Bettelman (Alsace).

Le Bettelman est un entremets alsacien dont le nom signifie mendiant. Il se prépare avec des petits pains au lait rassis. La croûte est râpée pour faire de la chapelure; la mie, trempée dans du lait vanillé est écrasée et mélangée avec du sucre, des jaunes d’œuf, de l’orange confite en dés, des cerises noires dénoyautées, du kirsch, de la cannelle et des blancs d’œuf en neige.

L’appareil est versé dans un moule (porcelaine) beurré, poudré de chapelure, on ajoute quelques noisettes de beurre. Le bettelman est cuit à four chaud. Il se déguste tiède ou froid.

Saumate (Lyon).

La saumate c’est comme « un fin ragoût de cochon surmonté de côtelettes à l’oignon, cervelas fumés, saucissons fumants, couennes grasses, grattons de saindoux fondu, et andouillettes, caparaçonnées de moutarde fine. » Autrement dit, il ne s’agit ni plus ni moins qu’un concentré des cochonnailles lyonnaises.

Le patron du Petit bouchon chez Georges le revisite avec tête, pieds et queues de porc, paquets de couenne, saucisson à cuire, une grosse andouillette à la moutarde, côtes à l’oignon et jarret de veau. Pour l’écrivain culinaire Yves Rouèche, « la saumate » est une véritable carte postale de la gastronomie lyonnaise à elle seule » . 

Beursaudes (Bourgogne).

Les Beursaudes sont un genre de grattons ou tranches de lard frites servis avec une soupe.

  • Prendre 2 kg de poitrine de porc assez maigre. Les détailler en dés assez gros qu’il faut faire rissoler dans du saindoux très chaud; les retirer après quelques minutes et les mettre, égouttés, dans une cocotte; puis les mouiller avec de l’eau; ajouter thym, laurier, ail, oignon, persil.
  • Cuire à four modéré trois heures, la cocotte couverte.
  • Après la cuisson, égoutter les morceaux de porc et les conserver dans des pots de grès hermétiquement fermés. Il suffit de les réchauffer dans la poêle avec du saindoux, lorsque l’on veut utiliser les « beursaudes« .

Billy by (Paris).

Le Billy by est un potage aux moules dont la création est attribuée au chef Barthe (restaurant Maxim’s) à l’intention d’un habitué nommé Billy.

Le Billy by (bilibi) est réalisé de moules cuites au vin blanc avec oignons, persil, céleri et fumet de poisson, il est servi lié à la crème fraîche, chaud ou glacé avec moules à part et paillettes au parmesan.

Selon d’autres sources, le potage aurait été créé en Normandie à l’époque du débarquement à l’occasion d’un dîner d’adieu offert à un officier américain prénommé Bill, d’où l’appellation Billy, bye bye devenue Billy By.

Biscuit de Reims (Marne).

Les biscuits de Reims sont de petits biscuits rectangulaires légers et croquants généreusement saupoudrés de sucre.

Le biscuit de Reims a été créé à la fin du XVIIIème siècle par les boulangers désireux d’utiliser la chaleur descendante de leur four après la cuisson des pains.

À l’origine les biscuits étaient blancs, plus les biscuiteries le tintèrent de carmin et de les parfumer à la vanille.

Le Biscuit de Reims a été créé pour accompagner la dégustation du champagne autrefois très sucré. La coutume veut qu’on trempe le biscuit dans le champagne, ou du vin rouge des coteaux champenois (tel le Bouzy), pour le ramollir.

Biscuit de Savoie.

Le Biscuit de Savoie est un gâteau très léger (forte proportion de blancs d’œuf en neige).

Il aurait été réalisé pour la première fois par le maître queux d’Amédée VI de Savoie vers 1348. La recette est conservée de génération en génération, et la petite ville d’Yenne (près du lac du Bourget) s’est faite la gardienne de cette spécialité.