est davantage un mode de cuisson rapide qu’une recette, car il existe autant de vraies bouillabaisses que de manières d’associer les poissons entre eux.

La Bouillabaisse était à l’origine un plat de pêcheur, cuisiné sur la plage au retour de la pêche, dans un grand chaudron avec les poissons les moins dignes d’être proposés sur le marché (rascasse indispensable, poissons de roche, crustacés et coquillages). Outre l’huile d’olive qui parfume la préparation, les épices comprennent du poivre et du safran ainsi qu’un morceau d’écorce d’orange séchée.

On sert les poissons et le bouillon séparément, le bouillon est versé sur des tranches de pain séché. À Marseille , c’est un pain spécial appelé  » marette  » .

Bouilli.

Le terme Bouilli est une abréviation désignant un morceau de bœuf ayant servi à la préparation d’un pot-au-feu, d’un bouillon ou d’un consommé.

Le bouilli de desserte subit de nombreux apprêts. On le consomme soit froid en salade de bœuf, soit chaud en tranches réchauffées ou grillées, ou en gros dés rissolés ou mouillés de sauce relevée.

Haché, il s’apprête en boulettes, en cromesquis, en fritots, pour préparer des tomates farcies ou un hachis parmentier.

Bouillie.

La Bouillie est un aliment plus ou moins fluide, obtenu en faisant cuire une farine dans un liquide (eau, lait ou bouillon). La bouillie est l’un des modes d’alimentation les plus anciens.

Les Égyptiens se nourrissaient de bouillies de millet, d’orge et de blé. Les Grecs y mêlaient des olives et le repas quotidien des légionnaires romains était habituellement une bouillie de froment et d’épeautre accompagnée d’oignons, de poisson salé et de fromage. Les Germains et les Francs consommaient de la bouillie d‘avoine (porridge).

Dans les provinces françaises, le repas du soir se composait traditionnellement d’une bouillie de maïs ou de sarrasin. Aujourd’hui, il désigne surtout un aliment pour nourrisson ou jeune enfant.

Bouillinade ou Bullinada (Roussillon, Catalane).

La Bullinada est l’un des plats emblématiques du Pays Catalan ! Ce plat dels pescaires dels estanys (des pêcheurs des étangs) est traditionnellement préparé avec des anguilles ou des poissons au rebut. Comme il est quasi impossible de nos jours de se procurer des anguilles il est donc nécessaire de les remplacer par des poissons variés de roche et de pleine mer. (baudroie, merlan, grondin, rouget, vives…) et des fruits de mer (moules, coques, palourdes….) cuits dans une sauce blanche à base de pommes de terre, légèrement pimentée et safranée. C’est sa cuisson à gros bouillon qui révèle à ce plat son goût si particulier d’où sa dénomination bullinada !

Bouillon de noces (Cuisine Périgourdine).

Dans la cuisine périgourdine, le Bouillon de noces est un pot-au-feu des repas de fêtes.

Il est préparé traditionnellement avec quatre viandes – bœuf, jarret de veau, poule farcie et morceaux de dinde – cuites dans un bouillon avec les légumes du pot-au-feu auxquels sont ajouté des côtes de bettes.

Le bouillon est coloré avec un oignon roussi dans la graisse d’oie ou du saindoux.

Boule-de-neige.

La Boule-de-neige est une pâtisserie sphérique, masquée de crème chantilly. Elle est constituée d’abaisses de génoise détaillées en disques de diamètre décroissant et garnies de crème au beurre.

La boule-de-neige est aussi un entremets glacé (appareil à bombe) dans un moule «  à melon  » et enrobé de crème chantilly.

On donne également ce nom à un petit-four de la taille d’une bille, fait de deux petites meringues soudées avec de la crème, ou de pâte à baba sans raisins, fourrée de crème au kirsch et glacée au fondant blanc.

Bourdaloue (Paris).

Bourdaloue est le nom d’un entremets (tarte) créé par un pâtissier de la Belle Époque, installé rue Bourdaloue à Paris.

La tarte bourdaloue est composée de demi-poires (williams) pochées et noyées dans une crème d’amande ou frangipane vanillée.

L’apprêt bourdaloue est fait de semoule ou de riz à entremets et sert à accommoder des fruits pochés (abricots, ananas, pêches.). La bombe bourdaloue est parfumée à l’anisette.

Bourdelot (Normandie).

Le Bourdelot est un entremets normand, il est fait d’une pomme ou d’une poire (pelée ou non, mais évidée), placée sur une abaisse carrée de pâte brisée ou feuilletée et enveloppée.

Le trou au centre du fruit est rempli de sucre, on ajoute un peu de calvados et une noisette de beurre. Les angles de la pâte sont repliés et soudés. Le bourdelot est doré et cuit au four. Il se mange chaud ou froid.