Le Rhum.

Le Rhum est une eau-de-vie qui provient de la fermentation alcoolique et de la distillation soit du jus (vesou) ou du sirop de canne à sucre (pour le rhum agricole et le rhum de sirop), soit de mélasses résultant de la fabrication du sucre de canne (pour le rhum de sucrerie).

La canne à sucre fut introduite au début du XVIème siècle sur l’île d’hispaniola (Haïti): en 1635, elle fit son apparition à la Martinique, aux Antilles.

Le Père du Tertre ouvrit vers 1690 plusieurs distilleries, puis le Père Labat s’établit sur place et développa l’industrie rhumière.

La consommation de rhum augmenta si rapidement que son exportation vers la France fut bientôt interdite par un édit royal, afin de ne pas concurrencer les eaux-de-vie de vin.

Tequila (Mexique).

La Tequila, ce spiritueux mexicain qui séduit les amateurs de cocktails et de mixologie. Plus qu’une boisson, elle incarne l’authenticité et l’art de vivre à la mexicaine

Les Aztèques préparaient une boisson qui s’avère être l’ancêtre de celle que nous connaissons aujourd’hui. Cette préparation provenait de sève d’agave bleue fermentée, qui a ensuite été distillée pour la première fois par les conquistadors espagnols au cours du 17ème siècle, afin de créer notre Tequila actuelle.

Ce spiritueux est élaboré maintenant exclusivement à partir de l’agave bleu (Agave tequilana Weber). L’agave bleu met 7 à 10 ans à maturer. Les « jimadores » récoltent à la main les cœurs (« piñas »), cuits pour transformer l’amidon en sucres fermentescibles. Cette étape artisanale est essentielle pour la qualité du spiritueux.

Cet alcool fait partie de la famille des spiritueux distillés. Il est obtenu par fermentation puis double distillation du jus extrait du cœur de l’agave bleu. Pour porter son nom, il doit contenir au moins 51 % de sucre issu de l’agave, mais les meilleures références affichent la mention « 100 % agave », gage de pureté et d’intensité aromatique.

Ce spiritueux bénéficie d’une appellation d’origine protégée (AOC) depuis 1974. Seules cinq régions du Mexique (Etat de Jalisco et quelques municipalités des États de Nayarit, Michoacán, Guanajuato et Tamaulipas) sont autorisées à le produire. La mention « Hecho en México » et le label CRT (Consejo Regulador del Tequila) sont des gages de confiance.

Ce spiritueux mexicain affiche généralement un taux d’alcool de 35 à 40 %, parfois plus pour certaines cuvées premium. Il se déguste généralement pur, en shot avec le rituel sel et citron, mais également en cocktail. Pur, il révèle toute sa richesse aromatique, surtout dans les versions premium. En cocktail, il exprime toute sa polyvalence.

  • Non vieillie ou vieillie moins de 2 mois en cuves inox ou fûts neutres.
  • Goût pur d’agave, souvent utilisé pour les cocktails (comme la Margarita).
  • Vieillie entre 2 mois et 1 an en fût de chêne.
  • Arômes boisés, plus ronds et doux que la Blanco.
  • Vieillie entre 1 et 3 ans en fût de chêne.
  • Plus foncée, riche en arômes (vanille, caramel, épices).
  • Vieillie plus de 3 ans.
  • Très complexe, souvent comparée à un vieux cognac ou whisky.
  • Fabriquée uniquement avec du sucre provenant de l’agave bleu.
  • Plus de qualité, souvent notée sur l’étiquette.
  • Contient au moins 51% d’agave bleu, le reste étant d’autres sucres (canne, maïs).
  • Moins chère, souvent utilisée en cocktails bas de gamme.

Amphore.

Une Amphore est un vase pansu à deux anses : le terme grec signifie  » qui se porte des deux côtés « , se terminant souvent en pointe, que l’on utilisait dans l’Antiquité pour transporter et stocker les produits alimentaires, solides ou liquides, notamment l’huile et le vin.

Alambic.

Un Almabic est un appareil servant à distiller l’alcool. Le mot vient de l’arabe al inbiq  » vase à distiller « . L’alambic traditionnel, en cuivre, se compose d’une chaudière (cucurbite) dans laquelle est chauffé le mélange à distiller, d’un chapiteau où se concentrent les vapeurs, et d’un col de cygne conduisant les vapeurs vers le serpentin ; ce dernier est plongé dans un bain réfrigérant, où les vapeurs se condensent.

Ce type d’alambic, dit  » charentais « ,  » discontinu  » ou  » à repasse  » (car l’alcool y passe deux fois), sert à la distillation de la plupart des grandes eaux-de-vie, mais on utilise également des alambics à distillation continue (pour l’armagnac, par exemple) et des alambics à deux colonnes, qui évitent la repasse, pour les fabrications industrielles.

Genièvre (eau-de-vie).

Le Genièvre est une eau-de-vie très aromatique, il est surtout consommé dans le Nord (genièvre français, genever et schiedam hollandais, pêquet belge). Aux Pays-Bas, cette eau-de-vie élaborée avec de l’orge, du seigle et du maïs, distillée avec des aromates (anis, cumin, coriandre, genièvre), titre de 38 à 43% Vol.

Le gin anglais et certains schnaps et aquavits sont également additionnés de baies de genièvre au cours de leur élaboration.Celle-ci aromatisent aussi certaines bières scandinaves.

Maury (Vin Doux Naturel).

Le Maury (AOC le 6 août 1936) est un vin doux naturel (VDN), issu pour au moins 50% de grenache noir et souvent vinifié par longues macérations, qui, en vieillissant, exhale des arômes de cacao, de café et de fruits cuits. Il existe également un Maury rouge en vin tranquille sec.

Le Maury est produit sur les communes de Maury, Saint-Paul-de-Fenouillet, Rasiguères et Tautavel (nord-ouest de Perpignan) dans le département des Pyrénées-Orientales (Occitanie).

Le maury rouge est obtenu par mutage sur grain en cours de fermentation. Les vins blancs par mutage sur moût (sur jus). Les vins sont obtenus à partir de moûts présentant une richesse naturelle minimale en sucres de 252 grammes par litre. Le mutage est réalisé par apport d’alcool neutre vinique titrant au minimum 96 % vol., dans la limite, évaluée en alcool pur, de 5 % minimum et 10 % maximum du volume du moût mis en œuvre. L’opération de mutage est effectuée avant le 31 décembre de l’année de la récolte.

Cabaret.

Un cabaret est un modeste débit de boissons qui, autrefois servait essentiellement du vin. Le mot désigne de nos jours plus généralement un établissement où l’on consomme en assistant à un spectacle.

La distinction entre  » taverne  » et  » cabaret  » fut précise jusqu’au XVIIème siècle. Le second innova en vendant du vin «  à l’assiette  » et non pas «  au pot « , c’est à dire en le servant sur une table à laquelle le consommateur pouvait s’asseoir et éventuellement manger quelque chose.

Au XVIème siècle, le poète Ronsard était un visiteur assidu du Sabot (faubourg Saint-Marcel). Plus tard les écrivains Racine, La Fontaine et Boileau se réunissaient fréquemment à L’ Épée de bois et au Mouton blanc (rue de la Verrerie).

Le cabaret devint alors un lieu de rendez-vous à la mode, surtout fréquenté par les écrivains et les artistes, rôle qu’assumeront plus tard les cafés, puis les restaurants et les brasseries.

Au XIXème siècle, les cabarets de basse catégorie attiraient encore les romantiques. Certains étaient alors de vrais bouges.

Trou Normand.

Le Trou Normand est un usage de la table consistant à boire un petit verre d’eau-de-vie (calvados, d’où son nom, mais aussi cognac, kirsch ou eau-de-vie de fruit) au mileu d’un repas copieux, afin d’exercer une action  » digestive  » et de stimuler l’appétit avant les autres plats.

Aujourd’hui, il s’agit souvent d’un sorbet aux fruits, arrosé d’une eau-de-vie lui convenant : orange et cognac, ananas et kirsch, poire et eau-de-vie de poire, citron et vodka..

Verveine du Velay.

La Verveine du Velay est une liqueur d’Auvergne élaborée en 1853 à partir de trentetrois plantes macérées vingt jours dans de l’eau-de-vie de vin qui est alors redistillée. L’alcool est ensuite vieilli huit mois en fût de chêne avant d’être édulcoré avec du sucre et du miel.

La Verveine verte titre 50% et la Verveine jaune 40%. Elles se dégustent pures sur glaçon ou en cocktail.