Brioche Nanterre (Île-de-France).

La brioche Nanterre est de forme rectangulaire, sans tête. Le pâton est divisé en huit ou dix parts égales, alignées en deux rangs, serrées au fond d’un moule beurré. Les boules, dorées à l’œuf, se souderont en levant et durant la cuisson au four.

Cette brioche pourrait tirer son origine dès l’an 451. L’archidiacre d’Auxerre apporta des eulogies —des petits pains bénits — à Geneviève. Fut alors prise la coutume de distribuer aux chanoines de l’abbaye de Sainte-Geneviève à Nanterre des petits gâteaux avec l’empreinte de l’image de la sainte.

Brouet.

Mauvais ragoût, soupe grossière et légère, telle est la signification péjorative de cette nourriture nationale des spartiates.

Le brouet noir était une sorte de ragoût liquide, fait de graisse, de viande, de sang et de vinaigre.

Le mot brouet était couramment utilisé en cuisine au Moyen-Âge où il ne comportait aucune nuance péjorative : il désignait aussi bien une soupe (d’huîtres, de poissons) qu’une daube (de gélines) ou une sauce (brouet blanc aux amandes, aux œufs et à la viande pilée).

Broulaï (Créole).

Le Broulaï est un ragoût de poisson ou de bœuf de la cuisine créole, il est agrémenté de manioc (tubercule) doux ou de pommes de terre. On fait dorer les légumes à l’huile, puis on les retire et on ajoute des morceaux de poissons à chair ferme, avec de la purée de tomates, de l’oignon et du piment. Après mouillement à l’eau et à ébullition, on rajoute les légumes avec du laurier.

Lorsque les poissons et les légumes sont cuits, le tout est sorti et l’on cuit du riz dans le bouillon. Le tout est servi ensemble.

Bûches de Noël.

La Bûche de Noël est un gâteau en forme de bûche, elle est généralement préparée pour les fêtes de Noël. Elle est faite d’une abaisse de génoise, biscuit roulé ou biscuit cuillère fourrée et roulée de crème pâtissière ou mousseline. Elle est pour finir enrobée de crème au beurre appliquée à la poche à douille cannelée, le décor se compose de meringues en forme de champignon, de sujets (en pâte d’amande).

De nombreux parfums peuvent être utilisés (chocolat, vanille, praliné, café, pistache..).

Il existe également des bûches glacées, des bûches modernes (montage en gouttière).

Bugnes (Lyonnais).

Les Bugnes sont de gros beignets lyonnais traditionnellement dégustés les jours de fête (mardi gras). Au Moyen-Âge, les frituriers vendaient des bugnes en plein air d’Arles à Dijon, elles sont devenues typique de Lyon.

À l’origine la pâte à bugnes était faite de farine, d’eau, de levure et de fleur d’oranger. Avec l’autorisation de faire gras jusqu’au mercredi saint, elle s’est enrichie de lait, beurre et œufs.

Découpées à la roulette en bande que l’on noue, les bugnes sont meilleures chaudes que froides.

Cabassol (Albi).

Le Cabassol est dans la région d’Albi un ragoût de têtes de brebis au vin blanc.

À Réquista (Aveyron) on déguste, le jour du Mardi gras, une tête de mouton longuement mijotée, dont la langue, la cervelle, les joues et les oreilles constituent les morceaux de choix. À Lodève (Hérault), le cabassol est un ragoût de pieds, de fraises et de têtes d’agneau, cuits avec du jambon et du jarret de veau dégustés avec une vinaigrette et les cervelles réduits en purée. Dans le Rouergue, le cabassol est un simple bouillon à l’agneau.