Le Vin chaud.

Le vin chaud est une boisson alcoolisée aromatique, à base de vin rouge, de sucre et d’aromates. Il est servit brûlant en général en hiver comme le grog, le punch ou le bichof.

Le vin chaud est apprécié dans les pays de montagne, en Alsace, en Allemagne et en Scandinavie.

Son élaboration consiste à chauffer lentement du vin (de Bordeaux ou Bourgogne) avec des zestes d’agrumes, du sucre et des épices (clou de girofle, bâton de cannelle, macis, etc.) puis à le porter à ébullition.

Pour encore mieux développer l’arôme des épices on laisse la préparation infuser quelques heures. Lorsque le degré du vin le permet on peut faire flamber les vapeurs qui s’en dégagent.

Absinthe.

L’ Absinthe est une plante aromatique contenant un alcaloïde connu depuis l’Antiquité pour ses vertus toniques et fébrifuges.

C’est pour sa forte saveur anisée que l’absinthe servit à faire des boissons (vin d’absinthe au Moyen-Âge).

C’est un médecin qui inventa une liqueur verte (60 à 70 degrés) à partir de l’absinthe, d’anis, de fenouil et d’hysope. Il vendit la recette à H.L. Pernot qui la commercialisa en 1797.

La muse verte comme la nommaient les poètes devint populaire à la fin du 19ème siècle. Cette boisson était un véritable stupéfiant ayant des conséquences pour le système nerveux. Sa fabrication et sa vente furent interdits par la loi du 16 mars 1915.

L’ absinthe se servait habituellement en la versant sur un sucre placé sur une cuillère plate percée reposant sur les bords du verre. Depuis sa disparition de nombreux succédanés anisés sont apparus.

Anisette.

Les liqueurs de fabrication industrielle appelées anisettes ou anis ont un goût plus ou moins prononcé selon les grains utilisés (badiane ou anis).

Ces liqueurs sont très appréciées dans les pays méditerranéens.

En France, on connait l’anisette de Bordeaux (Marie Brizard), ainsi que les anis incolores ou teintés (plus ou moins de réglisse), que l’on consomme étendus d’eau, parfois avec un trait de sirop de grenadine (tomate) ou de menthe (perroquet) pour les adoucir.

Buvette.

Sous l’ Ancien Régime, petit comptoir établi dans l’enceinte des palais de justice, où juges et avocats pouvaient se rafraîchir et se restaurer légèrement entre les audiences.

Le mot a conservé ce sens dans le cas de la « buvette de l’ Assemblée Nationale« . De nos jours, la buvette est un petit débit de boissons installé dans une gare, un théatre ou un jardin public.

Dans une station thermale, la buvette désigne l’endroit où l’on va boire les eaux.

Aiguière.

Une Aiguière est un vase allongé, muni d’un pied, d’un bec et d’une anse. jadis destiné au service de l’eau à table, plutôt pour le lavage des mains au début et à la fin des repas que pour la boisson.

L’ Aiguière est en général accompagnée d’un plateau ou bassin, qui reçoit l’eau versée sur les mains.

Pièce d’orfèvrerie jusqu’au XVIIIème siècle, elle peut aussi être en étain, en faïence ou en pierre dure.

Alkermès (Italie).

L’ Alkermès est un digestif ( alcool éthylique, sucre)ancien d’origine italienne, à base de cannelle, de clous de girofle, de cardamome, de vanille, d’eau de rose et de fleurs d’oranger, coloré en rouge vif avec de la cochenille. Son nom vient de l’arabe al qimitz (cochenille du chêne vert).

Il fut inventé à Florence par les moines de Santa Maria Novella. Sa vertue principale est de favoriser la digestion.

Les italiens s’en servent dans de nombreux aliments ; c’est un ingrédient de la zuppa inglese, elle entre dans la composition de la mortadelle de Prato, des pesces dolci et dans le zuccotto.

Aguardiente (Espagne, Argentine, Chili).

L’ Aguardiente est une eau-de-vie des pays de langue espagnole. Elle est faite de moût ou de marc dans les régions où l’on cultive la vigne (Argentine et Chili). L’ Aguerdiente peut également provenir de mélasses de canne à sucre distillées (en Amérique Centrale), elle est parfois aromatisée à l’anis.

Bichof (Rhénanie).

Le Bichof est une boisson ancienne préparée avec du vin, des agrumes et des épices, que l’on servait chaude ou glacée.

Dans son Dictionnaire de de cuisine, Alexandre Dumas précise que cette boisson se nommait  » liqueur d’évêque  » (Bichof en allemand) quand on la faisait avec du bordeaux (couleur violacée), «  liqueur de cardinal  » quand on utilisait du vin du Rhin et  » liqueur de pape  » quand elle était préparée avec du Tokay blanc.

Originaire de Rhénanie, elle pénétra en France par l’Alsace, où l’on apprécie les vins chauds aromatisés. Le Bichof classique (bichof à l’anglaise) se faisait avec du sirop de sucre additionné de zestes d’orange et de citron, de cannelle et de clous de girofle, sur lequel on versait du bordeaux chauffé.

Le Bichof aujourd’hui oublié, a été remplacé par la sangria et les cocktails aux fruits.

Alcoolat.

Un Alcoolat est un produit de la distillation (dans un alambic à repasse) d’une macération d’éléments aromatiques (graines, fleurs, fruits, tiges, noyaux, écorces) dans de l’alcool.

Les distillats, incolores et parfumés, sont très employés dans la fabrication des liqueurs.