Brayaude (Auvergne).

Brayaude est une expression régionale évoquant les Brayauds (Auvergnats), dont les ancêtres gaulois étaient vêtus de braies.

L’omelette brayaude est accommodée de jambon d’Auvergne, de pommes de terre, crème et fromage. Le nom s’applique également à une soupe.

Mais c’est le gigot brayaude qui est le plus connu : piqué de gousses d’ail, il est longuement braisé avec vin blanc, pommes de terre confites dans le jus au cour de la cuisson.

Bréjaude (Limousin).

La Bréjaude, dans le Limousin est une soupe au chou réalisée avec un morceau de lard frais avec couenne.

Le lard est incisé puis mis à bouillir 1 heure pour séparer la couenne du lard et l’écraser (bréjer en patois limousin) avec du gros sel, la couenne est raclée et le tout est remis dans la marmite avec du chou, des poireaux, des raves et des pommes de terre et cuit. Le bouillon de la bréjaude est servi en assiettes creuses garnies de tranches de pain rassis. Une fois le liquide absorbé (la cuillère doit tenir debout), on ajoute les légumes et la couenne raclée (bréjou).

Brésolles.

Les Brésolles sont un apprêt de viande de la cuisine ancienne composé d’une farce au maigre de jambon, d’oignons, de ciboule, de champignons, d’ail, assaisonné de sel et poivre, parfumé à la muscade et mouillé d’un filet d’huile d’olive. La farce est mise en casserole en terre beurrée et on ajoute de fines tranches de veau, de bœuf ou de mouton et on alterne viande et farce. Cuit au four et à couvert les brésolles sont démoulés et servis nappés d’une sauce au madère avec des marrons braisés.

Brestois (Bretagne).

Le Brestois est un gâteau consistant de bonne conservation, c’est une spécialité de la ville de Brest. Il est réalisé de pâte à génoise à laquelle sont ajoutées des amandes mondées et pilées, de l’essence de citron et de la liqueur d’orange. La pâte est versée dans des petits moules à brioche et cuits au four jusqu’à couleur blonde. Démoulés et refroidis sur grille, ils sont enveloppés dans du papier aluminium pour les conserver plusieurs jours.

En pièce plus grande (moule à manqué), il est coupé et fourré de marmelade d’abricots, puis abricoté et le tour masqué d’amandes effilées grillées.

Breton gâteau (Paris).

Le Breton est une sorte de pièce montée, créée à Paris vers 1850 par le chef Dubusc (Maison Seugnot rue du Bac).

Il est fait de biscuits aux amandes de plusieurs tailles, glacés de fondants diversement colorés et décorés, les biscuits sont superposés en pyramide, il servait surtout de décor pour les buffets et tables d’apparat.

Le gâteau breton est aussi un biscuit rond et épais, riche en beurre demi-sel et en jaunes d’œuf dont la surface est dorée à l’œuf et rayée en croisillons. Il se moule en petits gâteaux individuels ronds ou en forme de navettes.

Bretzel (Alsace, Allemagne).

Le Bretzel est un biscuit croquant alsacien, destiné à accompagner la bière. En forme de nœud non serré, il est réalisé de pâte pochée (farine, eau, beurre, levure de boulanger) dans de l’eau bouillante additionnée de bicarbonate de sodium, poudrée de gros sel et de grains de cumin et cuit (durci) au four.

Les anciennes origines de cette pâtisserie sont liées au culte solaire, il semble qu’elle ait d’abord eu la forme d’un anneau encerclant une croix.

Brioche de Saint Genix sur Gueirs (Savoie).

La Brioche de Saint Genix ( ou gâteau de Saint Genix) est une brioche fine ronde à laquelle on ajoute des pralines rouges. C’est la spécialité de Saint-Genix-sur Gueirs. Les brioches sont cuites dans des moules ronds en bois de tilleul, appelés localement des « coppets ».

Le pâtissier Pierre Labully, dont le magasin existe toujours sur la place de l’église de Saint-Genix-sur-Guiers, est à l’origine du gâteau de Saint-Genix vers 1880. Il lui a alors donné son nom : le gâteau Labully.