Arlequin.

L’ Arlequin, dans le parler populaire du XIXème siècle est un assortiment de restes de plats récupérés auprès des restaurants et des grandes maisons, puis parés et revendus à bas prix sur certains marchés ou dans des gargotes. Les revendeurs étaient qualifiés de bijoutiers, par allusion à la façon dont ils soignaient la présentation de ces débris disparates, bigarrés comme le manteau d’ Arlequin.

Aspic.

Le mot Aspic désigne un mode de dressage de préparations cuites puis refroidies (volaille, viande, foie gras, crustacés, poisson, légumes ou fruits) prises dans une gelée, moulées et décorées.

Le terme aspic vient du latin aspis (serpent lové), on l’a donné à certains moules de cuisine à spirales. De nos jours les aspics sont dressés dans des moules unis, soit cannelés ou historiés. La gelée varie selon la nature de l’élément principal et est parfumée avec du porto, du madère, du xérès ou du marsala.

Attereau (Brochette).

L’ Attereau est une préparation faite de différents éléments crus et cuits, embrochés sur une brochette, trempés dans une sauce réduire, panés à l’anglaise et souvent frits. La brochette utilisée pour la cuisson porte également le nom attereau, elle est faite de bois ou de métal et elle peut être remplacée par un hâtelet pour une plus belle présentation.

L’élément principal est le plus souvent constitué d’abats en morceaux ou escalopés mais on en fait aussi avec des fruits de mer, des légumes.

Les ingrédients complémentaires (champignons, jambon, langue, ris) sont variables de même que l’enrobage de sauce.

Attereau (Bourgogne).

En Bourgogne, c’est un hachis de foie et de gorge de porc enrobé d’une crépine.

Les attereaux, en forme de grosses boulettes, sont cuits au four, rangés côte à côte dans un plat en terre et dégustés froids.

Cette préparation charcutière ancestrale, assez voisine des attriaux savoyards, est en partie tombée dans l’oubli de nos jours. Le mot attereau dériverait de “hasteur” : celui qui surveille l’haste, qui tourne la broche, et donc, par extension, les morceaux de viandes embrochés après cuisson sur ces piques ou hastes… Comment cette préparation est-elle devenue celle que nous connaissons : foie, gras, herbes rissolés à feu doux, puis mijotés dans un bon vin rouge de pays (ou du vin blanc à défaut), avant d’être façonnés en boules ?