Cacou (Bourgogne, Paray-le-Monial).

Le Cacou est une préparation proche du clafoutis, c’est une spécialité de Paray-le-Monial en Bourgogne. Il est préparé avec des cerises noires non dénoyautées (petites et amères).

On le définit comme un mets délicieux à l’image de la simplicité des tables parodiennes, que l’on aime partager en toute convivialité avec ses hôtes. Ce gâteau du printemps est d’ailleurs répertorié dans l’inventaire du patrimoine culinaire français, en région Bourgogne. Il existe également une liqueur de cacou.

En 1972 a été créée la Confrérie des Francs-Cacous, défenseurs de l’art culinaire parodien et de la tradition du « bien manger ». Chaque année, lors du deuxième week-end après la Pentecôte, la confrérie se rassemble et défile dans les rues de la ville.

Caviar (Russie, Iran, Aquitaine).

Le Caviar est une préparation faite d’œufs d’esturgeon salés et soumis à une maturation. Le mot vient de l’italien caviale.

La tradition du caviar, tel que nous l’a connaissons aujourd’hui, est Russe. Elle fut introduite en France dans les années 1920, dans le sillage des princes en exil, puis à l’occasion de l’Exposition universelle de 1925, où les frères Petrossian firent découvrir les produits qui n’étaient connus jusque-là que de quelques français. Charles Ritz lança définitivement le caviar en l’inscrivant à la carte du restaurant de son hôtel.

L’esturgeon vit en mer, mais il remonte dans les estuaires des grands fleuves de Russie et d’Asie à l’époque du frai. 98% du caviar produit dans le monde provient de la mer Caspienne.

De nos jours on fait du caviar en Aquitaine.

Les œufs d’esturgeon, une fois extraits du ventre des femelles (10% du poids) sont lavés, criblés, mis en saumure, puis égouttés et conditionnés en boîtes de fer. On distingue le caviar en grains et le caviar pressé.

Le caviar en grains existe en 3 variétés :

  • Beluga – gros grains gris plus ou moins foncé,
  • Osciètre – grains plus petits jaune doré à brun ,
  • Sevruga – petits esturgeons, œufs plus petits, gris clair à gris foncé.

Il existe un caviar blanc, très rare, provenant d’esturgeon albinos (c’est surtout une curiosité).

Caillebotte (Poitou – Anjou).

La Caillebotte est un lait caillé servi froid avec de la crème fraîche et du sucre en Poitou et en Anjou. Le mot vient de cailler et de botter (mettre à coaguler sur une claie de jonc), il désigne aussi un fromage frais au lait de vache (en Aunis et Saintonge) ou de lait de chèvre (Saintonge et Poitou).

Lorsque la caillebotte est mise à égoutter dans des vanneries de jonc tressé, elle prend le nom de jonchée. La préparation traditionnelle des caillebottes poitevines nécessite une pincée de chardonnette (fleur d’artichaut sauvage) qui sert à faire cailler le lait.

Caillette (Ardèche).

La Caillette est une crépinette à base de hachis de porc et de verdure. Elle est cuite au four et dégustée froide ou réchauffée.

L’Ardèche en revendique la paternité, mais on en prépare dans tout le Sud-Est. Selon les régions ou les villages, l’assaisonnement et les ingrédients complémentaires peuvent variés ; caillettes triscatines aux truffes de Pierrelatte, aux épinards de Soyans, aux légumes verts de Chabeuil, au foie de porc et aux bettes de Valence, au foie de porc à la pugétoise de Puget-Théniers.

D’autre part on mentionne les caillettes de Cornouailles (avec sauce à la moutarde et purée de pommes de terre).

Cake (France – États-Unis – Angleterre).

Le mot Cake signifie gâteau en anglais, en français il désigne une pâtisserie bien définie. En forme de parallélépipède, le cake est réalisé de pâte poussée, il est généralement garni de fruits confits et de raisins secs. Il est cuit dans un moule à cake chemisé de papier sulfurisé.

En Grande-Bretagne et aux États-Unis, le mot cake précédé d’un qualificatif ou d’un nom de ville s’applique à des pâtisseries du genre biscuit ou pudding ; ce sont des spécialités régionales  » Dundee cake, Eccles cake, des gâteaux de fêtes wedding cake, christmas cake, birthday cake, des préparations familiales traditionnelles sponge cake, almond cake (amandes), plum cake (prunes), chocolate cake, pound cake (quatre-quarts) ou de petits biscuits (oatcakes à l’avoine), shortcakes, etc.

Calisson (Aix-en-Provence).

Le Calisson est une friandise provençale de la forme d’une navette. Les calissons sont la spécialité d’Aix-en-Provence, leur origine est très ancienne. Au XVIIème siècle, ils étaient distribués aux fidèles au cours d’une cérémonie religieuse en souvenir de la peste de 1630. Ils devinrent ensuite une tradition lors des fêtes de Pâques.

Le mot provençal calissoun ou canissoun vient du latin roseau.

Les Calissons sont faits d’un mélange de 40% d’amandes émondées et de 60% de fruits confits (melon et un peu d’orange) additionné de sirop et d’eau de fleur d’oranger. Le mélange est posé sur un fond de pain azyme et il est recouvert de glace royale.

Cameline.

La Cameline, dans la cuisine médiévale est un condiment froid pour pâtés, rôtis ou poissons. Il était fait de pain grillé trempé dans du vin, égoutté, pressé et pilé avec des épices (gingembre, cannelle, girofle, poivre et muscade), puis dilué dans du vinaigre. Passé à l’étamine, il était conservé en pots. C’était donc une sauce prête à l’emploi.

Une variante, destinée aux poissons frits était appelée aulx camelins (pain, cannelle et gousses d’ail, pilé avec du vinaigre et le foie du poisson.

Cannelés Bordelais (Bordeaux – Aquitaine).

Le Cannelé Bordelais est un petit gâteau fait de farine, d’œufs, de sucre, de lait, de rhum. Il est cuit traditionnellement dans les moules à cannelés. Il offre un contraste entre le croustillant extérieur et le moelleux de sa pâte parfumée rhum et vanille.

Le cannelé dans ses origines aurait été un gâteau confectionné sur le port de Bordeaux en récoltant la farine restante que l’on trouvait dans les cales des navires marchands .

Puis en 1519, les Sœurs Annonciades en firent leur spécialité, mais la révolution les chassa de leur couvent avec le Cannelé .

Après la révolution, le Cannelé fut repris par bon nombre de pâtisseries bordelaises, et fut par vague tantôt à la mode, tantôt presque oublié . La clientèle essentiellement issue de la bourgeoisie jusqu’au début du siècle s’est peu à peu diversifiée, mais le cannelé garde toutefois un caractère noble dans toutes les pâtisseries de Bordeaux .