Cake (France – États-Unis – Angleterre).

Le mot Cake signifie gâteau en anglais, en français il désigne une pâtisserie bien définie. En forme de parallélépipède, le cake est réalisé de pâte poussée, il est généralement garni de fruits confits et de raisins secs. Il est cuit dans un moule à cake chemisé de papier sulfurisé.

En Grande-Bretagne et aux États-Unis, le mot cake précédé d’un qualificatif ou d’un nom de ville s’applique à des pâtisseries du genre biscuit ou pudding ; ce sont des spécialités régionales  » Dundee cake, Eccles cake, des gâteaux de fêtes wedding cake, christmas cake, birthday cake, des préparations familiales traditionnelles sponge cake, almond cake (amandes), plum cake (prunes), chocolate cake, pound cake (quatre-quarts) ou de petits biscuits (oatcakes à l’avoine), shortcakes, etc.

Clafoutis aux mirabelles de Nancy et amandes.

Recette pour 1 clafoutis de 28 cm de Ø :

  • Beurrer un moule à génoise de 28 cm de Ø. Réserver au frais.
  • Laver et équeuter 850 grammes de petites mirabelles. Réserver au frais.
  • Mélanger 200 grammes de farine, 140 grammes de sucre, 7 grammes de levure chimique et 50 grammes d’amandes en poudre.
  • Ajouter 250 grammes de lait, 250 grammes de crème épaisse, 1 gousse de vanille grattée et 4 œufs entiers. Mélanger et chinoiser si nécessaire.
  • Mettre les mirabelles non dénoyautées dans le moule, couler l’appareil à clafoutis.
  • Enfourner à + 170°C pendant 45 minutes environ.
  • Refroidir et démouler.

Calisson (Aix-en-Provence).

Le Calisson est une friandise provençale de la forme d’une navette. Les calissons sont la spécialité d’Aix-en-Provence, leur origine est très ancienne. Au XVIIème siècle, ils étaient distribués aux fidèles au cours d’une cérémonie religieuse en souvenir de la peste de 1630. Ils devinrent ensuite une tradition lors des fêtes de Pâques.

Le mot provençal calissoun ou canissoun vient du latin roseau.

Les Calissons sont faits d’un mélange de 40% d’amandes émondées et de 60% de fruits confits (melon et un peu d’orange) additionné de sirop et d’eau de fleur d’oranger. Le mélange est posé sur un fond de pain azyme et il est recouvert de glace royale.

Morue sautée Lyonnaise.

Recette pour 4 personnes :

  • Dessaler à l’eau froide 800 grammes de morue pendant 12 heures (changer l’eau plusieurs fois selon le sel).
  • Éplucher et laver 1,2 kg de pommes de terre à chair ferme.
  • Pocher la morue départ à froid (ne pas faire bouillir). Égoutter et effeuiller (ôter arêtes et petites peaux). Réserver au frais.
  • Émincer les pommes de terre à 2/3 millimètres, les rincer et égoutter.
  • Faire sauter à cru les pommes de terre à l’huile (petite coloration).
  • Sauter la morue avec 1 gros oignon (Roscoff) et 4 gousses d’ail.
  • Ajouter la morue aux pommes de terre et finir les cuissons. Vérifier l’assaisonnement (attention au sel). Ajouter du persil plat ciselé grossièrement.

Cameline.

La Cameline, dans la cuisine médiévale est un condiment froid pour pâtés, rôtis ou poissons. Il était fait de pain grillé trempé dans du vin, égoutté, pressé et pilé avec des épices (gingembre, cannelle, girofle, poivre et muscade), puis dilué dans du vinaigre. Passé à l’étamine, il était conservé en pots. C’était donc une sauce prête à l’emploi.

Une variante, destinée aux poissons frits était appelée aulx camelins (pain, cannelle et gousses d’ail, pilé avec du vinaigre et le foie du poisson.

Cannelés Bordelais (Bordeaux – Aquitaine).

Le Cannelé Bordelais est un petit gâteau fait de farine, d’œufs, de sucre, de lait, de rhum. Il est cuit traditionnellement dans les moules à cannelés. Il offre un contraste entre le croustillant extérieur et le moelleux de sa pâte parfumée rhum et vanille.

Le cannelé dans ses origines aurait été un gâteau confectionné sur le port de Bordeaux en récoltant la farine restante que l’on trouvait dans les cales des navires marchands .

Puis en 1519, les Sœurs Annonciades en firent leur spécialité, mais la révolution les chassa de leur couvent avec le Cannelé .

Après la révolution, le Cannelé fut repris par bon nombre de pâtisseries bordelaises, et fut par vague tantôt à la mode, tantôt presque oublié . La clientèle essentiellement issue de la bourgeoisie jusqu’au début du siècle s’est peu à peu diversifiée, mais le cannelé garde toutefois un caractère noble dans toutes les pâtisseries de Bordeaux .

Chaleuth (Juif, Israël).

Le Chaleuth est un entremets sucré de la cuisine juive, il est fait d’un mélange de mie de pain, de pommes émincées, d’œufs et de sucre, agrémenté de rhum, de raisins secs et de cannelle. Il est cuit au four en cocotte huilée et servi tiède.

On le prépare également le Chaleuth en faisant cuire des pommes en tranches avec du sucre et de la cannelle, toujours en cocotte mais entre deux abaisses de pâte.

Le Chaleuth se consomme essentiellement du vendredi soir au samedi soir (pendant le shabbat, le pain ne doit être coupé et il est facile à rompre).

Canole (Haute-Vienne).

La Canole est un petit gâteau sec et doré, c’est la spécialité de Rochechouart en Haute-Vienne dont la création remonte à 137 pendant la guerre de Cent Ans.

Les habitants de la ville assiégée par les troupes anglaises furent délivrés par Du Guesclin et pillèrent le camp ennemi ; ils y trouvèrent du froment et des œufs avec lesquels ils préparèrent ces petits gâteaux auxquels ils donnèrent par dérision le nom du capitaine des troupes anglaises – Sir Robert Canolles (ou Knolles).